Pension de réversion France–Algérie : conditions, demande et paiement à l’étranger
- Dzaïr Zoom / 5 jours
- 20 juillet 2026

Lorsqu’un conjoint ayant travaillé en France décède, sa veuve, son veuf ou parfois son ex-conjoint peut demander une partie de ses retraites. Pour une famille installée entre la France et l’Algérie, la difficulté ne consiste pas seulement à prouver le décès : il faut identifier chaque régime de retraite, vérifier ses conditions propres, faire reconnaître l’état civil, déclarer correctement les ressources et sécuriser le paiement à l’étranger.
Commencer par identifier les régimes de retraite du défunt
La première erreur consiste à parler de « la pension de réversion » comme s’il existait un seul droit. Un ancien salarié du secteur privé peut avoir cotisé à la fois à l’Assurance retraite pour sa pension de base et à l’Agirc-Arrco pour sa retraite complémentaire. Un contractuel public peut relever de l’Assurance retraite et de l’Ircantec. Un fonctionnaire titulaire relève d’un régime public. Une personne ayant travaillé en Algérie peut également laisser des droits auprès de la Caisse nationale des retraites (CNR).
Le conjoint survivant doit donc reconstruire la carrière du défunt avant de déposer le dossier. Les relevés bancaires, notifications de retraite, attestations fiscales, courriers des caisses, bulletins de pension et espaces en ligne permettent d’identifier les organismes. Le service Info Retraite peut simplifier la demande française, mais il ne dispense pas de contrôler que tous les régimes ont effectivement reçu et instruit le dossier.
| Carrière du défunt | Régime probable | Règle centrale | Démarche à ne pas oublier |
|---|---|---|---|
| Salarié du privé en France | Assurance retraite + Agirc-Arrco | 54 % pour la base sous âge et ressources ; 60 % pour la complémentaire | Vérifier que les deux demandes sont bien ouvertes |
| Travailleur indépendant en France | Assurance retraite et éventuel régime complémentaire | Conditions variables selon les droits acquis | Identifier l’ancienne caisse et le régime complémentaire |
| Contractuel de la fonction publique | Assurance retraite + Ircantec | Ne pas appliquer les règles des fonctionnaires titulaires | Demande auprès des deux régimes |
| Fonctionnaire titulaire | SRE ou CNRACL selon l’employeur | En principe 50 %, avec conditions de mariage propres au régime public | Vérifier remariage, durée du mariage et enfants |
| Salarié en Algérie | CNR | Réversion algérienne répartie entre ayants droit | Ouvrir un dossier distinct auprès de la CNR |
| Carrière en France et en Algérie | Plusieurs régimes dans les deux pays | Chaque État rémunère les périodes relevant de sa législation | Ne pas attendre qu’une caisse paie automatiquement la part de l’autre pays |
Peut-on recevoir une pension de réversion française en Algérie ?
Oui, une pension de réversion française peut être exportée en Algérie lorsque le droit est ouvert. La convention franco-algérienne de sécurité sociale prévoit l’exportation des prestations de vieillesse et de survivants et indique que les règles de liquidation des pensions personnelles s’appliquent également aux pensions de survivants. Le fait de résider en Algérie n’interdit donc pas, par principe, le versement d’un droit contributif français.
Cette exportabilité ne doit toutefois pas être confondue avec trois autres questions :
- le demandeur remplit-il les conditions du régime français concerné ?
- le mariage et les actes d’état civil sont-ils suffisamment établis ?
- la caisse accepte-t-elle les coordonnées bancaires transmises et sous quelle forme ?
La résidence en Algérie ne transforme pas la réversion en prestation automatique. Le conjoint survivant doit déposer une demande, répondre aux questionnaires, signaler ses revenus algériens et transmettre régulièrement les justificatifs demandés. Le guide sur la convention de sécurité sociale France–Algérie explique le cadre général ; le présent article reste centré sur la réversion.
À retenir : la convention protège la continuité des droits contributifs, mais elle ne remplace ni la demande, ni le contrôle d’état civil, ni les règles d’âge, de ressources ou de remariage propres à chaque caisse.
Mariage, Pacs, concubinage et ex-conjoint : qui peut demander ?
Le mariage est la condition commune aux principaux régimes français
Pour l’Assurance retraite comme pour l’Agirc-Arrco, le demandeur doit avoir été marié avec la personne décédée. Le Pacs et le concubinage n’ouvrent pas droit à une pension de réversion. Une vie commune longue, des enfants communs, une adresse partagée ou une prise en charge financière ne remplacent pas juridiquement le mariage.
Cette règle est souvent mal comprise dans les familles où le couple a uniquement célébré une cérémonie religieuse ou familiale sans acte civil opposable. La caisse examine l’existence d’un mariage juridiquement établi, pas la réalité affective de la relation.
Un ex-conjoint peut avoir des droits
Le divorce n’efface pas nécessairement le droit à réversion. Dans le régime général, l’ex-conjoint est assimilé au conjoint survivant et peut, sous conditions, recevoir une part de la pension. L’Agirc-Arrco reconnaît également les ex-conjoints, mais le partage et l’effet d’un remariage obéissent à ses propres règles.
