Fiscalité Royaume-Uni–Algérie : revenus, patrimoine et double imposition
- Dzaïr Zoom / 1 heure
- 17 août 2026

Si vous êtes résident fiscal du Royaume-Uni et que vous conservez en Algérie un appartement, un compte bancaire, des dividendes, des intérêts, une pension ou une activité, ces revenus ne deviennent pas invisibles pour HMRC parce qu’ils restent à l’étranger. Depuis le 6 avril 2025, la règle de base est même plus lisible qu’avant : un résident britannique est normalement imposé sur ses revenus et gains mondiaux, sous réserve notamment du nouveau régime Foreign Income and Gains pour certains nouveaux résidents.
La fiscalité Royaume-Uni–Algérie repose ensuite sur la convention fiscale bilatérale entrée en vigueur en 2016. Elle ne signifie pas qu’un seul pays taxe toujours chaque revenu. Selon le cas, l’Algérie peut conserver un droit d’imposition, le Royaume-Uni peut également taxer le même revenu parce que vous y êtes résident, puis un Foreign Tax Credit Relief vient neutraliser tout ou partie de la double charge.
Pour éviter les erreurs, il faut raisonner dans le bon ordre : résidence fiscale → nature du revenu → pays autorisé à taxer → impôt réellement payé → relief disponible au Royaume-Uni → formulaire à utiliser. Un loyer algérien, un dividende, un salaire, une pension ou une plus-value immobilière ne suivent pas exactement les mêmes articles de convention.
- Un résident fiscal britannique paie normalement l’impôt UK sur ses revenus étrangers, sauf relief ou régime particulier applicable.
- La convention Royaume-Uni–Algérie est effective pour l’Income Tax et la Capital Gains Tax britanniques depuis le 6 avril 2017.
- Les revenus d’un immeuble situé en Algérie peuvent être imposés en Algérie ; ils doivent néanmoins être examinés dans la déclaration britannique.
- Le Foreign Tax Credit Relief est en principe plafonné au plus faible de l’impôt étranger admissible et de l’impôt britannique correspondant au même revenu ou gain.
- Le traité plafonne notamment, sous conditions, l’impôt algérien à 15 % sur les dividendes de portefeuille, 7 % sur les intérêts et 10 % sur les redevances.
- Depuis le 6 avril 2025, certains nouveaux résidents peuvent demander le régime FIG pendant leurs quatre premières années de résidence britannique après au moins dix années fiscales consécutives de non-résidence.
- Le Royaume-Uni n’applique pas un impôt annuel général sur la fortune, mais des actifs détenus en Algérie peuvent entrer dans le champ de l’Inheritance Tax lorsqu’une personne devient long-term UK resident.
- La résidence fiscale britannique est le point de départ
- Foreign income UK tax resident : la règle de base depuis 2025
- Convention fiscale Royaume-Uni–Algérie : qui a le droit de taxer ?
- Immobilier en Algérie : loyers et plus-values restent à déclarer
- Dividendes et intérêts algériens : les plafonds prévus par le traité
- Salaire, activité indépendante et entreprise en Algérie
- Pensions algériennes : une règle conventionnelle à ne pas deviner
- Foreign Tax Credit Relief : comment la double imposition est corrigée
- Régime FIG : l’exception majeure pour certains nouveaux résidents
- Patrimoine en Algérie : pas d’impôt annuel sur la fortune, mais attention à l’Inheritance Tax
- SA106, justificatifs et taux de change : préparer la déclaration
- Les erreurs les plus coûteuses à éviter
- Glossaire : les termes fiscaux à connaître
- Questions fréquentes
La résidence fiscale britannique est le point de départ
Avant d’examiner un compte ou un bien algérien, il faut déterminer si vous êtes UK resident pour l’année fiscale concernée. HMRC utilise le Statutory Residence Test (SRT), qui combine des tests automatiques de non-résidence, des tests automatiques de résidence britannique et, lorsque ceux-ci ne tranchent pas, un sufficient ties test.
