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Partir vivre à Dubaï depuis la France : résidence fiscale, impôts et exit tax

Fiscalité internationale • France–Dubaï

Vérifié le 22 juillet 2026. Ce guide intègre les formulaires français 2026, les critères actuels du certificat fiscal émirien et le tableau BOFiP relatif à l’assistance internationale au recouvrement.

Réponse immédiate : partir vivre à Dubaï depuis la France ne vous rend pas automatiquement non-résident fiscal français. Pour que le départ soit cohérent, il faut transférer la réalité de votre vie : logement principal, foyer, travail, décisions économiques et présence habituelle. Un visa émirien, une Emirates ID, une société ou 183 jours de présence constituent des preuves, mais aucune ne suffit seule.

Une fois le transfert fiscal établi, les Émirats ne prélèvent pas d’impôt sur le salaire des personnes physiques. La France continue néanmoins d’imposer les revenus et actifs dont elle conserve le droit d’imposition : immobilier français, certaines pensions, activités exercées en France et, dans certains cas, titres concernés par l’exit tax.

La convention fiscale entre la France et les Émirats évite normalement qu’un même revenu soit imposé deux fois. Elle contient toutefois une clause particulièrement importante : une personne installée aux Émirats mais qui reste domiciliée fiscalement en France selon le droit français peut continuer à être imposée en France sur ses revenus mondiaux. La stratégie ne consiste donc pas à accumuler des documents de Dubaï, mais à faire correspondre les documents aux faits.

Point critique pour les actionnaires : si votre portefeuille de participations atteint 800 000 euros, si vous détenez au moins 50 % des bénéfices d’une société ou si vous bénéficiez de plus-values en report, l’analyse de l’exit tax doit commencer avant le déménagement. Pour un départ vers les Émirats, le sursis n’est pas nécessairement automatique et une demande peut devoir être déposée au moins 90 jours avant le transfert.

Partir vivre à Dubaï depuis la France : diagnostic fiscal en une minute

Votre situation après le départRisque de rester résident françaisAction prioritaire
Logement, conjoint, enfants et travail transférés à DubaïPlutôt faible si les faits sont durables et documentésConserver les preuves, déclarer correctement l’année du départ et obtenir un certificat émirien.
Vous vivez à Dubaï, mais conjoint et enfants restent dans le logement françaisÉlevéAnalyser le foyer avant le départ; ne pas compter uniquement les jours.
Vous dirigez quotidiennement une société française depuis DubaïÉlevé sur l’activité et le centre économiqueDocumenter la gouvernance, les délégations et le lieu réel des décisions.
Vous êtes salarié d’une société émirienne et n’avez plus de logement disponible en FranceModéré à faibleVérifier les actifs français et les déclarations de l’année du départ.
Vous créez une société à Dubaï, mais clients, bureau et décisions restent en FranceTrès élevéRevoir la substance et le risque d’établissement stable avant de facturer.
Vous détenez plus de 800 000 € de titresRisque d’exit tax, même si le départ est réelValorisation, formulaire 2074-ETD, garanties et calendrier au moins 90 jours avant.
Vous conservez des logements loués en FranceLa non-résidence reste possibleContinuer les déclarations françaises, vérifier les prélèvements sociaux et l’IFI.

La page consacrée au fait de vivre à Dubaï quand on est Franco-Algérien traite le projet dans son ensemble. Le présent guide isole la décision fiscale : quand la France cesse-t-elle d’imposer vos revenus mondiaux, que continue-t-elle d’imposer et quelles obligations apparaissent au moment du départ ?

Visa, résidence fiscale, certificat, convention et imposition : cinq notions différentes

Le visa de résidence

Le visa autorise le séjour. Il permet d’obtenir l’Emirates ID et d’accomplir les démarches locales. Il ne décide pas seul de votre domicile fiscal français. Les différentes voies sont comparées dans le guide sur le visa de résidence à Dubaï.

La résidence fiscale émirienne

Les Émirats appliquent leurs propres critères : présence, résidence habituelle, logement, emploi, activité et centre des intérêts personnels et financiers. Cette qualification permet notamment de demander un certificat à la Federal Tax Authority.

Le certificat de résidence fiscale

Le Tax Residency Certificate confirme un statut pour une période donnée. Il sert de preuve auprès des banques, payeurs et administrations. Il ne transforme pas une installation fictive en départ fiscal réel.

Le domicile fiscal français

La France applique d’abord l’article 4 B du Code général des impôts. Un seul critère français peut suffire : foyer ou séjour principal, activité professionnelle principale ou centre des intérêts économiques.

La résidence au sens de la convention

Lorsque les deux pays considèrent la personne comme résidente, la convention utilise une série de critères hiérarchisés. Elle répartit ensuite le droit d’imposer chaque catégorie de revenu.

Le bon ordre d’analyse est le suivant : droit français, droit émirien, convention, catégorie de revenu, obligations déclaratives.

Quand cesse-t-on d’être résident fiscal français ?

La nationalité n’est pas le critère. Un Français peut être non-résident et un étranger peut être résident français. L’administration examine la réalité du foyer, de l’activité et du patrimoine.

Le foyer ou le séjour principal

Le foyer est le lieu où vous habitez normalement avec votre famille, de façon stable. Une chambre d’hôtel à Dubaï pendant que le conjoint et les enfants vivent dans le logement familial français ne déplace généralement pas le foyer. Pour une personne seule, le lieu de séjour principal et l’organisation durable de la vie deviennent particulièrement importants.

L’activité professionnelle principale

Une activité exercée en France peut maintenir le domicile fiscal, sauf lorsqu’elle est accessoire. L’analyse porte sur le temps de travail, les responsabilités et les revenus. La localisation du compte recevant le salaire n’est pas décisive.

Le centre des intérêts économiques

Il correspond au lieu des principales affaires, investissements, revenus et décisions patrimoniales. Posséder un appartement locatif français ne suffit pas toujours. En revanche, diriger une entreprise française, y concentrer l’essentiel de ses revenus et administrer depuis la France un patrimoine majeur renforce fortement le rattachement.

Les critères sont alternatifs

Vous n’avez pas besoin de cumuler les trois. L’administration peut retenir la France dès qu’un seul critère est rempli, sous réserve de la convention. C’est pourquoi une personne passant 250 jours à Dubaï peut rester fiscalement française si son activité ou son foyer demeure en France.

