Mobilité francophone Canada : travailler hors Québec sans EIMT
- Dzaïr Zoom / 1 jour
- 26 août 2026

La Mobilité francophone est l’une des voies de permis de travail les plus intéressantes pour un candidat algérien francophone qui obtient une offre d’emploi au Canada hors Québec. Elle permet à un employeur admissible de recruter un travailleur étranger francophone sans passer par une étude d’impact sur le marché du travail, l’EIMT, grâce à l’exemption C16. Mais « sans EIMT » ne signifie ni sans employeur, ni sans permis, ni sans critères.
Pour un Algérien, l’intérêt est majeur : contrairement au PVT, la Mobilité francophone ne dépend pas d’une citoyenneté d’un pays partenaire d’Expérience internationale Canada. Elle repose sur votre capacité en français, une offre d’emploi admissible hors Québec, la démarche de l’employeur dans le Portail des employeurs et votre admissibilité générale au permis de travail.
En une phrase : vous avez besoin d’une offre d’emploi hors Québec, d’un niveau intermédiaire de français oral équivalent au moins à NCLC 5, et d’un employeur qui soumet l’offre sous l’exemption C16 et paie les frais de conformité avant votre demande de permis.
Sommaire
- Mobilité francophone : ce que l’exemption C16 change
- Conditions d’admissibilité du travailleur
- Pourquoi le Québec est exclu
- Quel niveau de français faut-il ?
- Quelle offre d’emploi est admissible ?
- Ce que l’employeur doit faire
- Portail des employeurs, C16 et numéro d’offre
- Quel permis de travail reçoit-on ?
- Sans EIMT : ce que cela signifie vraiment
- Chercher un employeur depuis l’Algérie
- Quelles provinces cibler ?
- Salaire et conditions de travail
- Conjoint et famille
- Mobilité francophone et résidence permanente
- Comparaison avec PVT, EIMT et Entrée express
- Méthode pour qualifier une offre
- Erreurs fréquentes
- Préparer le dossier candidat
- Expliquer la Mobilité francophone au recruteur
- Questions fréquentes
- Lire aussi
- Sources officielles
Mobilité francophone Canada : pourquoi l’exemption C16 peut changer une recherche d’emploi
Dans de nombreux recrutements internationaux, un employeur canadien doit obtenir une EIMT positive avant que le travailleur demande son permis. La Mobilité francophone appartient au Programme de mobilité internationale et dispense l’employeur de cette EIMT lorsque les conditions sont réunies. Le code d’exemption utilisé est C16.
Pour l’entreprise, cela supprime une étape lourde et coûteuse liée à la démonstration de l’impact sur le marché du travail. Pour le candidat, cela peut rendre une candidature internationale plus facile à défendre. Mais l’employeur doit toujours soumettre une offre via le Portail des employeurs, payer les frais de conformité applicables et transmettre le numéro d’offre au candidat.
Le permis obtenu est généralement lié à cet employeur. C’est donc très différent d’un PVT Vacances-travail qui délivre un permis ouvert. La Mobilité francophone simplifie le recrutement, elle ne vous donne pas une liberté automatique de changer d’entreprise sans nouvelle démarche.
Qui peut utiliser la Mobilité francophone ?
IRCC fixe quatre blocs de conditions. Vous devez prévoir de vivre et travailler dans une province ou un territoire canadien autre que le Québec. Vous devez démontrer une capacité suffisante en français à l’oral. Vous devez disposer d’une offre d’emploi admissible. Enfin, vous devez satisfaire aux conditions générales d’obtention d’un permis de travail, notamment identité, sécurité, santé lorsque applicable et respect des règles d’immigration.
La nationalité algérienne n’exclut pas ce programme. Il n’est pas nécessaire d’être Franco-Algérien ni citoyen français. Un Algérien vivant à Oran, Alger, Paris ou ailleurs peut être candidat si son offre et son profil satisfont aux critères.
Cette caractéristique fait de la Mobilité francophone une voie particulièrement cohérente pour les francophones d’Algérie qui visent l’Ontario, le Nouveau-Brunswick, le Manitoba, l’Alberta, la Colombie-Britannique ou une autre destination hors Québec.
Le Québec est exclu : une condition géographique absolue du programme
Le poste doit se situer hors Québec. Les pages IRCC parlent des neuf provinces et trois territoires à l’extérieur du Québec. Une entreprise dont le siège est à Toronto mais qui veut vous faire travailler principalement à Montréal ne peut pas simplement choisir C16 parce que son siège social est hors Québec.