Une famille ne doit donc jamais supposer que le conjoint présent au jour du décès recevra 100 % de la réversion. L’existence d’un mariage antérieur peut réduire sa part, même si l’ex-conjoint vit depuis longtemps séparé du défunt.
Le mariage célébré en Algérie doit pouvoir être prouvé
Un mariage célébré en Algérie peut être pris en compte, mais la caisse doit pouvoir vérifier l’acte, l’identité des époux, les dates et l’absence d’incohérence. Lorsque l’un des époux était français, la transcription de l’état civil France–Algérie facilite souvent les démarches. Elle ne doit pas être confondue avec la décision de la caisse de retraite : la transcription prouve l’état civil, elle n’attribue pas la pension.
Retraite de base du privé : conditions 2026
La réversion de l’Assurance retraite concerne notamment les droits d’un salarié du privé, d’un travailleur indépendant, d’un contractuel de la fonction publique ou d’un artiste-auteur relevant du régime général. En 2026, trois conditions structurent l’ouverture du droit : le mariage, l’âge et les ressources.
Condition d’âge : 55 ans
Le conjoint ou ex-conjoint survivant doit en principe avoir au moins 55 ans. Une personne plus jeune ne perd pas définitivement ses droits : elle pourra déposer sa demande lorsqu’elle atteindra l’âge requis. Elle doit néanmoins conserver tous les documents et identifier les régimes sans attendre.
Plafond de ressources en 2026
Les ressources annuelles brutes doivent rester inférieures à :
- 25 001,60 € pour une personne vivant seule ;
- 40 002,56 € pour une personne vivant en couple.
Le plafond applicable au couple ne dépend pas du mariage avec le nouveau partenaire : une vie en couple peut être prise en compte selon la situation déclarée. Les revenus perçus en Algérie doivent être convertis et déclarés lorsqu’ils entrent dans le champ des ressources retenues.
Taux de 54 %, mais montant éventuellement réduit
La pension de base représente 54 % de la retraite de base que percevait ou aurait pu percevoir le défunt. Ce taux ne signifie pas que le survivant recevra automatiquement 54 % du dernier virement bancaire. Les majorations, le partage entre plusieurs bénéficiaires et l’écrêtement lié aux ressources peuvent modifier le résultat.
Lorsque le défunt justifiait d’au moins 60 trimestres au régime général, le minimum 2026 est de 334,92 € par mois. Ce minimum est proratisé si la durée d’assurance était inférieure à 60 trimestres et reste soumis aux règles de ressources et de partage.
Réversion Agirc-Arrco : 60 %, sans condition de ressources
La réversion Agirc-Arrco est distincte de la retraite de base. Elle correspond en principe à 60 % des droits de retraite complémentaire du salarié ou retraité décédé. Elle n’est pas soumise à une condition de ressources, ce qui explique qu’une personne refusée au régime de base pour dépassement du plafond puisse malgré tout recevoir une réversion complémentaire.
Âge de principe
Pour un décès intervenu depuis le 1er janvier 2019, l’âge de principe est de 55 ans. Des règles historiques différentes peuvent s’appliquer aux décès plus anciens. Une attribution sans condition d’âge est possible notamment lorsque le survivant a deux enfants à charge au moment du décès ou se trouve en situation d’invalidité selon les critères du régime.
Le remariage supprime le droit
L’Agirc-Arrco applique une règle particulièrement sévère : le remariage empêche l’attribution ou supprime définitivement la pension déjà versée. Une dissolution ultérieure du second mariage ne rétablit pas automatiquement le droit supprimé. Cette règle diffère du régime de base, où le remariage n’exclut pas à lui seul la réversion mais peut modifier les ressources du ménage.
Délai de demande et rappel
La demande Agirc-Arrco doit idéalement être déposée dans les douze mois suivant le décès ou la date à laquelle les conditions sont remplies. Une demande plus tardive peut limiter le rappel à une période d’un an. Attendre plusieurs années parce que « la caisse retrouvera le conjoint » est donc une mauvaise stratégie.
Réversion d’un fonctionnaire : des règles différentes
La pension de réversion d’un fonctionnaire titulaire ne suit pas les plafonds de ressources du régime général. Elle représente en principe 50 % de la pension de retraite de base du défunt. L’âge et les ressources ne constituent pas les conditions centrales, mais le mariage doit satisfaire au moins l’un des critères prévus.
Le conjoint ou ex-conjoint non remarié peut notamment être éligible lorsqu’un enfant est né du mariage, lorsque le mariage a duré au moins quatre ans, lorsqu’il a été célébré au moins deux ans avant la retraite du fonctionnaire ou, dans certaines situations d’invalidité, lorsqu’il est antérieur à l’événement ayant conduit à la retraite pour invalidité ou au décès.