Le seul nombre de jours ne suffit donc pas dans tous les cas. Une présence de 183 jours ou plus au Royaume-Uni rend résident au titre du premier test automatique britannique, mais une personne peut aussi être résidente avec moins de jours lorsqu’elle remplit un autre test. À l’inverse, certains profils travaillant à temps plein à l’étranger peuvent satisfaire un test automatique de non-résidence sous des conditions beaucoup plus précises qu’un simple « moins de six mois ».
La convention bilatérale possède également ses propres critères pour résoudre les situations où une personne serait résidente des deux États selon leurs droits internes. Elle regarde notamment le foyer permanent, le centre des intérêts vitaux, le séjour habituel puis la nationalité. Être Algérien ou binational ne décide donc pas, à lui seul, de votre résidence fiscale.
Foreign income UK tax resident : la règle de base depuis 2025
L’expression recherchée en anglais — foreign income UK tax resident — résume la règle centrale : un résident fiscal britannique est normalement imposé au Royaume-Uni sur ses revenus de source étrangère. GOV.UK cite expressément les salaires gagnés à l’étranger, dividendes et intérêts étrangers, loyers d’un bien situé hors du Royaume-Uni et pensions étrangères.
Depuis le 6 avril 2025, le système n’est plus organisé autour de l’ancien statut de domicile pour les nouveaux revenus et gains. HMRC précise que le remittance basis a été supprimé et que les résidents britanniques sont désormais, en principe, imposés selon l’arising basis sur leurs revenus et gains mondiaux.
Concrètement, laisser l’argent sur un compte à Alger ne suffit plus à exclure un revenu de l’impôt britannique. Si vous êtes résident UK et hors régime FIG, un intérêt bancaire, un loyer ou un dividende peut devenir imposable au Royaume-Uni au moment où il naît, même s’il n’est jamais transféré en livres sterling.
Le régime FIG constitue l’exception majeure pour certains nouveaux résidents. Il est abordé plus loin et détaillé dans le guide consacré au régime FIG au Royaume-Uni pour les revenus provenant d’Algérie.
Convention fiscale Royaume-Uni–Algérie : qui a le droit de taxer ?
La convention entre le Royaume-Uni et l’Algérie a été signée le 18 février 2015 et est entrée en vigueur le 16 juin 2016. Elle produit ses effets au Royaume-Uni depuis le 1er janvier 2017 pour certaines retenues à la source, le 1er avril 2017 pour la Corporation Tax et le 6 avril 2017 pour l’Income Tax et la Capital Gains Tax.
Son rôle n’est pas de rendre les revenus algériens « non imposables ». Le traité attribue ou partage le droit d’imposer selon la catégorie de revenu, puis son article 21 organise l’élimination de la double imposition. Pour un résident du Royaume-Uni, l’impôt algérien payable conformément au droit algérien et au traité sur un revenu ou gain de source algérienne peut être crédité contre l’impôt britannique calculé sur le même élément, sous réserve des règles britanniques.
| Revenu / gain | Principe conventionnel | Réflexe côté UK |
|---|---|---|
| Loyer d’un immeuble algérien | L’Algérie peut imposer | Déclarer selon les règles UK et examiner le FTCR |
| Plus-value sur immeuble algérien | L’Algérie peut imposer | Calculer la CGT UK si applicable puis le crédit |
| Dividende algérien | Imposition algérienne plafonnée par le traité sous conditions | Déclarer le dividende et plafonner le relief au montant admissible |
| Intérêt algérien | Taux conventionnel maximal de 7 % dans le cas général, sous conditions | Déclarer et vérifier retenue + FTCR |
| Salaire pour travail exercé en Algérie | Peut être imposable en Algérie selon les conditions de l’article 14 | Vérifier résidence, jours, employeur et crédit d’impôt |
Le traité contient également une procédure amiable lorsque les actions d’un ou des deux États conduisent à une taxation non conforme à la convention. Cette voie n’est pas destinée à corriger une simple erreur de calcul ; elle sert aux véritables conflits d’application du traité.