Regardez le lieu de travail réel indiqué dans l’offre et dans le Portail des employeurs. Pour le télétravail, une situation transprovinciale doit être clarifiée avant le dépôt : ne présumez pas qu’un poste « remote Canada » est automatiquement admissible à la Mobilité francophone si vous comptez résider au Québec.
Si votre objectif non négociable est Montréal, ce programme n’est pas la bonne voie. Examinez plutôt les permis et programmes québécois applicables. Notre guide sur les voies d’immigration au Canada pour les Algériens permet de comparer les familles de programmes.
NCLC 5 à l’oral : quel niveau de français faut-il prouver ?
IRCC exige une capacité en français d’un niveau intermédiaire pour la compréhension et l’expression orales, équivalente à au moins NCLC 5. L’objectif est de confirmer que vous pouvez réellement communiquer en français, même si l’emploi lui-même est en anglais ou bilingue.
La preuve peut être apportée par les documents acceptés par IRCC. Un test de langue reconnu constitue une preuve claire, mais IRCC peut accepter d’autres preuves selon ses instructions, par exemple une formation postsecondaire en français. Le candidat doit suivre la liste actuelle des preuves admissibles et ne pas supposer qu’une mention « français courant » sur le CV suffit.
Le programme a précisément pour objectif de soutenir les communautés francophones hors Québec. Votre français est donc un critère de mobilité, pas seulement une compétence professionnelle. Un poste anglophone en Alberta peut rester admissible si vous satisfaites au critère linguistique et aux autres conditions.
Quelle offre d’emploi est admissible à la Mobilité francophone ?
Depuis l’élargissement du programme, l’offre peut relever de n’importe quelle catégorie FEER, à l’exception de certains emplois en agriculture primaire dans les catégories FEER 4 et 5 visées par l’exclusion. Cela ouvre la voie à un éventail plus large que les seuls postes hautement qualifiés.
L’offre doit néanmoins être authentique, détaillée et conforme aux règles canadiennes. Le salaire, les tâches, la durée, le lieu et les conditions doivent correspondre à un emploi réel. Le fait qu’un poste soit admissible au code C16 ne signifie pas que l’employeur peut proposer un salaire fictif ou contourner les normes provinciales.
Pour le candidat, l’erreur la plus fréquente est d’obtenir une promesse informelle puis de croire que le permis peut être demandé seul. Demandez à l’employeur s’il connaît le Portail des employeurs et l’exemption C16. S’il n’en a jamais entendu parler, envoyez-lui la page officielle IRCC destinée aux employeurs plutôt qu’une explication trouvée sur un forum.
Ce que l’employeur canadien doit faire avant votre demande
L’employeur doit créer ou utiliser son compte dans le Portail des employeurs et soumettre les renseignements de l’offre de travail. Il choisit l’exemption pertinente, fournit les données sur l’entreprise, le poste, le salaire et le travailleur, puis paie les frais de conformité de l’employeur de 230 CAD lorsqu’ils sont applicables.
Une fois l’offre soumise, l’employeur obtient un numéro d’offre d’emploi à sept chiffres. Ce numéro doit vous être communiqué pour que vous puissiez présenter votre demande de permis de travail. Il ne s’agit pas d’un numéro d’EIMT, justement parce que le recrutement est dispensé d’EIMT.
L’entreprise conserve aussi des obligations de conformité après l’embauche. Elle doit respecter les conditions promises — rémunération, occupation, lieu et conditions de travail — et peut faire l’objet de contrôles. Un employeur sérieux ne vous demandera pas de lui rembourser clandestinement les frais qui lui incombent ou de signer une offre différente de ce qui est déclaré.
Code C16, Portail des employeurs et numéro d’offre : le trio à vérifier
| Élément | Qui s’en occupe ? | À quoi sert-il ? |
|---|---|---|
| Exemption C16 | Employeur / IRCC | Identifier la Mobilité francophone comme dispense d’EIMT |
| Portail des employeurs | Employeur | Soumettre l’offre et les renseignements exigés |
| Frais de conformité 230 CAD | Employeur, sauf exemption particulière | Valider la soumission de l’offre |
| Numéro d’offre à 7 chiffres | Employeur le transmet au candidat | Référence utilisée dans la demande de permis |
| Demande de permis de travail | Candidat | Obtenir l’autorisation de travailler au Canada |
Avant de déposer, comparez le titre, le salaire, le lieu et les tâches communiqués par l’entreprise avec votre contrat. Une contradiction importante peut entraîner des questions. Gardez une copie de l’offre et des échanges RH.
Quel permis de travail reçoit-on avec la Mobilité francophone ?