Le guide sur la résidence fiscale française développe la méthode générale de qualification. Les principes sont identiques, mais la convention France–Émirats possède des particularités propres.

La règle des 183 jours : utile, mais jamais suffisante

Les 183 jours interviennent dans plusieurs contextes différents :

  • le lieu de séjour principal au regard français ;
  • les critères internes du certificat fiscal émirien ;
  • l’exception de mission temporaire applicable à certains salaires ;
  • les preuves de présence demandées par les banques ou administrations.

Trois personnes, trois réponses

200 jours à Dubaï, famille en France

Le nombre de jours est favorable, mais le foyer français peut l’emporter.

150 jours à Dubaï, emploi et logement permanents

Une résidence émirienne peut être défendable selon les faits, même sans atteindre 183 jours.

250 jours à Dubaï, société pilotée depuis Paris

Le centre économique et l’activité peuvent maintenir un risque français.

190 jours à Dubaï, multiples séjours temporaires

La présence physique ne prouve pas nécessairement un mode de vie durable.

Ne construisez pas votre départ autour d’un compteur d’aéroport. Construisez-le autour d’une vie cohérente, puis utilisez les jours comme une preuve parmi les autres.

Comment la convention fiscale France–Émirats départage-t-elle une double résidence ?

Lorsqu’une personne est résidente des deux États selon leurs règles internes, l’article 4 de la convention applique successivement :

  1. le foyer d’habitation permanent ;
  2. le centre des intérêts vitaux, c’est-à-dire les liens personnels et économiques les plus étroits ;
  3. le séjour habituel ;
  4. la nationalité ;
  5. un accord entre les administrations si les étapes précédentes ne suffisent pas.

Un logement disponible n’est pas seulement une propriété

Un appartement peut être un foyer permanent s’il reste réellement à votre disposition, même s’il est rarement utilisé. À l’inverse, un bien loué à un tiers avec un bail durable n’est généralement plus disponible pour vous.

Le centre des intérêts vitaux combine le personnel et l’économique

La famille, les relations sociales, l’activité, la direction des entreprises, les banques et le patrimoine sont examinés ensemble. Il n’existe pas de formule donnant automatiquement 60 % au conjoint et 40 % à l’entreprise.

La nationalité intervient tardivement

Un Franco-Algérien ne devient pas résident français parce qu’il possède un passeport français. La nationalité n’intervient que si les foyers, intérêts vitaux et séjours habituels ne permettent pas de trancher.

La clause de la convention qui peut maintenir l’imposition française

L’article 19, paragraphe 2, de la convention France–Émirats est inhabituel. Il prévoit qu’une personne résidente ou établie aux Émirats, mais qui demeure fiscalement domiciliée en France au sens du droit interne français, reste imposable en France sur ses revenus malgré les autres dispositions de la convention.

Conséquence pratique

Une personne ne peut pas opposer seulement son visa, son bail ou son certificat émirien si son foyer ou son activité principale demeure en France. La France peut taxer les revenus mondiaux et imputer l’impôt payé aux Émirats. Or l’impôt émirien sur un salaire est nul : le crédit correspondant peut donc être nul.

Ce que cette clause ne signifie pas

Elle ne signifie pas que tout Français vivant à Dubaï reste imposable en France. Une personne ayant réellement cessé d’être domiciliée en France peut bénéficier de la répartition prévue par la convention. La clause sanctionne surtout l’écart entre une résidence émirienne administrative et une vie restée fiscalement française.

Les sociétés sont aussi concernées

La clause vise également certaines filiales contrôlées à plus de 50 % par une société dont le siège de direction est en France. Une structure émirienne intégrée à un groupe français nécessite donc une analyse distincte de celle de son dirigeant.

Quelles preuves conserver pour démontrer un départ réel ?

La preuve la plus solide est un ensemble cohérent. Un seul document peut être contesté ; trente documents concordants racontent une vie.

CatégoriePreuves utilesCe qu’elles démontrent
LogementBail Ejari, titre de propriété, DEWA, Internet, assurance habitationLogement stable et effectivement occupé
PrésenceRapport entrées-sorties, billets, péages, stationnement, transactions localesFréquence, durée et régularité du séjour
TravailContrat, fiches de paie, licence, bureau, agendas et clientsLieu réel de l’activité principale
FamilleVisas, écoles, assurance, médecin et logement familialTransfert du foyer et des liens personnels
BanqueCompte local, salaire, dépenses courantes et financementVie économique quotidienne aux Émirats
FranceMise en location du logement, déménagement, résiliations et changement d’adresseRéduction de la disponibilité et des attaches françaises
FiscalitéDéclarations françaises, certificat FTA et correspondancesCohérence administrative du changement
GouvernanceProcès-verbaux, signatures, conseils et délégationsLieu des décisions de société

Le dossier doit commencer avant le contrôle

Reconstituer des preuves quatre ans plus tard est coûteux. Conservez chaque année un dossier numérique daté : résidence, présence, famille, emploi, banque, impôts et patrimoine.

Que se passe-t-il si le conjoint ou les enfants restent en France ?

Le maintien de la famille en France n’interdit pas automatiquement la non-résidence, mais il augmente fortement le risque. Le foyer est généralement le lieu où la famille vit de manière normale et durable.

Séparation professionnelle temporaire

Un départ seul pendant que le conjoint garde le domicile familial peut être analysé comme une mission temporaire. Un bail de douze mois à Dubaï n’efface pas nécessairement le foyer français.

Couple ayant deux résidences fiscales

Deux époux peuvent avoir des résidences fiscales différentes. L’année du départ, la déclaration dépend du régime matrimonial, des revenus propres et communs et des règles de la convention. Le dossier doit être préparé individuellement, puis au niveau du foyer.

Enfant majeur ou parent en France

Un enfant majeur autonome ou un parent âgé en France ne produit pas le même effet qu’un conjoint et des enfants mineurs vivant dans l’ancien logement familial. L’analyse reste factuelle.

Quels impôts paie une personne physique aux Émirats ?

Pas d’impôt émirien sur le salaire

Les Émirats ne prélèvent pas d’impôt sur le revenu des personnes physiques sur les salaires. Le salaire contractuel n’est donc pas amputé d’un impôt personnel local comparable à l’impôt français.

Corporate tax d’une personne exerçant une activité

Une personne physique entre dans le champ de la corporate tax lorsqu’elle exerce une activité professionnelle ou commerciale aux Émirats et que le chiffre d’affaires correspondant dépasse 1 million AED pendant l’année civile.

