Capital décès CNAS en Algérie : qui y a droit, montant et démarches
- Dzaïr Zoom / 2 jours
- 30 août 2026

Lorsqu’un assuré social décède en Algérie, sa famille peut avoir droit à un capital décès versé par la CNAS. Cette somme n’est ni une pension mensuelle, ni une avance sur héritage : il s’agit d’une prestation de sécurité sociale versée en une seule fois aux ayants droit qui remplissent les conditions prévues par le régime.
Pour un salarié décédé en activité, la règle de calcul est particulièrement importante : le capital correspond à 12 fois le salaire mensuel soumis à cotisations le plus favorable perçu durant l’année précédant le décès. Il ne peut pas être inférieur à 12 fois le Salaire national minimum garanti. Depuis le 1er janvier 2026, le SNMG est fixé à 24 000 DA par mois ; le plancher correspondant est donc de 288 000 DA.
L’essentiel : le capital décès CNAS est versé au conjoint, aux enfants à charge et aux ascendants à charge reconnus comme ayants droit. En présence de plusieurs bénéficiaires admissibles, la CNAS indique qu’il est partagé à parts égales. La demande ne doit pas être confondue avec une frédha ou une pension de réversion, et elle ne doit pas être laissée de côté : la CNAS précise qu’elle ne peut plus être réclamée au-delà de quatre ans à compter du décès.
Les règles et montants mentionnés dans ce guide ont été vérifiés le 30 août 2026 à partir des informations de la CNAS, de la législation algérienne relative aux assurances sociales et du décret présidentiel ayant relevé le SNMG à 24 000 DA. Les agences peuvent demander des justificatifs complémentaires selon la situation familiale ou le statut du défunt.
Sommaire
- Ce que couvre exactement le capital décès CNAS
- Qui peut être bénéficiaire ?
- Quelles conditions doivent être remplies ?
- Comment calculer le montant ?
- Comment le capital est-il partagé ?
- Quel dossier préparer ?
- Comment organiser la démarche ?
- Que faire lorsqu’un ayant droit vit à l’étranger ?
- Décès lié au travail : quelles différences ?
- Les erreurs qui font perdre du temps ou de l’argent
- Checklist pratique
- Questions fréquentes
Capital décès CNAS : ce que cette prestation couvre exactement
L’assurance décès du régime algérien des travailleurs salariés a pour objet d’apporter un soutien financier immédiat aux personnes qui étaient juridiquement reconnues comme ayants droit de l’assuré. Le mécanisme est prévu par la loi n° 83-11 relative aux assurances sociales, modifiée notamment par l’ordonnance n° 96-17 du 6 juillet 1996.
Il faut retenir trois caractéristiques :
- le capital est une somme forfaitaire versée en une seule fois ;
- il est calculé selon le statut du défunt et ses revenus ou sa pension ;
- il est attribué aux ayants droit au sens de la sécurité sociale, et non selon les seules règles de succession.
Ce dernier point est fondamental. Après un décès, une famille peut devoir traiter simultanément plusieurs dossiers qui n’obéissent pas aux mêmes règles : capital décès, pension de réversion, compte bancaire, biens immobiliers, dettes, assurance privée ou succession.
Par exemple, la pension de réversion CNR en Algérie est un droit périodique calculé selon des pourcentages de la pension du défunt. Le capital décès CNAS est au contraire une somme unique. Les deux dossiers ne doivent donc pas être mélangés.
Capital décès, héritage et assurance-vie : trois mécanismes différents
| Mécanisme | Logique | Paiement | Qui détermine les bénéficiaires ? |
|---|---|---|---|
| Capital décès CNAS | Sécurité sociale | Une seule fois | Règles des ayants droit CNAS |
| Pension de réversion | Retraite ou invalidité | Périodique | Règles du régime concerné |
| Succession | Transmission du patrimoine | Partage des biens et avoirs | Droit successoral et frédha |
| Assurance-vie ou décès privée | Contrat | Selon les garanties | Clause bénéficiaire et contrat |
Un même décès peut donc ouvrir plusieurs droits indépendants. Il faut les inventorier au lieu de choisir un seul dossier et d’abandonner les autres.