La Mobilité francophone conduit généralement à un permis de travail fermé ou employeur-spécifique. Le document indique l’employeur et peut préciser le lieu ou d’autres conditions. Sa durée dépend de la demande, de l’offre, du passeport et de la décision d’IRCC.
Si vous souhaitez ensuite changer d’employeur, le nouvel employeur doit disposer d’une base légale pour votre nouveau permis et vous devez faire les démarches nécessaires avant de travailler pour lui. Ne quittez pas un emploi C16 en pensant que votre permis reste libre comme un PVT.
Dans certaines situations, un travailleur déjà au Canada peut bénéficier de procédures permettant de commencer un nouvel emploi plus rapidement après une nouvelle demande, mais cela ne doit pas être présumé. Vérifiez la règle applicable au moment du changement.
« Sans EIMT » ne signifie pas « sans contrôle »
L’EIMT est une évaluation du marché du travail gérée par Emploi et Développement social Canada. L’exemption C16 évite cette étape parce que le programme poursuit un objectif de soutien aux communautés francophones hors Québec. Mais IRCC examine toujours le permis, l’offre, l’employeur, le français et l’admissibilité.
Un recruteur qui vous dit « Mobilité francophone = visa automatique » simplifie dangereusement. Le candidat peut encore être refusé pour inadmissibilité, dossier incomplet, offre non crédible, informations incohérentes ou autres motifs. L’employeur peut aussi commettre une erreur dans le portail.
À l’inverse, ne laissez pas un employeur abandonner une candidature simplement parce qu’il pense devoir payer et attendre une EIMT. Présentez-lui la page officielle IRCC : l’avantage du dispositif est précisément l’exemption d’EIMT.
Comment trouver un employeur canadien depuis l’Algérie ?
Commencez par les entreprises qui recrutent déjà à l’international et les régions qui cherchent activement des travailleurs francophones. Utilisez les sites d’emploi, les pages carrières, les réseaux professionnels et les services d’immigration francophone des provinces. Votre message doit être simple : vous êtes francophone, votre profil correspond au poste, et l’employeur peut éventuellement utiliser l’exemption C16.
N’ouvrez pas votre lettre de motivation par trois paragraphes de droit de l’immigration. Le recruteur veut d’abord savoir si vous êtes la bonne personne. Mentionnez ensuite, en une ou deux phrases, que vous semblez admissible à la Mobilité francophone et fournissez le lien IRCC aux RH si l’entretien avance.
Ciblez les métiers où votre expérience est démontrable et adaptez le CV aux usages canadiens. Si votre profession exige une licence provinciale, commencez la reconnaissance avant de postuler. Une entreprise sera plus disposée à vous soutenir si l’obstacle professionnel est déjà identifié.
Ontario, Nouveau-Brunswick, Alberta… où cibler la Mobilité francophone ?
Toutes les provinces et tous les territoires hors Québec peuvent accueillir un emploi C16 si les conditions sont réunies. Mais les opportunités francophones ne sont pas uniformes. L’Ontario possède un marché d’emploi très vaste et des communautés francophones importantes. Le Nouveau-Brunswick est officiellement bilingue et cherche régulièrement des travailleurs francophones. Le Manitoba, la Saskatchewan, l’Alberta et la Colombie-Britannique disposent aussi de réseaux francophones et de besoins sectoriels.
Votre choix doit partir du métier plutôt que d’un classement général. Un technicien industriel peut trouver plus d’opportunités dans une région manufacturière ; un spécialiste technologique peut viser Toronto, Ottawa, Waterloo, Calgary ou Vancouver ; un professionnel de santé doit surtout regarder la reconnaissance provinciale et les établissements qui recrutent.
Comparez aussi le coût du logement. Un salaire apparemment élevé à Toronto ou Vancouver peut laisser moins de marge qu’un salaire légèrement inférieur dans une ville moyenne. La Mobilité francophone est un outil de permis, pas une recommandation de destination.
Salaire : l’exemption C16 n’autorise pas une rémunération au rabais
L’employeur doit offrir des conditions conformes aux normes et à l’offre déclarée. Pour évaluer votre salaire, utilisez le Guichet-Emplois canadien, les conventions collectives si pertinentes, les données provinciales et des offres comparables. Ne comparez pas uniquement le brut annuel.
Calculez le net approximatif après impôts provinciaux et fédéraux, puis logement, transport, assurance et garde d’enfants. Pour un nouvel arrivant, le coût du premier mois peut être élevé. Notre guide sur la banque au Canada pour nouvel arrivant détaille les premières étapes financières.