Immobilier en Algérie : loyers et plus-values restent à déclarer
L’article 6 autorise l’Algérie à imposer les revenus provenant d’un immeuble situé sur son territoire, y compris la location. L’article 13 applique la même logique aux gains tirés de la cession d’un bien immobilier : une plus-value sur un appartement ou un terrain algérien peut être taxée en Algérie.
Cela ne signifie pas qu’un résident UK peut omettre ces montants de sa fiscalité britannique. HMRC demande normalement aux résidents de déclarer les revenus et gains étrangers ; le crédit d’impôt étranger intervient ensuite lorsque l’impôt algérien et l’impôt britannique se superposent.
Le résultat imposable britannique ne doit pas nécessairement reprendre à l’identique le revenu net calculé en Algérie. Les règles de dépenses déductibles, de financement, de pertes et de conversion en livres sterling sont britanniques. Une quittance fiscale algérienne documente l’impôt payé ; elle ne remplace pas le calcul UK.
Pour le traitement détaillé du bien, des loyers, de la valeur d’acquisition et de la vente, consultez le dossier consacré à la façon de déclarer un bien immobilier en Algérie lorsqu’on vit au Royaume-Uni.
Dividendes et intérêts algériens : les plafonds prévus par le traité
Les revenus financiers sont l’un des endroits où la convention produit un effet concret. Le résumé officiel HMRC, mis à jour en août 2026, indique que le taux conventionnel maximal applicable par l’Algérie est de 15 % sur les dividendes de portefeuille et de 7 % sur les intérêts, sous réserve des conditions du traité.
Pour certaines participations directes, le taux sur dividendes peut descendre à 5 %, mais ce taux inférieur suppose que le bénéficiaire effectif soit une société — autre qu’une partnership — détenant directement au moins 25 % du capital de la société distributrice. Ce n’est donc pas le taux à appliquer par défaut à un particulier détenant quelques actions.
Les redevances sont plafonnées à 10 %. Là encore, HMRC précise que les taux figurant dans son tableau sont des taux conventionnels maximaux : le droit interne algérien peut prévoir un taux inférieur et d’autres conditions doivent être réunies, notamment celle de bénéficiaire effectif.
Salaire, activité indépendante et entreprise en Algérie
Pour un salarié résident du Royaume-Uni, le lieu où le travail est physiquement exercé compte. L’article 14 prévoit que la rémunération est en principe imposable dans l’État de résidence, sauf lorsque l’emploi est exercé dans l’autre État. Dans ce cas, l’autre État peut aussi taxer, sous réserve de l’exception dite des 183 jours.
Mais les 183 jours ne constituent jamais une règle autonome. Pour que la rémunération reste taxable uniquement dans l’État de résidence malgré le travail exercé dans l’autre pays, le traité exige également, entre autres, que l’employeur ne soit pas résident de cet autre État et que la rémunération ne soit pas supportée par un établissement stable qui y est situé.
Pour une entreprise ou une activité structurée, l’existence d’un permanent establishment en Algérie peut attribuer à l’Algérie un droit d’imposition sur le bénéfice qui lui est attribuable. Les sociétés algériennes, participations, fonctions de dirigeant et structures étrangères demandent une analyse séparée du simple revenu d’un particulier.
Pensions algériennes : une règle conventionnelle à ne pas deviner
Les pensions sont contre-intuitives dans cette convention. Le résumé HMRC indique que les pensions autres que gouvernementales peuvent être taxées en Algérie lorsqu’elles y prennent naissance. Les pensions relevant d’un régime public de sécurité sociale sont, elles, imposables uniquement dans l’État d’où elles proviennent selon l’article 17.