La nouvelle vie de couple est déterminante : le remariage, le Pacs ou le concubinage peut faire perdre le droit dans les régimes publics. Un rétablissement peut parfois être demandé après la fin de la nouvelle union, mais il dépend de la situation des autres bénéficiaires.
| Régime français | Âge | Ressources | Taux indicatif | Effet du remariage |
|---|---|---|---|---|
| Assurance retraite | 55 ans | Plafond 2026 : 25 001,60 € seul / 40 002,56 € en couple | 54 % | Pas d’exclusion automatique, mais ressources du ménage à examiner |
| Agirc-Arrco | 55 ans pour les décès depuis 2019, avec exceptions | Aucune condition de ressources | 60 % | Suppression définitive |
| Fonction publique titulaire | Pas de condition générale d’âge | Pas de plafond général comparable au régime privé | 50 % | Nouvelle union incompatible avec le maintien du droit |
| Ircantec et autres régimes | Règles propres | Règles propres | Variable | À vérifier auprès du régime |
Réversion CNR algérienne : un dossier distinct
Si la personne décédée a travaillé en Algérie, ses ayants droit peuvent avoir des droits auprès de la CNR. Ce droit algérien ne se confond pas avec les pensions françaises et peut concerner le conjoint légalement marié, les enfants à charge et, sous conditions, d’autres ayants droit.
Selon la synthèse du régime algérien publiée par le Cleiss, la répartition peut atteindre :
- 75 % de la pension mensuelle pour le conjoint lorsqu’il n’existe aucun autre ayant droit ;
- 50 % pour le conjoint et 30 % pour un second ayant droit lorsqu’ils sont deux ;
- 50 % pour le conjoint et 40 % à partager entre les autres ayants droit lorsqu’ils sont plusieurs.
Le total des pensions de survivants est plafonné selon les règles algériennes. Les documents et renouvellements demandés aux veuves ou autres bénéficiaires peuvent également différer des formalités françaises. Le guide sur la pension CNR versée à l’étranger détaille les enjeux de compte bancaire, de change et de fiscalité.
Carrière France–Algérie : ce que fait réellement la convention sociale
La convention franco-algérienne permet la coordination des périodes d’assurance et l’exportation des prestations. Pour les pensions de survivants, les principes de liquidation applicables aux pensions personnelles sont repris. Cela permet, lorsque les conditions le nécessitent, de tenir compte de périodes accomplies dans l’autre pays pour ouvrir un droit.
La convention ne fusionne toutefois pas les caisses. La France ne paie pas les périodes algériennes et l’Algérie ne paie pas les périodes françaises. Chaque État calcule la prestation due au titre de sa législation. Le conjoint survivant peut donc recevoir plusieurs notifications, plusieurs montants, plusieurs calendriers de paiement et plusieurs demandes de justificatifs.
Pour une compréhension globale des trimestres et de la coordination, consultez le guide retraite Algérie–France : droits et cotisations.
Comment faire la demande de réversion depuis l’Algérie ?
Option 1 : la demande en ligne sur Info Retraite
Le service « Demander ma réversion » permet de déposer une demande unique auprès des régimes français susceptibles d’attribuer un droit. Cette solution est la plus efficace lorsque le survivant dispose d’un accès FranceConnect, de documents numérisés lisibles et d’une adresse électronique suivie.
Après transmission, il faut consulter régulièrement le suivi. Une demande « envoyée » n’est pas nécessairement « complète ». Chaque régime peut réclamer une pièce supplémentaire ou ouvrir une instruction séparée.
Option 2 : le circuit conventionnel depuis l’Algérie
Une personne résidant en Algérie peut saisir l’institution compétente de son lieu de résidence pour la pension de base. Dans le cadre de la convention, les organismes utilisent notamment les formulaires de liaison SE 352-13 ou SE 352-14 et une annexe consacrée aux pensions de survivants. Ce circuit institutionnel est particulièrement utile lorsque le demandeur ne dispose pas d’accès numérique français ou lorsque la carrière comporte des périodes dans les deux pays.
Option 3 : formulaire papier et demandes complémentaires
Le formulaire français de demande unique de retraite de base de réversion couvre plusieurs régimes de base, mais pas nécessairement toutes les retraites complémentaires. Si le défunt relevait de l’Agirc-Arrco ou d’une caisse non couverte par le formulaire, une démarche supplémentaire doit être effectuée.
Pour une personne résidant hors Espace économique européen et Suisse, Service-Public recommande de contacter directement l’Agirc-Arrco pour la retraite complémentaire. Il est prudent d’adresser les envois par un moyen traçable et de conserver une copie intégrale de chaque dossier.
Quels documents préparer ?
La liste exacte varie selon le régime et la situation familiale, mais un dossier transfrontalier solide comprend généralement :
- l’acte de décès du conjoint ;
- l’acte de naissance du demandeur, avec mentions marginales lorsque disponibles ;
- l’acte de naissance du défunt ;
- l’acte de mariage ou une copie intégrale établissant la date et l’identité des époux ;
- le livret de famille et, le cas échéant, les jugements de divorce ;
- une pièce d’identité valide ;
- le numéro de sécurité sociale français du défunt et du demandeur lorsqu’il existe ;
- les notifications ou références des caisses de retraite ;
- un relevé d’identité bancaire conforme aux exigences de la caisse ;
- les justificatifs de ressources pour le régime de base ;
- les justificatifs d’enfants à charge ou d’invalidité lorsque ces situations fondent un droit ;
- une preuve de résidence actuelle en Algérie ;
- les traductions demandées pour les documents rédigés dans une langue non acceptée par la caisse.