Un employeur qui propose un salaire nettement sous le marché tout en facturant au candidat une « place C16 » doit vous alerter. Les frais de conformité de l’employeur ne sont pas un droit de vente du permis.
Conjoint et enfants : vérifier les règles au moment de la demande
Le permis principal peut avoir des conséquences pour les possibilités de permis du conjoint et le statut des enfants, mais les règles des permis ouverts pour membres de famille ont évolué ces dernières années. Ne partez pas d’un ancien article qui promet un permis ouvert automatique au conjoint.
Vérifiez sur IRCC la catégorie d’emploi du titulaire principal, la durée restante du permis et les critères applicables à la date de votre demande familiale. Pour les enfants, examinez les exigences de visa, d’études et de scolarisation provinciale. Si votre projet n’est viable que si les deux adultes travaillent immédiatement, faites valider ce point avant d’accepter l’offre.
Mobilité francophone et résidence permanente : une expérience utile, mais pas une passerelle automatique
Le permis C16 est temporaire. Il ne se transforme pas automatiquement en résidence permanente. Cependant, une expérience de travail canadienne qualifiée, un bon français et un emploi hors Québec peuvent devenir des atouts dans certaines voies fédérales ou provinciales selon les critères en vigueur.
Si votre objectif de long terme est la résidence permanente, choisissez dès le départ une province et un emploi compatibles avec les programmes que vous pourriez viser. Entrée express, les programmes des candidats des provinces et les initiatives francophones ont chacun leurs propres règles.
Le français peut notamment être valorisé dans le système fédéral, mais un permis C16 et un profil Entrée express sont deux dossiers distincts. Ne confondez pas l’exemption de permis temporaire avec les points ou invitations de résidence permanente.
Mobilité francophone, PVT, EIMT et Entrée express : ne mélangez pas quatre mécanismes
| Mécanisme | But | Employeur requis ? | Québec ? |
|---|---|---|---|
| Mobilité francophone C16 | Permis de travail temporaire sans EIMT | Oui | Non |
| PVT EIC | Voyage + travail temporaire, permis ouvert | Non pour Vacances-travail | Oui |
| Permis avec EIMT | Travail temporaire lié à un employeur | Oui + EIMT | Possible selon règles |
| Entrée express | Sélection pour résidence permanente hors Québec | Pas toujours | Non pour sélection Québec |
Pour un citoyen algérien sans passeport français, la Mobilité francophone peut être accessible alors que le PVT EIC ne l’est pas au titre de l’Algérie. Pour un Franco-Algérien, les deux peuvent exister mais répondent à des besoins différents : le PVT offre plus de liberté ; C16 repose sur une offre et peut être utile lorsqu’on a dépassé ou n’utilise pas la voie EIC.
Méthode en 8 points pour vérifier une offre Mobilité francophone
- Confirmer que le lieu de travail réel est hors Québec.
- Vérifier que vous pouvez démontrer au moins NCLC 5 en compréhension et expression orales.
- Identifier le code CNP et la catégorie FEER du poste.
- Vérifier que le poste n’entre pas dans l’exclusion d’agriculture primaire FEER 4 ou 5.
- Confirmer que l’employeur accepte d’utiliser le Portail des employeurs.
- Vérifier que l’offre sera soumise avec l’exemption C16 et le paiement de conformité.
- Obtenir le numéro d’offre à sept chiffres avant de déposer le permis.
- Relire salaire, lieu, fonctions et durée pour éliminer toute incohérence.
Bon signal RH : l’employeur vérifie lui-même la page IRCC, utilise son Portail des employeurs et vous transmet un numéro d’offre. Un vendeur qui vous facture un « numéro C16 » sans véritable poste doit être traité comme un signal d’alerte.
Erreurs fréquentes
- Postuler à Montréal sous C16. La Mobilité francophone exige un emploi hors Québec.
- Croire que parler français suffit sans offre. L’employeur est indispensable.
- Confondre C16 et permis ouvert. Le permis est généralement employeur-spécifique.
- Dire à l’employeur qu’il doit obtenir une EIMT. Le dispositif est précisément une exemption d’EIMT.
- Oublier le Portail des employeurs. L’offre et le numéro sont essentiels.
- Accepter de payer les 230 CAD à la place de l’entreprise comme « achat de permis ». Méfiez-vous des montages irréguliers.
- Supposer que le conjoint obtient automatiquement un permis ouvert. Les règles familiales doivent être vérifiées à la date du dépôt.
- Présenter C16 comme résidence permanente. C’est un permis temporaire.