Ne sont pas considérés comme revenus d’activité pour ce seuil :

  • les salaires ;
  • les revenus d’investissements personnels ;
  • les revenus d’investissements immobiliers personnels.

Société et personne physique ne doivent pas être confondues

Une société émirienne peut être soumise à la corporate tax même si son actionnaire ne paie pas d’impôt personnel sur son salaire ou ses placements. Le guide sur la création d’une entreprise à Dubaï détaille la licence, la substance et la fiscalité de la structure.

La TVA existe

L’absence d’impôt sur le revenu n’est pas une absence totale de fiscalité. La TVA émirienne s’applique notamment à de nombreuses consommations et opérations d’entreprise.

Comment obtenir un certificat de résidence fiscale aux Émirats ?

La Federal Tax Authority délivre le Tax Residency Certificate par l’intermédiaire d’EmaraTax. La demande doit être adaptée à son usage : convention fiscale ou autre objectif.

Présence d’au moins 183 jours

Le demandeur fournit notamment son Emirates ID et son visa, ou son passeport et un rapport officiel des entrées-sorties, avec une explication de sa présence.

Présence de 90 à 182 jours

Il faut ajouter une preuve d’emploi ou d’activité aux Émirats, ou un logement permanent continuellement disponible : bail certifié, contrat de location long, titre de propriété et facture de service.

Résidence principale et centre des intérêts aux Émirats

La FTA peut examiner le logement principal, les relations familiales, les comptes, les engagements professionnels, les affiliations et la source des revenus. Cette voie repose davantage sur la qualité des preuves que sur un seuil unique de jours.

Demande pour appliquer la convention France–Émirats

La FTA demande au contribuable d’examiner la définition de résident contenue dans la convention concernée et de fournir les justificatifs pertinents. Un certificat générique et un certificat demandé pour la convention ne répondent donc pas forcément au même dossier.

Frais FTA en juillet 2026Montant
Frais de dépôt50 AED
Certificat électronique — personne avec TRN corporate tax500 AED
Certificat électronique — personne physique sans TRN1 000 AED
Copie papier supplémentaire250 AED
Délai annoncé après dossier complet5 jours ouvrables
Bon réflexe : demandez un certificat pour la période réellement nécessaire et conservez le rapport entrées-sorties, car le certificat ne remplace pas la preuve de votre vie quotidienne.

Où un salaire est-il imposable après le départ ?

La convention regarde d’abord le lieu où l’emploi est physiquement exercé. Le pays de l’employeur, la devise du contrat ou le compte bancaire ne suffisent pas.

Emploi exercé à Dubaï pour une entreprise émirienne

Lorsque le salarié est réellement résident des Émirats et travaille à Dubaï, le salaire n’est normalement pas imposé en France. Les Émirats ne prélèvent pas d’impôt personnel sur ce salaire.

Emploi exercé depuis Dubaï pour une entreprise française

Le salaire peut relever des Émirats au regard de la convention si le travail est réellement accompli depuis Dubaï et si la résidence française a cessé. L’employeur doit néanmoins sécuriser la paie, le droit local et la protection sociale.

Jours de travail en France

Les jours effectivement travaillés en France peuvent créer une fraction imposable en France. Un cadre voyageant chaque mois doit conserver un calendrier distinguant déplacements privés, réunions, formation et activité productive.

Agent public

Les rémunérations publiques et pensions publiques suivent des règles propres. Un fonctionnaire français ne doit pas appliquer le raisonnement d’un salarié privé.

Les rémunérations et conditions de contrat sont approfondies dans le guide pour travailler à Dubaï.

Télétravailler à Dubaï pour une entreprise française : quels risques ?

Accord de l’employeur

Le télétravail international modifie le lieu d’exécution du contrat. L’avenant doit préciser la durée, les horaires, les déplacements, le matériel, les assurances, les données, la loi applicable et la procédure de retour.

Permis émirien

Le salarié doit détenir une résidence et une autorisation compatibles avec son activité. Un visa de visite ne permet pas de s’installer et de travailler durablement.

Paie et retenue française

L’entreprise ne doit pas maintenir automatiquement la paie française comme si le salarié travaillait à Paris. Elle doit déterminer la résidence, la source du salaire, les éventuelles retenues et les obligations locales.

Établissement stable de l’employeur

Un salarié ordinaire travaillant depuis son domicile ne crée pas toujours un établissement stable. Le risque augmente s’il négocie ou conclut habituellement des contrats, représente l’entreprise, dirige une fonction essentielle ou dispose d’un bureau mis à la disposition de l’employeur.

Données et assurance

L’employeur doit vérifier l’accès aux données, la cybersécurité, les restrictions sectorielles, l’accident du travail et la couverture médicale. Le consentement informel d’un supérieur ne remplace pas l’analyse juridique.

Créer ou diriger une société à Dubaï sans rester imposable en France

La substance doit être réelle

Licence, compte bancaire et adresse de domiciliation ne suffisent pas lorsque le dirigeant, les clients, les salariés et les décisions restent en France. Une entreprise doit pouvoir expliquer où sont exercées ses fonctions centrales.

Siège de direction effective

La convention attribue la résidence d’une société doublement résidente à l’État où se situe son siège de direction effective. Les procès-verbaux doivent refléter la réalité : décideurs présents, informations examinées et contrats approuvés.

Établissement stable en France

Un bureau, une installation fixe ou une personne disposant du pouvoir habituel de conclure des contrats peut créer un établissement stable français. Une partie du bénéfice devient alors potentiellement imposable en France.

Prestations facturées à sa propre société

Le prix doit être cohérent avec les fonctions et risques. Des factures sans travail réel, une rémunération artificiellement faible ou des dépenses personnelles payées par la société peuvent être requalifiées.

Direction d’une société française depuis Dubaï

Le départ du dirigeant ne déplace pas automatiquement la société. En revanche, il peut modifier le lieu des décisions, la gouvernance et la résidence personnelle. Les deux analyses doivent être conduites séparément.

Comment déclarer l’année de son départ de France ?

Le départ ne ferme pas le dossier fiscal. L’année suivante, vous déclarez l’année civile du déménagement.