Qui a droit au capital décès CNAS ?
La page officielle de la CNAS identifie trois grandes catégories de bénéficiaires :
- le conjoint ;
- les enfants à charge ;
- les ascendants à charge.
La notion d’« ayant droit » n’est cependant pas synonyme de « membre de la famille ». La loi n° 83-11 renvoie à des conditions de charge, d’âge, d’études, d’apprentissage, de ressources ou d’incapacité selon la personne concernée.
Les enfants à charge ne se limitent pas toujours aux mineurs
L’article 67 de la loi, dans sa rédaction issue de l’ordonnance de 1996, comprend notamment les enfants de moins de 18 ans et prévoit plusieurs prolongations de la qualité d’ayant droit. Sont notamment visés, sous conditions, certains apprentis de moins de 25 ans, les étudiants de moins de 21 ans, certaines personnes de sexe féminin à charge sans revenu et les enfants qui, en raison d’une infirmité ou d’une maladie chronique, sont dans l’impossibilité permanente d’exercer une activité rémunérée.
Il ne faut donc pas éliminer automatiquement un enfant du dossier parce qu’il a dépassé 18 ans. À l’inverse, un enfant majeur n’est pas automatiquement ayant droit : il faut vérifier sa situation exacte.
Les ascendants doivent être à charge
La législation vise les ascendants à charge de l’assuré ou de son conjoint lorsque leurs ressources personnelles ne dépassent pas le seuil prévu par la réglementation. Un père ou une mère n’est donc pas bénéficiaire uniquement en raison du lien de parenté.
Règle pratique : ne construisez pas la liste des bénéficiaires à partir de la seule frédha. Demandez à la CNAS de confirmer la qualité d’ayant droit de chaque personne susceptible d’être concernée.
Quelles conditions ouvrent droit au capital décès ?
Si le défunt était salarié en activité
La CNAS indique que l’assuré devait avoir travaillé au moins 15 jours durant les trois mois précédant le décès. Le texte légal modifié en 1996 précise l’alternative de 15 jours ou 100 heures durant les trois mois précédant la date du décès.
Cette condition explique pourquoi il est utile de récupérer rapidement l’attestation de travail et de salaire. En cas de carrière interrompue, d’employeurs multiples, d’arrêt maladie, de chômage ou de période atypique avant le décès, ne concluez pas vous-même que le droit est perdu : faites vérifier l’ouverture des droits sur le dossier réel de l’assuré.
Si le défunt était retraité, invalide ou titulaire d’une rente
La loi prévoit également un capital décès au profit des ayants droit de certains titulaires de prestations : pension d’invalidité, pension de retraite, retraite anticipée ou rente d’accident du travail correspondant à un taux d’incapacité d’au moins 50 %.
Dans cette situation, le calcul n’est plus fondé sur un salaire mensuel d’activité : il repose sur la pension ou la rente du défunt.
Si le défunt était travailleur non salarié
Le présent guide concerne la CNAS, c’est-à-dire le régime des travailleurs salariés. Un travailleur indépendant ou non salarié relève d’un autre régime, notamment de la CASNOS selon sa situation. Les règles de calcul et le dossier ne doivent donc pas être transposés automatiquement.
Quel est le montant du capital décès CNAS en 2026 ?
Pour un salarié en activité : 12 fois le meilleur salaire mensuel cotisé
Depuis l’ordonnance n° 96-17, le montant du capital décès est fixé à 12 fois le salaire mensuel le plus favorable perçu durant l’année précédant le décès et ayant servi d’assiette aux cotisations.
Il ne s’agit donc pas nécessairement :
- du dernier salaire versé ;
- du salaire net reçu sur le compte bancaire ;
- du salaire de base figurant seul sur la fiche de paie ;
- d’une moyenne arbitraire des douze derniers mois.
Le bon repère est le salaire mensuel soumis à cotisations le plus favorable durant l’année précédant le décès.