L’outil officiel « Mes justificatifs » d’Info Retraite permet d’obtenir une liste personnalisée. Il faut toutefois prévoir des demandes complémentaires dans les dossiers où l’état civil comporte plusieurs orthographes, des dates divergentes ou des actes établis dans différents pays.
État civil algérien : transcription, traductions et divergences
La transcription facilite la preuve, sans créer le droit
Lorsqu’un mariage, un divorce ou un décès intervenu en Algérie concerne un Français, sa transcription dans les registres français rend l’événement plus facilement opposable aux administrations françaises. Le guide sur la transcription des actes d’état civil détaille les démarches.
Une caisse peut néanmoins demander des actes algériens récents, des copies intégrales ou des pièces complémentaires. La possession d’un livret de famille français ne dispense pas toujours de fournir l’acte de décès ou l’acte de mariage complet.
Traiter les différences d’orthographe avant l’envoi
Les dossiers franco-algériens rencontrent fréquemment des variations dans la translittération d’un nom, l’ordre des prénoms, l’usage d’un prénom composé ou la date de naissance. Une différence mineure peut suffire à déclencher une demande de preuve d’identité.
Il faut joindre une note explicative courte et les documents établissant qu’il s’agit de la même personne. Lorsque l’erreur figure dans un acte algérien, une rectification d’état civil peut être nécessaire. Pour obtenir certains actes à distance, consultez le guide sur l’acte de naissance algérien depuis l’étranger.
Divorce prononcé dans l’autre pays
Un divorce algérien non reconnu ou non transcrit en France peut compliquer l’identification des ex-conjoints et le partage de la pension. À l’inverse, un divorce français peut nécessiter des formalités en Algérie pour produire pleinement ses effets locaux. Le guide sur l’exequatur des jugements France–Algérie explique ce mécanisme sans se substituer à l’analyse de la caisse.
Comment déclarer correctement les ressources ?
La condition de ressources concerne surtout la pension de base du régime général. Les caisses examinent les ressources des trois mois civils précédant la date d’attribution. Lorsque le montant dépasse le quart du plafond trimestriel, l’examen peut porter sur les douze mois précédents.
Les revenus d’activité du demandeur ne sont retenus qu’à 70 % de leur montant. Certaines ressources sont exclues, notamment les revenus d’activité ou de remplacement du conjoint décédé, certaines réversions complémentaires et les revenus de biens acquis du fait du décès. Cette liste d’exclusions ne doit pas être interprétée comme une dispense générale de déclarer les biens ou revenus algériens.
Ressources algériennes à examiner
Selon leur nature et les règles de la caisse, peuvent devoir être déclarés :
- une pension CNR personnelle ou de survivant ;
- des loyers provenant d’un appartement ou d’un local ;
- un revenu professionnel ou commercial ;
- des placements, comptes rémunérés ou revenus mobiliers ;
- certains biens mobiliers ou immobiliers hors résidence principale ;
- les ressources du nouveau conjoint ou partenaire lorsque le demandeur vit en couple.
Les montants en dinars doivent être convertis selon la méthode demandée par la caisse, avec conservation du taux et de la date de conversion. Un simple montant approximatif en euros fragilise le dossier.
Comment calculer le montant probable ?
Le calcul doit être effectué régime par régime. Le taux de 54 %, 60 % ou 50 % s’applique à une base différente et peut être ensuite réduit, partagé ou majoré.
| Exemple simplifié | Calcul brut indicatif | Facteur pouvant modifier le résultat |
|---|---|---|
| Retraite de base française de 1 000 € | 1 000 € × 54 % = 540 € | Plafond de ressources, ex-conjoint, minimum proratisé |
| Agirc-Arrco de 600 € | 600 € × 60 % = 360 € | Partage entre conjoints, remariage, date de demande |
| Pension publique de 1 400 € | 1 400 € × 50 % = 700 € | Durée du mariage, enfants, autres bénéficiaires, nouvelle union |
| Pension CNR de 40 000 DZD, conjoint seul | 40 000 × 75 % = 30 000 DZD | Présence d’enfants ou autres ayants droit |
Ces exemples ne constituent pas une estimation contractuelle. La retraite réellement retenue peut différer du dernier paiement du défunt, notamment en raison de majorations personnelles, de coefficients, de droits acquis après cumul emploi-retraite ou d’un partage entre plusieurs personnes.
Date d’effet, rappel et délais : pourquoi agir vite
La pension de réversion n’est pas automatique et le retard peut faire perdre des mois de paiement.
Régime de base
Le demandeur choisit une date d’effet correspondant au premier jour d’un mois. Si la demande est déposée dans l’année suivant le décès et que les conditions sont remplies, le point de départ peut être fixé au premier jour du mois suivant le décès. Au-delà, la date ne peut en principe pas être antérieure au dépôt de la demande.