  1. Signalez l’adresse étrangère. Mettez à jour votre espace fiscal dès que l’adresse est stable.
  2. Fixez une date de transfert défendable. Elle doit correspondre aux faits : déménagement, logement, emploi et famille.
  3. Déclarez la période française. La 2042 reprend les revenus mondiaux du 1er janvier à la date de départ.
  4. Ajoutez la 2047. Elle sert aux revenus étrangers encaissés pendant la période où vous étiez encore résident français.
  5. Complétez la 2042-NR. Elle reprend seulement les revenus de source française imposables du départ au 31 décembre.
  6. Traitez les comptes étrangers. Vérifiez la déclaration 3916/3916-bis pour la période de résidence française.
  7. Ajoutez l’exit tax. Les formulaires 2074 s’ajoutent lorsque les seuils ou reports sont concernés.
  8. Expliquez la situation. Une note brève peut préciser la date, le pays et les catégories de revenus.

Et si la France considère que vous êtes resté résident ?

Vous déclarez alors les revenus mondiaux de l’année entière. Une 2042-NR ne peut pas créer une non-résidence qui n’existe pas dans les faits.

Service gestionnaire

Le dernier service local traite la déclaration de l’année du départ. Si vous conservez ensuite des revenus français imposables, le Service des impôts des particuliers non-résidents devient généralement compétent.

Compte bancaire à Dubaï et formulaire 3916

Un particulier domicilié fiscalement en France doit déclarer les comptes étrangers ouverts, détenus, utilisés ou clos pendant l’année. Le formulaire 3916/3916-bis couvre notamment les comptes bancaires, certains comptes d’actifs numériques et contrats étrangers.

Compte ouvert avant le départ

Si vous ouvrez un compte émirien alors que vous êtes encore résident français, il doit généralement être déclaré au titre de cette année.

Compte ouvert après le transfert

Un non-résident effectif n’est en principe pas soumis chaque année à la déclaration 3916 du seul fait de détenir le compte. L’année du départ reste sensible : la date d’ouverture et la période de résidence doivent être documentées.

Banques et néobanques européennes

Le pays du compte se lit dans l’établissement et l’IBAN, pas dans la marque commerciale. Le guide sur le formulaire 3916 présente la méthode de déclaration, tandis que le comparatif des néobanques utilisables à l’étranger aide à anticiper les restrictions de résidence.

Informer les banques françaises

Transmettez votre adresse, votre numéro fiscal émirien lorsqu’il existe et votre auto-certification de résidence. Le guide pour garder ou ouvrir un compte français depuis l’étranger détaille les difficultés pratiques.

Quels revenus restent imposables en France après le départ ?

Revenu ou actifTraitement généralVérification nécessaire
Loyer d’un appartement françaisImposable en FranceRégime foncier ou meublé, prélèvements sociaux
Plus-value sur immobilier françaisImposable en FranceDurée, représentant fiscal et prélèvements
Salaire pour travail exercé à DubaïEn principe attribué aux Émirats si non-résidentJours français et article 19(2)
Salaire pour jours travaillés en FranceFraction potentiellement imposable en FranceCalendrier et retenue
Pension privée françaiseConvention à examinerNature exacte de la pension
Pension de sécurité socialePeut rester imposable en FranceNotice 2041-E et convention
Pension publiqueRègle spécifique, souvent État payeurNationalité et fonction
Dividendes françaisConvention et formalités du payeurCertificat de résidence et bénéficiaire effectif
Intérêts françaisConvention et nature du produitRetenue et justificatifs
Activité indépendante exercée en FranceImposition française possibleBase fixe ou établissement stable

Le taux moyen peut être plus favorable

Les non-résidents soumis au barème minimum français peuvent demander l’application du taux moyen calculé à partir des revenus mondiaux lorsque ce taux est inférieur. Cette option exige de communiquer les revenus étrangers du foyer sans les rendre automatiquement imposables en France.

Conserver un bien immobilier en France en vivant à Dubaï

Revenus locatifs

La convention attribue à la France le droit d’imposer les revenus des immeubles situés en France. Le propriétaire continue donc à déclarer loyers et charges. Le guide sur l’imposition des revenus locatifs transfrontaliers n’est pas applicable tel quel aux Émirats, mais sa méthode d’inventaire des loyers, charges et conventions reste utile.

Prélèvements sociaux

Les revenus et plus-values immobiliers des non-résidents peuvent rester soumis aux prélèvements sociaux français. Les exonérations partielles liées à une affiliation dans l’Espace économique européen, en Suisse ou au Royaume-Uni ne se transposent pas automatiquement à une affiliation émirienne.

IFI

Un non-résident est imposable à l’IFI sur ses biens et droits immobiliers français, directement ou indirectement détenus, lorsque la valeur nette taxable dépasse 1,3 million d’euros. Le départ peut réduire le champ aux biens français, mais il ne supprime pas l’IFI.

Le guide sur l’IFI et les biens étrangers explique les mécanismes de valorisation et de détention. Pour un résident de Dubaï, l’application doit être refaite avec la convention France–Émirats.

Impôts locaux

La taxe foncière demeure due. L’ancien logement conservé à disposition peut aussi être traité comme résidence secondaire et supporter la taxe d’habitation correspondante selon la commune.

Crédit immobilier

Informez le prêteur et l’assureur du changement de résidence lorsque le contrat l’exige. Le guide sur le crédit immobilier depuis l’étranger présente les documents souvent demandés aux non-résidents.

Assurance-vie, PEA, titres et autres placements

Informer chaque établissement

La banque, le courtier et l’assureur doivent connaître la nouvelle résidence. Cette mise à jour conditionne les retenues, la documentation fiscale et l’accès à certains produits.

Ne clôturez pas automatiquement

Le départ n’oblige pas toujours à liquider un portefeuille ou une assurance-vie. Une clôture précipitée peut créer une imposition ou perdre une antériorité. Vérifiez le contrat, le pays accepté et les règles du produit.

PEA et opérations nouvelles

Le maintien d’un plan existant et la possibilité d’effectuer des opérations dépendent du droit fiscal et des politiques du teneur de compte. Demandez une réponse écrite avant le départ.

Assurance-vie

Le régime d’un rachat dépend de la résidence, de la date des primes, du bénéficiaire et de la convention. Le comparatif sur l’assurance-vie des personnes mobiles aide à identifier les questions à poser sans remplacer l’analyse France–Émirats.

Exit tax : êtes-vous réellement concerné ?

L’exit tax ne frappe pas toute personne quittant la France. Deux séries de conditions doivent être examinées.