Le plancher 2026 : 288 000 DA pour un salarié
La loi précise que le capital d’un salarié ne peut être inférieur à 12 fois le SNMG. Le décret présidentiel n° 26-01 du 7 janvier 2026 a fixé le SNMG à 24 000 DA par mois avec effet au 1er janvier 2026.
Le calcul du plancher est donc :
24 000 DA × 12 = 288 000 DA.
Ce chiffre est un plancher légal dérivé du SNMG actuel, et non le montant standard de tous les dossiers. Si le meilleur salaire mensuel cotisé du défunt était supérieur à 24 000 DA, le capital sera supérieur à 288 000 DA.
Exemples de calcul pour un salarié
| Meilleur salaire mensuel soumis à cotisations | 12 fois ce salaire | Capital de référence |
|---|---|---|
| 20 000 DA | 240 000 DA | 288 000 DA, en raison du plancher 2026 |
| 35 000 DA | 420 000 DA | 420 000 DA |
| 60 000 DA | 720 000 DA | 720 000 DA |
| 100 000 DA | 1 200 000 DA | 1 200 000 DA |
Ces exemples illustrent uniquement la formule. Le montant opposable reste celui liquidé par la CNAS à partir des salaires réellement déclarés.
Pour un pensionné ou un titulaire de rente
La CNAS et le CLEISS indiquent que le capital correspond à 12 fois le montant mensuel de la pension ou de la rente pour les catégories concernées.
La documentation grand public résume également un minimum lié à 75 % du SNMG. Le texte légal renvoie, lui, au minimum prévu pour la pension d’invalidité. Comme les formulations publiques ne présentent pas toutes ce plancher de la même manière — notamment sur son expression mensuelle ou annuelle — il serait imprudent de transformer mécaniquement « 75 % du SNMG » en un capital forfaitaire universel.
Pour un dossier de retraité ou de rentier : utilisez 12 fois la pension mensuelle comme première estimation, mais faites confirmer par la CNAS le plancher réglementaire réellement appliqué au dossier avant de retenir un montant définitif.
Comment le capital décès est-il partagé entre les ayants droit ?
La règle CNAS est simple mais souvent confondue avec le droit successoral : en présence de plusieurs bénéficiaires admissibles, le capital décès est partagé à parts égales entre eux.
Exemple : si le capital liquidé est de 720 000 DA et que quatre personnes sont reconnues comme ayants droit au capital, une répartition égale correspondrait à 180 000 DA par bénéficiaire.
Cette logique est différente de celle d’une succession. Une frédha peut prévoir des quotes-parts successorales différentes selon les héritiers ; cela ne signifie pas que ces mêmes proportions doivent être appliquées au capital décès CNAS.
Pour les comptes, biens et avoirs du défunt, consultez plutôt notre guide sur le compte bancaire d’un défunt en Algérie. La CNAS traite un droit social ; la banque et le notaire traitent d’autres actifs.
La frédha est-elle obligatoire pour demander le capital CNAS ?
La liste publique actuelle de la CNAS ne présente pas la frédha comme une pièce universellement exigée « dans tous les cas ». Elle demande notamment une déclaration sur l’honneur sur l’existence des autres ayants droit et des justificatifs de la qualité d’ayant droit.
Il ne faut toutefois pas en déduire qu’une agence ne demandera jamais de document successoral ou complémentaire dans une famille complexe. En cas de mariage multiple, d’état civil incomplet, de bénéficiaire décédé, de filiation litigieuse ou de famille dispersée, faites confirmer la liste par l’agence qui instruit le dossier.
Quel dossier préparer pour demander le capital décès CNAS ?
La page officielle de la CNAS mentionne notamment les pièces suivantes :
- une demande de capital décès ;
- une déclaration sur l’honneur attestant qu’il n’existe pas d’autre ayant droit que ceux indiqués dans la demande ;
- un extrait de l’acte de décès ;
- une fiche familiale d’état civil ;
- la carte CHIFA ou la carte d’immatriculation de l’assuré ;
- une attestation de travail et de salaire couvrant la période demandée pour un assuré actif ;
- un document justifiant la qualité d’ayant droit.