L’absence de réponse pendant plus de quatre mois à une demande de réversion du régime général vaut décision de rejet implicite. Cela ne signifie pas qu’il faut attendre passivement : le demandeur doit vérifier la complétude du dossier avant l’expiration du délai et préparer un recours si nécessaire.
Agirc-Arrco
Le régime complémentaire recommande une demande dans les douze mois suivant le décès ou la date à laquelle les conditions sont remplies. Une demande tardive peut conduire à un rappel limité à un an.
Compte bancaire et paiement à l’étranger
La convention permet l’exportation de la prestation en Algérie, mais le circuit bancaire doit être validé par la caisse. Service-Public précise que le paiement d’une réversion sur un compte étranger n’est possible que pour des comptes situés dans l’Union européenne et certains pays tiers. L’Algérie étant liée à la France par un accord de sécurité sociale, le droit est exportable ; néanmoins, l’acceptation technique du compte transmis doit être confirmée par l’organisme payeur.
Trois questions à poser à la caisse
- Acceptez-vous un compte bancaire domicilié en Algérie pour cette pension précise ?
- Quel format de relevé d’identité bancaire, code SWIFT/BIC et justificatif de titularité exigez-vous ?
- Dans quelle monnaie le virement sera-t-il émis et quels frais intermédiaires peuvent être déduits ?
Un compte en euros en Algérie ne garantit pas à lui seul la bonne réception. Le nom du titulaire, l’orthographe, le code banque, l’adresse et la devise doivent correspondre aux exigences du payeur. Le guide sur les comptes en dinars, devises et CEDAC aide à comprendre les différences, sans promettre qu’un type de compte sera accepté par toutes les caisses françaises.
Éviter le compte d’un proche
Le versement sur le compte d’un enfant ou d’un intermédiaire peut être refusé et crée un risque de confusion patrimoniale. Le compte doit normalement appartenir au bénéficiaire, sauf dispositif particulier accepté par la caisse. Une procuration bancaire permet à un proche d’agir sur un compte ; elle ne transforme pas ce proche en titulaire de la pension.
Pour l’ouverture d’un compte local, consultez le guide ouvrir un compte bancaire en Algérie pour un non-résident.
Certificat de vie et attestation de situation maritale
Une personne recevant une pension française en Algérie peut être invitée à fournir chaque année un certificat de vie. Les régimes français centralisent aujourd’hui cette formalité via le service « Ma retraite à l’étranger », avec un seul certificat pour les caisses participantes et, lorsque nécessaire, une attestation de situation maritale.
La situation maritale est particulièrement importante pour les régimes où le remariage ou une nouvelle union affecte le droit. Une information inexacte peut entraîner la suspension puis la récupération des sommes versées.
Le guide complet sur le certificat de vie des retraités algériens explique la biométrie, la procédure papier et la méthode de déblocage d’une pension suspendue.
Fiscalité de la réversion entre la France et l’Algérie
La fiscalité dépend de la résidence fiscale du bénéficiaire et de la nature de la pension : pension privée, pension de sécurité sociale ou pension publique. Une pension de réversion conserve généralement la qualification fiscale de la pension dont elle dérive.
La convention fiscale France–Algérie distingue les pensions issues d’emplois privés et les pensions publiques. Pour un résident d’Algérie, les pensions publiques françaises restent en principe imposables en France, sous réserve de l’exception conventionnelle liée à la résidence et à la nationalité. Les pensions privées et de sécurité sociale doivent être qualifiées précisément avant de déterminer le pays d’imposition.
Le bénéficiaire ne doit pas déduire que l’absence de retenue visible signifie absence d’impôt. Il doit obtenir une attestation fiscale de chaque caisse et rapprocher le traitement français des obligations algériennes. Le guide retraite française versée en Algérie : fiscalité développe cette question.
La résidence fiscale France–Algérie ne se détermine pas uniquement par la nationalité, l’adresse bancaire ou la possession d’un logement. Elle doit être examinée séparément de la résidence utilisée pour l’ouverture du dossier de retraite.
Remariage, Pacs ou concubinage après le décès
Les effets d’une nouvelle union varient fortement selon le régime :
- Assurance retraite : le remariage ne supprime pas automatiquement le droit, mais les ressources du nouveau ménage peuvent réduire ou suspendre la pension ;
- Agirc-Arrco : le remariage entraîne une suppression définitive ;
- fonction publique : remariage, Pacs ou concubinage sont incompatibles avec le maintien de la pension, avec des possibilités de rétablissement limitées après la fin de l’union ;
- CNR algérienne : les justificatifs de situation familiale et les règles locales doivent être vérifiés directement auprès de la caisse.
Une personne recevant plusieurs réversions peut donc conserver l’une et perdre l’autre après le même événement familial. Chaque caisse doit être informée séparément.
Ex-conjoints, plusieurs mariages et partage de la pension
Lorsque le défunt a été marié plusieurs fois, la réversion française peut être répartie entre le conjoint survivant et les ex-conjoints. Pour le régime général, le partage est proportionnel à la durée respective des mariages. Les parts sont fixées lors de l’étude du premier dossier, puis versées lorsque chaque bénéficiaire remplit ses conditions.