Condition de durée

Vous devez avoir été résident fiscal français pendant au moins six années au cours des dix années précédant le transfert.

Condition de détention

Vous êtes notamment concerné si vos titres atteignent :

  • une valeur globale d’au moins 800 000 euros ;
  • ou au moins 50 % des bénéfices sociaux d’une société.

Plus-values en report et compléments de prix

Certaines plus-values déjà placées en report et les créances issues d’une clause de complément de prix peuvent entrer dans le dispositif indépendamment du simple seuil de portefeuille. Un apport-cession antérieur doit donc être signalé au conseil fiscal.

Portefeuille coté de 300 000 €

Le seuil de 800 000 € n’est pas atteint et aucune participation de 50 % n’existe : la plus-value latente ordinaire n’entre généralement pas dans l’exit tax.

100 % d’une société valorisée 400 000 €

Le seuil de valeur n’est pas atteint, mais la participation représente au moins 50 % : l’exit tax peut s’appliquer.

Actions valorisées 1,2 M€

Le seuil global est dépassé : il faut valoriser les plus-values latentes à la date du transfert.

Apport-cession en report

Le dispositif peut suivre la plus-value en report même lorsque le portefeuille actuel semble inférieur aux seuils.

Que taxe l’exit tax et comment préparer la valorisation ?

La plus-value latente

Elle correspond à la différence entre la valeur des titres au jour du transfert et leur prix fiscal d’acquisition. Elle n’exige pas une vente réelle au moment du départ.

Les titres non cotés

La valorisation doit reposer sur une méthode défendable : transactions comparables, actif net, rentabilité, flux futurs ou combinaison de méthodes. Une estimation opportuniste peut être remise en cause.

Les dettes ne réduisent pas automatiquement la valeur

Une dette personnelle contractée pour acheter les titres ne se déduit pas nécessairement comme dans un calcul patrimonial ordinaire. La base fiscale doit être calculée selon les règles de l’article 167 bis.

La date exacte compte

Une levée de fonds, une vente, un dividende exceptionnel ou une restructuration proche du départ peut modifier la valeur. Les actes doivent être chronologiquement documentés.

Départ vers Dubaï : pourquoi le sursis d’exit tax demande une anticipation particulière

Le sursis de paiement est automatique pour un départ vers l’Union européenne ou vers un État ayant avec la France à la fois :

  • une assistance contre la fraude et l’évasion fiscales ;
  • une assistance mutuelle au recouvrement d’une portée suffisante ;
  • et qui n’est pas non coopératif.

Situation des Émirats en juillet 2026

Le tableau BOFiP indique que les Émirats disposent d’un échange de renseignements pour l’impôt sur le revenu et les sociétés, mais pas d’assistance administrative internationale au recouvrement pour ces impôts.

Au regard de ces données, un départ fiscal direct vers les Émirats relève généralement du sursis sur demande, et non du sursis automatique.

Délai de 90 jours

La demande doit être déposée au plus tard 90 jours avant le transfert envisagé. Elle s’accompagne du formulaire 2074-ETD, d’une proposition de garanties et, selon le cas, de la désignation d’un représentant fiscal en France.

Garanties

Elles peuvent prendre différentes formes acceptables pour le Trésor : garantie bancaire, nantissement, hypothèque ou autre sûreté. Leur coût et leur délai de mise en place doivent être budgétés.

Ne fixez pas la date de départ avant de vérifier le sursis. Un actionnaire qui déménage en septembre ne doit pas découvrir en août qu’une demande aurait dû être déposée en juin.

Combien de temps faut-il suivre l’exit tax ?

Deux ou cinq ans

Pour les départs depuis 2019, le dégrèvement intervient généralement après :

  • deux ans si la valeur des titres dans le champ est inférieure à 2,57 millions d’euros ;
  • cinq ans au-delà de 2,57 millions d’euros.

Événements déclencheurs

Une cession, un rachat-annulation, une liquidation, certaines donations ou le non-respect des obligations peuvent mettre fin au sursis. Chaque opération sur les titres doit être examinée avant sa réalisation.

Formulaires de suivi

  • 2074-ETD : déclaration du transfert ;
  • 2074-ETS : suivi des années suivantes ;
  • 2074-ETSL : suivi allégé lorsque les conditions sont réunies ;
  • 2042-C, case 8TN : report du montant global des droits en sursis dans les situations concernées.

Nouveau départ vers un autre pays

Un déménagement ultérieur de Dubaï vers un autre État peut modifier le sursis. Le Service des impôts des non-résidents doit être informé dans les délais prévus.

Sécurité sociale, santé et retraite après le départ

Pas d’accord bilatéral France–Émirats

Les Émirats ne figurent pas parmi les États liés à la France par une convention de sécurité sociale. Les périodes et cotisations ne sont donc pas coordonnées comme entre la France et l’Algérie, le Canada ou certains autres pays.

Salarié détaché

Un employeur français peut demander le maintien temporaire au régime français dans le cadre de la législation interne. Pour un pays sans accord, le détachement peut aller jusqu’à trois ans et être renouvelé une fois dans certaines conditions. Des obligations locales peuvent néanmoins subsister, créant un coût double.

Salarié expatrié

Un expatrié ordinaire quitte le régime obligatoire français et relève de la protection locale. À Dubaï, l’assurance santé est obligatoire et la qualité du réseau dépend du contrat.

Couverture volontaire

La Caisse des Français de l’étranger et les assurances privées peuvent compléter la couverture santé, retraite ou accidents. Elles ne reproduisent pas automatiquement toutes les prestations françaises.

Retraite

Vérifiez les cotisations obligatoires, volontaires et d’entreprise. Une période sans cotisation peut réduire les droits futurs, même lorsque le salaire net à Dubaï paraît élevé.

Calendrier fiscal recommandé sur douze mois

Douze à neuf mois avant

Cartographiez le foyer, les revenus, sociétés, titres, immobilier, comptes et contrats. Faites valoriser les participations et repérez les plus-values en report.

Neuf à six mois avant

Choisissez la voie de résidence, négociez le contrat, organisez le logement et la famille. Demandez à l’employeur une analyse de paie et de sécurité sociale.

Six à quatre mois avant

Décidez du sort du logement français, mettez à jour la gouvernance des sociétés et préparez les actes de transfert. Identifiez les preuves futures.

Au moins 90 jours avant

Lorsque l’exit tax est concernée et que le sursis doit être demandé, déposez le dossier 2074-ETD avec les garanties proposées.