Pour un pensionné ou un rentier, le dossier doit logiquement permettre d’identifier la prestation et son montant. Une ancienne brochure CNAS mentionne notamment une attestation précisant le montant annuel de la pension ou de la rente pour les assurés inactifs. Vérifiez la pièce aujourd’hui exigée par l’agence avant le dépôt.
Préparez un dossier par logique, pas une pile de photocopies
Une bonne préparation consiste à classer les justificatifs en quatre blocs :
- Décès : acte de décès et état civil.
- Assuré : numéro de sécurité sociale, CHIFA, activité, salaire, pension ou rente.
- Ayants droit : identité, lien familial, charge, études, incapacité ou ressources lorsque cela est nécessaire.
- Paiement : coordonnées du bénéficiaire et mode accepté par la CNAS.
Cette organisation permet de détecter immédiatement ce qui manque. Elle évite aussi de confondre les pièces de succession avec celles de sécurité sociale.
Comment faire la demande de capital décès ?
1. Identifier le régime du défunt
Commencez par déterminer si le défunt était salarié CNAS, retraité, invalide, titulaire d’une rente AT/MP ou travailleur non salarié. Cette étape évite d’envoyer le dossier à la mauvaise caisse.
2. Reconstituer la situation des trois mois avant le décès
Pour un assuré actif, rassemblez les éléments permettant de vérifier la condition de 15 jours ou 100 heures de travail dans les trois mois précédents et les salaires soumis à cotisations durant l’année antérieure.
3. Identifier tous les ayants droit possibles
Ne déposez pas un dossier en omettant volontairement un bénéficiaire potentiel. La déclaration sur l’honneur demandée par la CNAS vise précisément l’existence des autres ayants droit.
4. Faire confirmer les pièces au centre de paiement ou à l’agence
La CNAS dispose d’agences de wilaya et de structures de paiement. La liste publiée en ligne constitue une base sérieuse, mais un dossier complexe peut nécessiter des documents supplémentaires.
5. Déposer sans attendre
La CNAS indique expressément que le capital décès ne peut plus être réclamé après quatre ans à compter de la date du décès. Il ne faut donc pas attendre la fin d’une succession immobilière ou bancaire pour s’intéresser au dossier social.
6. Conserver la preuve du dépôt
Gardez une copie de la demande, des pièces transmises, de tout récépissé et de toute correspondance. Si un document est réclamé plusieurs mois plus tard, vous pourrez reconstituer facilement l’historique.
Un ayant droit vivant en France, au Canada ou ailleurs peut-il demander le capital ?
La résidence à l’étranger crée surtout une difficulté pratique : état civil, preuve de la qualité d’ayant droit, représentation éventuelle et paiement.
La page publique CNAS indique que le capital peut être réglé par chèque bancaire ou virement CCP/bancaire. Elle ne précise toutefois pas qu’un virement direct sur n’importe quel compte bancaire étranger est garanti. Il ne faut donc pas envoyer un RIB français, canadien ou belge en supposant qu’il sera accepté.
Avant le dépôt, demandez au service CNAS compétent :
- quel compte peut recevoir le paiement ;
- si la présence personnelle du bénéficiaire est nécessaire ;
- quelles formalités s’appliquent aux actes établis à l’étranger ;
- si un mandat ou une représentation est admis et sous quelle forme ;
- comment la caisse souhaite recevoir les coordonnées bancaires.
Les services consulaires algériens indiquent par ailleurs que leurs services sociaux peuvent intervenir dans la préservation de certains droits sociaux liés au décès, notamment capital décès et pensions. Cela peut constituer un point d’orientation pour une famille à l’étranger, mais le consulat ne remplace pas la décision de la CNAS.