L’Agirc-Arrco applique également un partage, avec des modalités qui diffèrent selon la présence d’un conjoint actuel, d’ex-conjoints et la durée d’assurance du défunt. La fonction publique répartit la part entre bénéficiaires selon ses propres règles et tient aussi compte, dans certaines situations, des orphelins.
Refus, dossier bloqué, suspension et recours
Les causes de blocage les plus fréquentes
- acte de mariage absent, illisible ou incohérent ;
- nom différent entre l’acte algérien et le dossier français ;
- ressources non justifiées ou converties sans méthode claire ;
- ex-conjoint non identifié ;
- demande envoyée à une seule caisse alors que plusieurs régimes existaient ;
- relevé bancaire non accepté ;
- certificat de vie ou attestation maritale non validé ;
- adresse étrangère non mise à jour ;
- remariage ou nouvelle union non déclaré ;
- absence de réponse à une demande de pièces dans le délai imparti.
Réagir à un refus
Un refus doit être lu ligne par ligne. Il faut identifier le régime, le motif juridique, la date de notification et la voie de recours. Pour l’Assurance retraite, une contestation passe généralement par la commission de recours amiable avant un éventuel recours judiciaire. Les régimes complémentaires et publics disposent de procédures propres.
Une relance téléphonique ne remplace pas un recours écrit. Le courrier doit rappeler le numéro de dossier, la décision contestée, les faits, les textes ou documents invoqués et la demande précise. Il faut joindre uniquement les pièces utiles, numérotées et lisibles.
Suspension pour certificat de vie
Lorsque le droit a déjà été reconnu mais que le paiement est suspendu, il faut distinguer une suspension administrative d’une suppression juridique. La régularisation du certificat de vie peut permettre une reprise, mais le calendrier et le rappel ne doivent pas être présumés. Demandez une confirmation écrite du traitement et un relevé détaillé des sommes dues.
Huit cas pratiques France–Algérie
1. Veuve de 62 ans vivant à Oran, mari salarié du privé en France
Elle peut demander la réversion de base et l’Agirc-Arrco. La base sera étudiée sous condition de ressources ; la complémentaire sans plafond de ressources. Elle doit déclarer sa pension CNR éventuelle et ses revenus locatifs. Une seule notification ne clôt pas le dossier.
2. Veuve de 49 ans avec deux enfants à charge
Elle n’a pas encore l’âge de 55 ans pour la réversion de base. L’Agirc-Arrco peut néanmoins ouvrir un droit sans condition d’âge si les deux enfants répondent aux critères du régime. Elle devra déposer une nouvelle demande de base à 55 ans.
3. Ex-épouse vivant à Alger, défunt remarié en France
L’ex-épouse peut avoir droit à une part. Le conjoint actuel ne reçoit pas nécessairement l’intégralité. Le partage dépend de la durée des mariages et du régime. Les deux bénéficiaires doivent présenter des actes de mariage et de divorce cohérents.
4. Conjointe remariée après le décès
La réversion de base peut continuer si les ressources du nouveau ménage restent compatibles. L’Agirc-Arrco est définitivement supprimée. Une pension publique cesse pendant la nouvelle union. Il faut informer chaque caisse avant que les trop-perçus ne s’accumulent.
5. Défunt fonctionnaire, mariage célébré un an avant sa retraite
Le mariage ne remplit pas à lui seul la condition de deux ans avant la retraite. Le droit peut néanmoins être ouvert si le mariage a duré quatre ans ou si un enfant est né du mariage. Le dossier doit être analysé selon le régime public exact.
6. Défunt ayant travaillé 12 ans en France et 20 ans en Algérie
La convention peut aider à l’ouverture des droits, mais chaque pays paie sa part. Le conjoint survivant doit suivre un dossier français et un dossier CNR. Les montants et les bénéficiaires peuvent différer.
7. Veuve en Algérie sans FranceConnect
Elle peut utiliser le circuit conventionnel par l’institution algérienne pour la base et déposer un dossier papier. Pour l’Agirc-Arrco, elle doit contacter directement le régime complémentaire et conserver les preuves d’envoi.
8. Pension accordée puis suspendue après un changement de banque
Le droit n’est pas nécessairement supprimé. Il faut vérifier si la suspension provient du compte, du certificat de vie ou d’un contrôle de ressources. Le bénéficiaire doit fournir le nouveau relevé bancaire, prouver la titularité du compte et demander une confirmation de reprise.
Checklist complète avant d’envoyer le dossier
- J’ai identifié tous les régimes français et algériens du défunt.
- J’ai vérifié l’historique des mariages et divorces.
- Les noms, prénoms et dates concordent sur les actes.
- J’ai obtenu l’acte de décès et l’acte de mariage dans le format demandé.
- J’ai préparé les traductions ou justificatifs d’identité nécessaires.
- J’ai listé les ressources françaises et algériennes du demandeur.
- J’ai distingué les revenus du demandeur des biens reçus par succession.
- J’ai préparé un relevé bancaire au nom du bénéficiaire.