Les pensions versées au titre d’un service gouvernemental suivent encore une autre règle, avec une exception lorsque le bénéficiaire est à la fois résident et national de l’autre État. Il faut donc identifier la nature exacte de la pension avant de décider dans quel pays elle est imposable.
Un futur retraité qui reçoit plusieurs pensions — par exemple une pension algérienne et une pension britannique — doit les traiter séparément plutôt que d’appliquer une règle unique au total.
Foreign Tax Credit Relief : comment la double imposition est corrigée
Le Foreign Tax Credit Relief (FTCR) est le mécanisme central pour un résident britannique qui a déjà payé en Algérie un impôt sur un revenu ou gain également imposable au Royaume-Uni. Le principe 2025-2026 publié par HMRC est clair : le crédit est le plus faible entre l’impôt étranger payé ou autorisé par la convention et l’impôt britannique correspondant au même revenu ou gain.
Le crédit ne se calcule donc pas en additionnant tous les impôts algériens de l’année. HMRC demande un calcul séparé par élément lorsqu’il existe plusieurs sources de revenus ou plusieurs gains. Un excédent d’impôt algérien sur un revenu ne peut pas automatiquement absorber l’impôt britannique dû sur un autre revenu sans lien.
Prenons une logique simplifiée : si un revenu algérien supporte 800 £ d’impôt admissible et que l’impôt britannique calculé sur ce même revenu n’est que de 600 £, le crédit maximal sera normalement de 600 £. À l’inverse, si l’impôt britannique correspondant est de 1 000 £, le crédit pourra être limité aux 800 £ d’impôt étranger admissible.
HMRC prévoit également un relief by deduction, qui consiste à déduire l’impôt étranger du revenu ou du gain plutôt que de le créditer contre l’impôt britannique. La documentation 2026 indique que le FTCR produit généralement le meilleur résultat, mais qu’une déduction peut parfois être utile lorsqu’aucun impôt britannique n’est dû à cause de pertes ou d’un report.
Régime FIG : l’exception majeure pour certains nouveaux résidents
Depuis le 6 avril 2025, un qualifying new resident peut demander une exonération britannique sur certains revenus et gains étrangers grâce au régime FIG. HMRC définit actuellement cette personne comme étant dans l’une de ses quatre premières années de résidence UK après au moins dix années fiscales consécutives de non-résidence britannique.
Le régime fonctionne pendant une fenêtre de quatre années consécutives à compter de l’année du retour ou de l’arrivée. Il faut faire une demande pour chaque année où l’on souhaite le relief ; une année non réclamée ne se reporte pas après la quatrième année.
Cette distinction est particulièrement importante pour une personne qui arrive du Canada, de France ou directement d’Algérie avec un portefeuille, des loyers ou des intérêts algériens. Le hub fiscal général ne doit pas être utilisé pour deviner l’éligibilité FIG : il faut vérifier l’historique exact de résidence et les catégories de revenus pouvant être soulagées.
Patrimoine en Algérie : pas d’impôt annuel sur la fortune, mais attention à l’Inheritance Tax
Le Royaume-Uni n’a pas un impôt général annuel sur la fortune comparable à certains systèmes continentaux. Cela ne signifie pas que votre patrimoine algérien est sans conséquence fiscale. Les revenus produits par les actifs restent imposables selon les règles vues plus haut, les gains peuvent relever de la CGT et, depuis le 6 avril 2025, les actifs étrangers peuvent entrer dans le champ de l’Inheritance Tax lorsqu’une personne est long-term UK resident.
HMRC indique actuellement qu’une personne est long-term UK resident si elle a été résidente fiscale au Royaume-Uni pendant les dix années précédentes consécutives ou pendant au moins dix années sur les vingt précédentes, avec des règles transitoires et de sortie à examiner selon le dossier.
Une fois ce statut atteint, des actifs détenus directement en Algérie — immobilier, comptes, titres ou autres biens — peuvent entrer dans l’assiette de l’Inheritance Tax lors d’un transfert taxable ou au décès. La convention fiscale Royaume-Uni–Algérie sur le revenu et les gains ne doit pas être confondue avec un traité successoral.