Ne mélangez pas capital décès et transfert de succession
Lorsqu’une famille vit à l’étranger, elle ouvre souvent une frédha pour les biens du défunt. Cette démarche est utile pour la succession, mais elle ne doit pas retarder les droits sociaux. Notre guide sur la frédha en Algérie depuis la France ou le Canada explique le rôle exact de cet acte.
Et si le décès est lié à un accident du travail ou une maladie professionnelle ?
Ce cas doit être identifié immédiatement. La CNAS indique qu’en cas d’accident du travail mortel, les ayants droit peuvent bénéficier :
- d’un capital décès ;
- de rentes d’ayants droit.
Le régime des accidents du travail et maladies professionnelles possède donc une logique supplémentaire par rapport au décès ordinaire. Le CLEISS précise par ailleurs que l’allocation décès servie au titre d’un accident du travail n’est pas cumulable avec l’allocation décès des assurances sociales.
La bonne démarche consiste donc à faire qualifier correctement le décès et à examiner les rentes de survivants, plutôt qu’à réclamer deux fois un capital sous deux intitulés différents.
Si le décès est intervenu pendant ou à cause du travail : signalez-le dès le premier contact avec la CNAS et demandez quels droits AT/MP doivent être ouverts en plus du dossier de décès.
Les erreurs fréquentes à éviter
Attendre la fin de la succession
Le capital décès est un droit social autonome. Une succession peut durer plusieurs années alors que le délai CNAS de quatre ans continue de courir.
Utiliser les parts de la frédha pour répartir le capital
La CNAS annonce une répartition à parts égales entre les bénéficiaires admissibles. Les quotes-parts successorales répondent à une autre logique.
Calculer le capital sur le salaire net
Pour un salarié, la référence est le salaire mensuel soumis à cotisations le plus favorable de l’année précédant le décès.
Oublier le nouveau SNMG de 2026
Depuis le 1er janvier 2026, le SNMG est de 24 000 DA. Pour un salarié, le minimum de 12 SNMG représente donc 288 000 DA.
Écarter automatiquement un enfant majeur
Plusieurs situations permettent de conserver la qualité d’enfant à charge au-delà de 18 ans. Il faut examiner études, apprentissage, absence de revenu ou incapacité selon les règles applicables.
Supposer qu’un héritier est forcément un ayant droit CNAS
Les deux notions peuvent se recouper sans être identiques. La CNAS applique les conditions de sécurité sociale.
Supposer qu’un compte étranger sera accepté
La documentation publique ne garantit pas le versement direct sur tout compte hors d’Algérie. Faites confirmer le canal de paiement avant de transmettre les coordonnées bancaires.
Checklist avant de déposer votre dossier
- Identifier le statut du défunt au jour du décès.
- Retrouver son numéro de sécurité sociale et sa carte CHIFA.
- Obtenir l’acte de décès et la fiche familiale.
- Récupérer l’attestation de travail et de salaire si le défunt était actif.
- Identifier le meilleur salaire mensuel soumis à cotisations de l’année précédente.
- Vérifier la condition des 15 jours ou 100 heures dans les trois mois précédant le décès.
- Établir la liste de tous les ayants droit potentiels.
- Préparer les justificatifs propres aux enfants ou ascendants à charge.
- Faire confirmer la liste des pièces par la CNAS pour les cas atypiques.
- Vérifier le mode de paiement accepté.
- Déposer la demande bien avant l’expiration du délai de quatre ans.
- Conserver une copie complète et la preuve du dépôt.
Questions fréquentes sur le capital décès CNAS
Quel est le montant minimum du capital décès CNAS pour un salarié en 2026 ?
Le minimum légal est de 12 fois le SNMG. Avec un SNMG fixé à 24 000 DA depuis le 1er janvier 2026, cela donne 288 000 DA.
Le capital décès est-il toujours de 288 000 DA ?
Non. 288 000 DA est le plancher pour un salarié. Si le meilleur salaire mensuel soumis à cotisations durant l’année précédant le décès est supérieur à 24 000 DA, le capital est calculé sur ce salaire supérieur.
Quel salaire utilise la CNAS pour le calcul ?