Préparer le dossier du candidat avant que l’employeur soumette l’offre
La meilleure façon de ne pas perdre un employeur motivé est d’avoir un dossier personnel presque prêt lorsque les RH décident d’utiliser C16. Vérifiez votre passeport, réunissez vos preuves de français, vos diplômes, attestations de travail et historique d’adresses. Selon votre situation, des certificats de police, une biométrie ou un examen médical peuvent être demandés. Les exigences exactes apparaissent dans la demande IRCC et dépendent de votre parcours.
Pour les emplois dans la santé, la petite enfance ou d’autres activités sensibles, l’examen médical peut avoir un impact sur les restrictions du permis. Si vous visez ce type de profession, informez-vous avant le dépôt plutôt que d’obtenir un permis qui vous interdit temporairement l’activité pour laquelle vous avez été recruté.
Le passeport doit également couvrir la durée recherchée. IRCC ne délivre généralement pas un permis au-delà de la validité du document de voyage. Si votre passeport algérien expire bientôt, un renouvellement préalable peut éviter qu’une offre de plusieurs années aboutisse à un permis plus court.
Comment expliquer la Mobilité francophone à un recruteur qui ne la connaît pas
Beaucoup de petites et moyennes entreprises canadiennes connaissent l’EIMT mais pas l’exemption C16. Votre rôle n’est pas de faire du conseil juridique aux RH, mais de leur signaler l’existence de la voie officielle. Une formulation courte suffit : « Je suis francophone, le poste est hors Québec et IRCC prévoit une exemption d’EIMT appelée Mobilité francophone. Votre équipe RH peut vérifier l’admissibilité et soumettre l’offre dans le Portail des employeurs. »
Joignez le lien Canada.ca destiné aux employeurs, pas un blog ni une capture d’écran. L’entreprise pourra vérifier elle-même le niveau de français, la catégorie du poste, l’exemption et les frais de conformité. Cette approche rassure davantage qu’une promesse personnelle du type « mon permis est garanti ».
Pendant l’entretien, concentrez-vous ensuite sur votre valeur professionnelle. Le dispositif facilite l’administration mais ne remplace pas les compétences. Un employeur acceptera plus volontiers une démarche internationale s’il comprend clairement ce que vous apportez, combien de temps vous comptez rester et quand vous pourriez être disponible après la décision d’IRCC.
Questions fréquentes
Un Algérien peut-il utiliser la Mobilité francophone ?
Oui. Le programme ne dépend pas d’un accord EIC avec l’Algérie. Vous devez répondre aux critères de français, obtenir une offre admissible hors Québec et satisfaire aux conditions du permis de travail.
Faut-il une EIMT ?
Non, lorsque l’offre remplit les conditions de la Mobilité francophone, l’employeur utilise l’exemption C16 dans le Programme de mobilité internationale.
Quel niveau de français faut-il ?
IRCC demande au moins un niveau intermédiaire en compréhension et expression orales, équivalent à NCLC 5.
Peut-on travailler à Montréal avec ce permis ?
La Mobilité francophone C16 vise le travail hors Québec. Une offre dont le lieu réel est au Québec ne correspond pas au programme.
L’employeur doit-il payer des frais ?
Oui, l’employeur paie généralement 230 CAD de frais de conformité dans le Portail des employeurs, sauf situation d’exemption prévue.
Le permis est-il ouvert ?
Non, il est généralement lié à l’employeur qui a soumis l’offre. Pour changer d’entreprise, une nouvelle autorisation peut être nécessaire.
Toutes les professions sont-elles admissibles ?
La plupart des catégories FEER peuvent être admissibles, avec une exclusion pour certains emplois en agriculture primaire FEER 4 et 5. Vérifiez la classification du poste.
Mobilité francophone donne-t-elle la résidence permanente ?
Non. Elle donne une voie de permis temporaire. L’expérience acquise peut être utile dans une stratégie de résidence permanente, mais il faut ensuite être admissible à un programme distinct.
Lire aussi
- Immigration Canada pour Algériens : les principales voies
- Équivalence des diplômes algériens au Canada
- Assurance habitation au Canada pour nouvel arrivant
Sources officielles
- IRCC — Francophone Mobility: eligibility
- IRCC — embaucher un travailleur francophone hors Québec
- IRCC — instructions C16 Mobilité francophone
Conditions vérifiées le 26 août 2026. Les règles de permis, de membres de famille et de conformité peuvent évoluer : contrôlez toujours les pages IRCC au moment de la demande.













































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