Un mois avant

Communiquez les nouvelles coordonnées aux banques, assureurs, caisses, employeur et administrations. Sauvegardez les documents français.

À la date du transfert

Conservez les preuves de déménagement, de remise des clés, de début d’emploi, d’entrée dans le logement et de déplacement de la famille.

Durant la première année

Tenez un calendrier des jours, centralisez les dépenses locales et évitez une gouvernance contradictoire avec la résidence revendiquée.

L’année suivante

Déposez 2042, 2047, 2042-NR, 3916 et formulaires d’exit tax selon le dossier. Demandez le certificat émirien pour la période appropriée.

Sept scénarios concrets France–Dubaï

1. Salarié célibataire recruté à Dubaï

Il quitte son logement, travaille localement, loue à Dubaï et passe l’année aux Émirats. Le risque français est faible si aucun centre économique majeur ne demeure en France. Il déclare correctement l’année fractionnée.

2. Cadre dont la famille reste à Lyon

Il passe 220 jours à Dubaï, mais son conjoint et ses enfants vivent dans la maison familiale. Le foyer français peut demeurer. Le certificat émirien ne neutralise pas cette faiblesse.

3. Fondateur possédant 100 % de sa société

Ses titres valent 600 000 €. Le seuil de 800 000 € n’est pas atteint, mais la participation dépasse 50 %. L’exit tax doit être étudiée et le sursis préparé 90 jours avant.

4. Propriétaire de trois logements français

Il devient non-résident, mais continue à déclarer les loyers, prélèvements et éventuellement l’IFI. Les logements locatifs ne rendent pas automatiquement résident.

5. Consultant avec société free zone

Il vit à Dubaï, mais 90 % de ses missions sont exécutées dans les locaux des clients français. Les jours en France, la base fixe et la substance de la société doivent être examinés.

6. Dirigeante d’une PME française

Elle s’installe à Dubaï mais continue à signer, recruter et décider pour la PME française. Sa résidence personnelle et le lieu de direction de chaque entreprise doivent être documentés séparément.

7. Franco-Algérien partageant son temps

Il possède une maison familiale en France, des actifs en Algérie et un emploi à Dubaï. Chaque lien doit être affecté au bon pays; la nationalité algérienne ou française ne tranche pas seule.

Quinze erreurs qui fragilisent un départ fiscal vers Dubaï

1. Confondre visa et résidence fiscale

L’Emirates ID ne supprime pas les critères français.

2. Appliquer seulement les 183 jours

Le foyer et l’activité peuvent suffire à maintenir le domicile français.

3. Laisser le logement français entièrement disponible

Un logement permanent dans les deux pays complique la convention.

4. Maintenir la famille en France sans analyse

Le foyer devient le point le plus vulnérable.

5. Continuer à diriger quotidiennement depuis la France

Le centre économique contredit le départ déclaré.

6. Créer une société sans substance

Licence et compte bancaire ne prouvent pas l’activité réelle.

7. Oublier les jours travaillés en France

Les déplacements professionnels peuvent créer une fraction taxable.

8. Déposer seulement une 2042-NR

Le formulaire ne décide pas du statut fiscal.

9. Ouvrir un compte émirien avant le départ sans 3916

Le compte peut être déclarable pour l’année concernée.

10. Fermer tous les placements dans l’urgence

La liquidation peut créer un impôt ou perdre une antériorité.

11. Ignorer l’IFI et les loyers français

La non-résidence ne supprime pas l’imposition immobilière française.

12. Découvrir l’exit tax après le déménagement

Le sursis sur demande peut exiger un dépôt 90 jours avant.

13. Sous-évaluer une société non cotée

La valeur doit pouvoir résister à un contrôle.

14. Supposer que la Sécurité sociale suit automatiquement

Il n’existe pas d’accord bilatéral France–Émirats.

15. Ne conserver aucune preuve

Un calendrier, les contrats et les dépenses quotidiennes sont indispensables.

Checklist avant de partir vivre à Dubaï depuis la France

Résidence

  • Le logement principal à Dubaï est durable et documenté.
  • Le sort du logement français est défini.
  • La famille et la scolarité sont intégrées à l’analyse.
  • Les jours de présence seront suivis.
  • La date de transfert correspond à des événements réels.

Travail et entreprise

  • Le lieu d’exercice du travail est clairement établi.
  • L’employeur a validé le télétravail international.
  • Le permis et l’assurance sont compatibles.
  • La société dispose d’une substance réelle.
  • Le risque d’établissement stable a été étudié.
  • La gouvernance correspond au lieu des décisions.

Patrimoine

  • Les titres ont été valorisés.
  • Les participations de 50 % sont repérées.
  • Les reports d’imposition sont recensés.
  • L’IFI français est simulé.
  • Les loyers et crédits français sont annualisés.
  • Les banques et assureurs sont informés.

Déclarations

  • L’adresse étrangère est signalée.
  • Les formulaires 2042, 2047 et 2042-NR sont anticipés.
  • Les comptes étrangers sont recensés pour la 3916.
  • L’exit tax et le délai de 90 jours sont vérifiés.
  • Le certificat fiscal émirien sera demandé pour la bonne période.
  • Les justificatifs sont archivés au moins pendant les délais utiles.

Glossaire France–Dubaï

TermeDéfinition
Domicile fiscalÉtat auquel une personne est rattachée par le droit interne pour l’imposition de ses revenus.
Résidence conventionnelleÉtat retenu après application des critères d’une convention en cas de double résidence.
FoyerLieu où la personne ou sa famille habite normalement et durablement.
Centre des intérêts vitauxÉtat avec lequel les liens personnels et économiques sont les plus étroits.
Tax Residency CertificateCertificat délivré par la Federal Tax Authority attestant la résidence émirienne pour une période.
Revenu de source françaiseRevenu rattaché à la France par sa nature, son lieu d’exercice, le débiteur ou l’actif concerné.
Établissement stableInstallation fixe ou présence d’affaires permettant à un État d’imposer une partie des bénéfices d’une entreprise étrangère.
Siège de direction effectiveLieu où les décisions stratégiques et de gestion de l’entité sont réellement prises.
Exit taxImposition française de certaines plus-values latentes, reports et créances lors du transfert fiscal hors de France.
Sursis de paiementReport du paiement de l’exit tax tant que les conditions et obligations de suivi sont respectées.
IFIImpôt sur la fortune immobilière dû au-delà du seuil légal sur le patrimoine immobilier net taxable.
Détachement socialMaintien temporaire d’un salarié au régime français pendant une mission à l’étranger, sous conditions.
Expatriation socialeSituation où le travailleur quitte le régime obligatoire français et relève du régime du pays d’accueil.
3916/3916-bisDéclaration française des comptes, contrats et certains actifs détenus à l’étranger.