La loi vise le salaire mensuel le plus favorable perçu durant l’année précédant le décès et ayant servi d’assiette aux cotisations.
Qui reçoit le capital décès ?
La CNAS cite le conjoint, les enfants à charge et les ascendants à charge. La qualité d’ayant droit doit être établie selon les règles de sécurité sociale.
Le capital est-il partagé comme l’héritage ?
Non. En présence de plusieurs ayants droit bénéficiaires, la CNAS prévoit une répartition à parts égales. Les parts successorales de la frédha concernent la succession.
Faut-il obligatoirement une frédha ?
La liste publique actuelle de la CNAS ne mentionne pas la frédha parmi les pièces exigées dans tous les cas. Des justificatifs supplémentaires peuvent toutefois être demandés dans un dossier familial complexe.
Quel est le délai pour réclamer le capital décès ?
La CNAS indique un délai maximal de quatre ans à compter de la date du décès.
Un retraité ouvre-t-il aussi droit à un capital décès ?
Oui, la législation couvre notamment les ayants droit de titulaires d’une pension de retraite, d’invalidité, de retraite anticipée et de certaines rentes d’accident du travail. Le calcul diffère de celui d’un salarié actif.
Un enfant de plus de 18 ans peut-il être ayant droit ?
Oui dans certaines situations. La loi prévoit notamment des prolongations liées aux études, à l’apprentissage, à certaines situations de charge ou à une incapacité permanente d’exercer une activité rémunérée.
Les parents du défunt peuvent-ils toucher le capital ?
Les ascendants à charge peuvent faire partie des ayants droit. Leur situation de ressources et de charge doit être vérifiée.
Peut-on recevoir le capital sur un compte en France ?
La CNAS indique des paiements par chèque bancaire ou virement CCP/bancaire mais sa page publique ne garantit pas un versement direct sur tout compte étranger. Il faut demander au service compétent le canal accepté.
Que se passe-t-il si le décès résulte d’un accident du travail ?
La CNAS prévoit, pour un accident du travail mortel, un capital décès et des rentes d’ayants droit. Le régime AT/MP doit donc être examiné spécifiquement.
Le capital décès remplace-t-il la pension de réversion ?
Non. Le capital est une prestation versée en une fois. Une pension de réversion est un droit périodique soumis à ses propres règles. Une famille peut devoir déposer plusieurs demandes distinctes.
Que faire si l’employeur n’a pas correctement déclaré le salarié ?
Ne renoncez pas au dossier sur cette seule base. La législation de sécurité sociale prévoit des mécanismes lorsque l’employeur n’a pas rempli ses obligations. Faites examiner la situation par la CNAS et conservez les preuves d’emploi et de rémunération disponibles.
La demande peut-elle attendre si la famille est en conflit ?
Il vaut mieux éviter. Le délai de quatre ans continue de courir. Même lorsqu’une succession est conflictuelle, les droits sociaux doivent être identifiés et préservés séparément.
Lire aussi
- Pension de réversion France–Algérie : conditions, demande et paiement à l’étranger
- Succession bloquée en Algérie : causes, délais et solutions
- Succession franco-algérienne : droits, héritage et fiscalité
Sources officielles et références
- CNAS — Death insurance / assurance décès
- CNAS — Accidents du travail et maladies professionnelles
- Journal officiel n° 42 du 7 juillet 1996 — ordonnance n° 96-17
- Journal officiel n° 1 du 8 janvier 2026 — décret présidentiel n° 26-01 fixant le SNMG
- CLEISS — régime algérien de sécurité sociale des salariés
- Ministère algérien des Affaires étrangères — affaires sociales et droits liés au décès
Avertissement : ce guide présente les règles générales vérifiées à la date indiquée. La reconnaissance d’un ayant droit, le calcul final du capital et les pièces complémentaires relèvent de la CNAS selon le dossier individuel.


































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