- J’ai demandé à la caisse si le compte algérien est accepté.
- J’ai choisi la date d’effet et vérifié le délai d’un an.
- J’ai déposé une demande séparée lorsque le formulaire unique ne couvre pas un régime.
- J’ai conservé une copie intégrale et une preuve d’envoi.
- J’ai créé un tableau de suivi par caisse.
- J’ai noté les délais de recours.
- J’ai prévu le futur certificat de vie et l’attestation maritale.
Questions fréquentes sur la pension de réversion France–Algérie
Une veuve vivant en Algérie peut-elle toucher la retraite de son mari français ?
Elle peut demander une pension de réversion si le défunt avait des droits dans un régime français et si elle remplit les conditions de ce régime. La nationalité française du conjoint survivant n’est pas une condition générale ; le mariage, l’âge, les ressources et la situation familiale sont déterminants.
La pension de réversion est-elle versée automatiquement après le décès ?
Non. Le conjoint ou ex-conjoint doit déposer une demande. Les caisses ne recherchent pas systématiquement tous les bénéficiaires et un retard peut limiter le rappel.
Le mariage religieux en Algérie suffit-il ?
Non lorsqu’il n’existe aucun mariage civil juridiquement prouvable. Les principaux régimes français exigent d’avoir été marié. Une cérémonie religieuse ou familiale ne remplace pas un acte civil reconnu.
Un Pacs ou un concubinage ouvre-t-il droit à réversion ?
Non pour l’Assurance retraite et l’Agirc-Arrco. Même une longue vie commune ou des enfants communs ne remplace pas la condition de mariage.
Quel âge faut-il avoir ?
Le régime général et l’Agirc-Arrco retiennent en principe 55 ans pour les décès récents. L’Agirc-Arrco prévoit des exceptions en cas de deux enfants à charge ou d’invalidité. La fonction publique n’applique pas une condition générale d’âge comparable.
Quels sont les plafonds de ressources en 2026 ?
Pour la réversion du régime général, les plafonds annuels bruts sont de 25 001,60 € pour une personne seule et 40 002,56 € pour une personne vivant en couple. Ils ne s’appliquent pas à l’Agirc-Arrco.
Une pension CNR doit-elle être déclarée à la Carsat ?
Elle doit être signalée dans le questionnaire de ressources lorsqu’elle entre dans le champ des revenus retenus. Il ne faut jamais supposer qu’une pension étrangère est invisible ou automatiquement exclue.
Les biens immobiliers en Algérie sont-ils pris en compte ?
Certains revenus et biens peuvent entrer dans l’évaluation des ressources, avec des exclusions spécifiques notamment pour des biens acquis du fait du décès. La situation doit être déclarée avec précision et la caisse détermine le traitement applicable.
Un ex-conjoint peut-il demander une part ?
Oui. Le divorce ne supprime pas nécessairement le droit. Le montant peut être partagé entre conjoint survivant et ex-conjoints selon la durée des mariages et les règles du régime.
Le remariage fait-il perdre la pension ?
Il supprime définitivement la réversion Agirc-Arrco. Pour le régime général, il peut modifier les ressources du ménage sans supprimer automatiquement le droit. Dans la fonction publique, une nouvelle union entraîne la perte du versement pendant cette union.
Peut-on faire une demande unique ?
Le service Info Retraite permet une demande en ligne transmise aux régimes concernés. Un formulaire papier couvre plusieurs régimes de base, mais une demande supplémentaire peut rester nécessaire pour l’Agirc-Arrco ou une caisse non incluse.
Que faire sans FranceConnect depuis l’Algérie ?
Le demandeur peut utiliser le circuit papier et le circuit conventionnel auprès de l’institution de résidence pour la pension de base. Il doit contacter directement les régimes complémentaires non couverts.
Faut-il traduire les actes algériens ?
Cela dépend de la langue du document et des exigences de la caisse. Une traduction peut être demandée, notamment lorsque l’acte n’est pas lisible en français ou comporte des mentions ambiguës.
La transcription du mariage en France est-elle obligatoire ?
Elle facilite fortement la preuve lorsqu’un époux est français, mais la caisse examine l’ensemble des actes. La transcription ne remplace pas la demande de pension et ne garantit pas à elle seule le droit.
Peut-on recevoir la pension sur un compte algérien ?
La prestation est exportable en Algérie, mais l’acceptation du compte, le format bancaire et la devise doivent être confirmés auprès de chaque caisse. Le compte doit de préférence être au nom du bénéficiaire.
Quel est le délai pour demander la réversion ?
Il est recommandé d’agir dans l’année suivant le décès. Pour le régime général, ce délai peut préserver un point de départ au mois suivant le décès. Pour l’Agirc-Arrco, une demande tardive peut limiter le rappel à un an.
Que signifie un rejet implicite après quatre mois ?
Pour le régime général, l’absence de réponse pendant plus de quatre mois peut valoir refus. Le demandeur doit alors vérifier le dossier et respecter les voies de recours au lieu d’attendre indéfiniment.
Faut-il envoyer un certificat de vie chaque année ?