Questions fréquentes sur la fiscalité France–Dubaï

Combien de jours faut-il vivre à Dubaï pour ne plus être résident fiscal français ?

Il n’existe pas de nombre de jours qui suffise à lui seul. Le séjour principal compte, mais la France examine aussi le foyer, l’activité professionnelle principale et le centre des intérêts économiques. La convention France–Émirats départage ensuite une éventuelle double résidence selon le logement permanent, les intérêts vitaux, le séjour habituel et la nationalité.

La règle des 183 jours suffit-elle pour devenir résident fiscal à Dubaï ?

Non. Une présence de 183 jours facilite l’obtention d’un certificat fiscal émirien, mais elle ne supprime pas automatiquement le domicile fiscal français. Une personne peut passer plus de six mois aux Émirats tout en conservant son foyer, son activité principale ou le centre de ses affaires en France.

Un visa de résidence à Dubaï prouve-t-il que je suis non-résident fiscal français ?

Non. Le visa et l’Emirates ID prouvent un statut migratoire. La résidence fiscale française repose sur les faits et la convention. Le visa constitue une pièce utile, mais il doit être cohérent avec le logement, le travail, la famille, les comptes et la présence réelle.

À quoi sert le certificat de résidence fiscale des Émirats ?

Le Tax Residency Certificate délivré par la Federal Tax Authority sert à établir la résidence émirienne pour une période donnée et, selon le dossier, à demander les avantages d’une convention fiscale. Il ne lie pas automatiquement l’administration française si les critères français restent remplis.

Peut-on obtenir un certificat fiscal émirien avec 90 jours de présence ?

Oui dans certains cas. Entre 90 et 182 jours, la FTA demande notamment une preuve d’emploi ou d’activité aux Émirats, ou un logement permanent continuellement disponible. Pour une demande fondée sur la convention, les exigences propres au traité concerné doivent aussi être respectées.

Les salaires sont-ils imposés à Dubaï ?

Les Émirats n’appliquent pas d’impôt sur le revenu des personnes physiques aux salaires. Cela ne signifie pas qu’un salaire échappe à la France si le salarié y demeure fiscalement domicilié ou si le travail est physiquement exercé en France.

Puis-je continuer à travailler pour une entreprise française depuis Dubaï ?

Oui, mais l’employeur doit valider le droit du travail, le permis de travail ou de télétravail, la sécurité sociale, la paie, l’assurance et le risque d’établissement stable. Un simple accord verbal de télétravail ne sécurise ni le salarié ni l’entreprise.

Le fait que mon salaire soit versé par une entreprise française le rend-il imposable en France ?

Pas automatiquement. Pour un salarié réellement résident des Émirats, la convention regarde principalement le lieu où l’emploi est exercé. Toutefois, les règles changent si le travail est accompli en France, si la personne demeure domiciliée fiscalement en France ou si elle relève d’un statut public.

Dois-je fermer tous mes comptes bancaires français ?

Non. Un non-résident peut conserver de nombreux comptes français, sous réserve des règles de chaque établissement. Il faut communiquer la nouvelle adresse et le statut fiscal, vérifier les produits non accessibles aux non-résidents et mettre à jour les formulaires de conformité.

Dois-je déclarer mon compte bancaire de Dubaï avec le formulaire 3916 ?

Les personnes fiscalement domiciliées en France doivent déclarer les comptes étrangers ouverts, détenus, utilisés ou clos. Pour l’année du départ, la période exacte et la date d’ouverture du compte doivent être examinées. Après un départ fiscal effectif, un non-résident n’est en principe plus soumis à cette obligation du seul fait de détenir le compte, sauf situation particulière.

Comment déclarer l’année de mon départ de France ?

L’année suivante, un non-résident déclare sur la 2042 les revenus mondiaux perçus du 1er janvier jusqu’à la date du départ, avec la 2047 pour les revenus étrangers de cette période. La 2042-NR ne reprend que les revenus de source française imposables en France après le départ jusqu’au 31 décembre.

Dois-je encore payer des impôts en France après mon départ ?

Oui si vous conservez des revenus ou actifs imposables en France : loyers, certaines plus-values, rémunérations correspondant à une activité exercée en France, certaines pensions, immobilier soumis à l’IFI ou impôts locaux. La convention détermine la répartition du droit d’imposer.

Mes loyers français restent-ils imposables en France ?

Oui. Les revenus d’un immeuble situé en France demeurent en principe imposables en France, même lorsque le propriétaire réside aux Émirats. Ils doivent être déclarés chaque année, avec les règles des non-résidents et les prélèvements sociaux applicables.

Un non-résident à Dubaï peut-il être redevable de l’IFI en France ?

Oui. Un non-résident reste potentiellement imposable à l’IFI sur ses biens et droits immobiliers situés en France lorsque le patrimoine immobilier net taxable dépasse 1,3 million d’euros, sous réserve des règles de détention et de la convention.

La résidence principale conservée en France devient-elle une résidence secondaire ?

Généralement oui lorsqu’elle n’est plus le logement principal effectif du foyer. Cela peut modifier la taxe d’habitation, certaines exonérations, l’assurance et la fiscalité d’une future vente. Le traitement dépend toutefois de l’occupation réelle et de la situation familiale.

Qu’est-ce que l’article 19 paragraphe 2 de la convention France–Émirats ?

Cette clause permet à la France d’imposer les revenus d’une personne établie ou résidente aux Émirats lorsqu’elle reste fiscalement domiciliée en France selon le droit interne français. L’impôt payé aux Émirats peut alors ouvrir un crédit, mais celui-ci est souvent nul pour un salaire puisqu’il n’existe pas d’impôt émirien sur le revenu.

Qui est concerné par l’exit tax française ?

Le dispositif vise notamment une personne ayant été résidente fiscale française au moins six années sur les dix précédant le départ et détenant des titres d’une valeur globale d’au moins 800 000 euros ou représentant au moins 50 % des bénéfices d’une société.

L’exit tax signifie-t-elle que je dois vendre mes actions ?

Non. Elle constate une plus-value latente au moment du transfert fiscal. Un sursis de paiement peut éviter le paiement immédiat, mais des déclarations, garanties et obligations de suivi peuvent s’appliquer jusqu’au dégrèvement ou à un événement déclencheur.

Le sursis d’exit tax est-il automatique pour un départ à Dubaï ?

Au regard du tableau BOFiP consulté en juillet 2026, les Émirats disposent d’un échange de renseignements avec la France, mais pas d’une assistance au recouvrement pour l’impôt sur le revenu et les sociétés. Le sursis doit donc généralement être demandé, avec garanties, au moins 90 jours avant le transfert.

Quels formulaires concernent l’exit tax ?

La déclaration 2074-ETD décrit les plus-values latentes, créances de complément de prix et plus-values en report à la date du départ. La 2074-ETS assure ensuite le suivi annuel lorsque le contribuable bénéficie d’un sursis; la 2074-ETSL peut servir au suivi allégé dans certains cas.

Quand l’exit tax peut-elle être dégrevée ?

Pour les transferts réalisés depuis 2019, le délai est généralement de deux ans lorsque les titres entrant dans le dispositif valent moins de 2,57 millions d’euros et de cinq ans au-delà, à condition qu’aucun événement mettant fin au sursis ne soit intervenu.

Une société créée à Dubaï suffit-elle à éviter l’impôt français ?

Non. La société doit être réellement dirigée, administrée et exploitée aux Émirats. Une direction effective en France, un bureau français, des décisions prises depuis la France ou un représentant y concluant habituellement les contrats peuvent créer une imposition française.

Un freelance à Dubaï paie-t-il toujours zéro impôt ?

Non. Les salaires, investissements personnels et revenus immobiliers personnels ne sont pas traités comme une activité imposable à la corporate tax émirienne. En revanche, une personne exerçant une activité aux Émirats entre dans la corporate tax lorsque son chiffre d’affaires professionnel dépasse 1 million AED sur l’année civile.

Existe-t-il une convention de sécurité sociale entre la France et les Émirats ?

Non. Les Émirats ne figurent pas dans la liste des accords bilatéraux de sécurité sociale de la France. Un détachement au titre de la législation française peut être possible temporairement, mais il n’exonère pas nécessairement des obligations locales.

Puis-je garder la Sécurité sociale française en vivant à Dubaï ?

Un salarié envoyé temporairement par un employeur français peut, sous conditions, rester affilié au régime français dans le cadre d’un détachement. Un expatrié ordinaire quitte généralement le régime obligatoire français et relève de la couverture locale, avec la possibilité d’une assurance volontaire comme la CFE selon ses besoins.

Ma famille peut-elle rester en France pendant que je deviens résident à Dubaï ?

Oui juridiquement, mais la présence durable du conjoint et des enfants en France constitue un indice majeur du maintien du foyer fiscal français. Une séparation professionnelle temporaire est particulièrement fragile. Chaque membre du couple peut toutefois avoir une résidence fiscale différente selon les faits.

La double nationalité franco-algérienne change-t-elle la fiscalité France–Dubaï ?

La double nationalité n’exonère d’aucun impôt et ne remplace pas l’analyse de résidence. Elle peut intervenir seulement à un stade tardif des critères conventionnels si les logements, intérêts vitaux et séjours habituels ne permettent pas de départager les deux États.

Quand faut-il commencer à préparer son départ fiscal ?

Un salarié sans patrimoine complexe peut commencer six à neuf mois avant le déménagement. Un dirigeant, un actionnaire dépassant les seuils de l’exit tax, un propriétaire immobilier ou une famille dont une partie reste en France devrait commencer neuf à douze mois avant la date envisagée.

Les décisions à retenir avant de quitter la France pour Dubaï

1. Le visa ne décide pas de la résidence fiscale. Le foyer, le travail et le centre économique doivent réellement être transférés.

2. Les 183 jours ne sont pas une garantie. Ils servent de preuve, mais ne remplacent pas l’analyse française et conventionnelle.

3. La convention possède une clause française forte. Si vous restez domicilié en France selon le droit interne, la France peut continuer à imposer les revenus mondiaux.

4. La France conserve l’imposition de plusieurs revenus. Immobilier, certaines pensions, activité française, IFI et impôts locaux peuvent subsister.

5. L’exit tax doit être anticipée. Les seuils sont 800 000 euros ou 50 % d’une société, avec une possible demande de sursis au moins 90 jours avant un départ vers les Émirats.

6. La sécurité sociale ne suit pas automatiquement. Il n’existe pas d’accord bilatéral France–Émirats.

Avertissement fiscal et juridique : ce guide explique les règles générales vérifiées en juillet 2026. Une résidence fiscale, une exit tax ou une structure internationale doit être analysée à partir des contrats, dates, valeurs, pays de nationalité et faits propres au foyer. Obtenez un avis écrit avant toute opération irréversible.

Sources officielles consultées

  1. Direction générale des finances publiques — déterminer la non-résidence fiscale.
  2. Légifrance — article 4 B du Code général des impôts.
  3. Convention fiscale entre la France et les Émirats arabes unis.
  4. BOFiP — convention France–Émirats.
  5. DGFiP — démarches fiscales lors d’un départ à l’étranger.
  6. DGFiP — revenus imposables des non-résidents.
  7. DGFiP — conditions, sursis et suivi de l’exit tax.
  8. Légifrance — article 167 bis du Code général des impôts.
  9. BOFiP — échange de renseignements et assistance au recouvrement par pays.
  10. Service-Public — formulaire 3916/3916-bis 2026.
  11. Service-Public — déclaration des comptes ouverts à l’étranger.
  12. DGFiP — IFI des non-résidents.
  13. DGFiP — patrimoine taxable à l’IFI.
  14. Federal Tax Authority — Tax Residency Certificate.
  15. Federal Tax Authority — corporate tax applicable aux personnes physiques.
  16. Gouvernement des Émirats — fiscalité.
  17. CLEISS — travailler à l’étranger et protection sociale.
  18. CLEISS — travail détaché et service ILASS.
  19. Caisse des Français de l’étranger — adhésion volontaire.

Les règles et formulaires sont datés. Contrôlez notamment le tableau d’assistance au recouvrement, les seuils de l’exit tax et les critères du certificat émirien avant la date effective du départ.

Partir vivre à Dubaï depuis la France : résidence fiscale, impôts et exit tax

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