Les caisses françaises peuvent le demander aux bénéficiaires vivant à l’étranger. Le service Ma retraite à l’étranger centralise généralement le certificat pour les régimes participants.
La réversion française est-elle imposable en Algérie ?
Le traitement dépend de la résidence fiscale et de la nature de la pension. Les pensions privées et publiques ne suivent pas nécessairement la même règle. Il faut consulter la convention fiscale et conserver les attestations de caisse.
Peut-on cumuler une réversion française et une réversion CNR ?
Oui en principe, si chaque droit est ouvert. Toutefois, la pension CNR peut être prise en compte dans les ressources examinées pour la réversion de base française.
Glossaire France–Algérie
- Ayant droit
- Personne pouvant recevoir une prestation en raison de son lien avec l’assuré décédé.
- Carsat
- Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail, compétente pour de nombreux dossiers du régime général.
- CNR
- Caisse nationale des retraites algérienne.
- Cleiss
- Centre des liaisons européennes et internationales de sécurité sociale.
- Droit dérivé
- Droit à pension obtenu du fait des droits acquis par une autre personne décédée.
- Exportation
- Maintien du versement d’une prestation contributive lorsque le bénéficiaire réside dans un autre État.
- FranceConnect
- Dispositif d’identification utilisé pour accéder à plusieurs services publics français en ligne.
- Ircantec
- Régime complémentaire notamment des agents non titulaires de la fonction publique.
- Liquidation
- Opération par laquelle une caisse vérifie le droit et calcule la pension.
- Pension de réversion
- Partie d’une retraite attribuée au conjoint ou ex-conjoint survivant sous conditions.
- Point de départ
- Date à laquelle le droit commence à produire ses effets financiers.
- Rappel
- Somme versée au titre de mois antérieurs lorsque le droit prend effet avant la décision finale.
- Régime de base
- Premier niveau obligatoire de retraite, distinct des régimes complémentaires.
- Réversion complémentaire
- Pension issue des droits d’un régime comme l’Agirc-Arrco ou l’Ircantec.
- SE 352-13 / SE 352-14
- Formulaires de liaison utilisés entre institutions françaises et algériennes pour certaines pensions de vieillesse ou de survivants.
- Transcription
- Inscription d’un acte d’état civil étranger dans les registres français.
- Ressources brutes
- Revenus examinés avant certaines déductions pour apprécier le plafond du régime général.
- Révision
- Modification du montant après changement de ressources ou correction du dossier.
Synthèse : les sept décisions à prendre
- Reconstituer la carrière du défunt dans les deux pays.
- Identifier chaque caisse et ses conditions propres.
- Vérifier l’état civil, les mariages, divorces et orthographes.
- Déclarer toutes les ressources pertinentes, y compris en Algérie.
- Déposer la demande dans l’année lorsque cela permet de préserver le rappel.
- Faire confirmer le compte bancaire accepté avant d’attendre le premier virement.
- Suivre chaque régime séparément jusqu’à la notification et au paiement effectif.
Lire aussi sur Zoom Algérie
- Retraite Algérie–France : droits, cotisations et périodes travaillées
- Convention de sécurité sociale France–Algérie
- Retraite française versée en Algérie : fiscalité
- Certificat de vie : démarche et pension bloquée
- Toucher sa pension CNR en France ou au Canada
- Pension d’invalidité Algérie–France
- Résidence fiscale France–Algérie
- Transcription d’état civil France–Algérie
- Exequatur d’un jugement France–Algérie
- Ouvrir un compte bancaire en Algérie depuis l’étranger
- Compte dinars, devises ou CEDAC : lequel choisir ?
- Santé et assurance entre la France et l’Algérie
- ASPA et séjour en Algérie : durée et risques
- Budget mensuel pour vivre sa retraite en Algérie
Sources officielles et institutionnelles
- Service-Public — pension de réversion de l’Assurance retraite
- Assurance retraite — plafonds de ressources applicables en 2026
- Assurance retraite — montants 2026 de la réversion et de l’allocation veuvage
- Agirc-Arrco — pension de réversion du conjoint ou ex-conjoint
- Service-Public — pension de réversion d’un fonctionnaire
- Info Retraite — demander une réversion en ligne
- Formulaire officiel de demande de retraite de base de réversion
- Service-Public — pension de réversion lorsque l’on vit à l’étranger
- Cleiss — accords de sécurité sociale France–Algérie
- Convention et arrangements administratifs France–Algérie
- Cleiss — régime algérien des salariés et pensions de survivants
- Info Retraite — certificat de vie à l’étranger
- BOFiP — convention fiscale France–Algérie et pensions
Avertissement : ce guide fournit une information générale vérifiée en juillet 2026. Les caisses appliquent des règles différentes selon le régime, la date du décès, la carrière, l’état civil et la situation du bénéficiaire. Une notification individuelle de caisse ou un conseil professionnel adapté prévaut sur un exemple général.


























































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