Cette réforme est suffisamment importante pour traiter séparément les successions. Si vous avez hérité d’Algérie ou préparez la transmission d’un patrimoine algérien tout en vivant au Royaume-Uni, consultez le dossier sur l’héritage reçu d’Algérie par un résident britannique.
SA106, justificatifs et taux de change : préparer la déclaration
HMRC utilise les pages supplémentaires SA106 Foreign pour enregistrer de nombreux revenus et gains étrangers dans la Self Assessment. La version correspondant à l’année fiscale 2025-2026 a été publiée le 6 avril 2026.
GOV.UK indique qu’un résident UK avec des revenus étrangers ou des plus-values étrangères doit généralement remplir une Self Assessment, sous réserve d’exceptions spécifiques. Si vous ne remplissiez pas auparavant de déclaration, vous devez en principe prévenir HMRC avant le 5 octobre suivant l’année fiscale au cours de laquelle le revenu imposable est apparu.
Un dossier propre doit permettre de reconstituer séparément chaque source algérienne :
- relevés bancaires et attestations d’intérêts ;
- avis de dividendes et preuve des retenues à la source ;
- baux, loyers et dépenses immobilières ;
- actes d’achat et de vente d’un bien ;
- fiches de paie ou contrats de travail algériens ;
- attestations de pension ;
- déclarations et quittances fiscales algériennes ;
- preuve de votre résidence fiscale lorsque le traité est invoqué ;
- méthode et source des taux de change utilisés pour convertir les montants en livres sterling.
- Déterminez votre résidence UK pour l’année fiscale.
- Identifiez chaque revenu algérien par catégorie : immobilier, dividende, intérêt, salaire, pension, bénéfice ou gain.
- Lisez l’article de convention correspondant.
- Calculez le revenu ou gain selon les règles britanniques.
- Documentez l’impôt algérien réellement payé et le taux conventionnel maximal.
- Calculez le FTCR source par source.
- Conservez les justificatifs qui permettraient à HMRC de refaire le calcul.
Les erreurs les plus coûteuses à éviter
1. Croire que l’argent non transféré au Royaume-Uni n’est plus imposable.
Depuis le 6 avril 2025, l’arising basis est la règle générale pour les résidents UK ; le FIG est un régime spécifique à réclamer lorsque ses conditions sont réunies.
2. Confondre le droit de taxer avec l’obligation de déclarer.
Le fait que l’Algérie puisse imposer un loyer ou une plus-value ne signifie pas que le revenu disparaît de la déclaration britannique.
3. Réclamer comme crédit tout l’impôt algérien payé.
Le FTCR est limité par la convention et par l’impôt UK correspondant au même élément.
4. Appliquer le taux de 5 % à tous les dividendes.
Ce taux vise certaines participations directes détenues par des sociétés répondant aux conditions du traité ; le taux de portefeuille est différent.
5. Utiliser la règle des 183 jours comme un interrupteur automatique.
Pour les salaires, d’autres conditions relatives à l’employeur et à l’établissement stable doivent également être respectées.
6. Utiliser les anciennes règles « non-dom » comme si elles étaient encore la norme.
Le régime a profondément changé le 6 avril 2025. Les anciens dossiers au remittance basis doivent être distingués des nouveaux revenus et gains.
7. Penser qu’absence d’impôt annuel sur la fortune signifie absence d’enjeu patrimonial.
L’Inheritance Tax peut désormais atteindre des actifs algériens d’un long-term UK resident.
8. Mélanger impôt sur le revenu et succession.
La convention Royaume-Uni–Algérie étudiée ici ne règle pas à elle seule la fiscalité successorale de votre patrimoine mondial.
Glossaire : les termes fiscaux à connaître
Questions fréquentes
Un résident britannique doit-il déclarer ses revenus provenant d’Algérie ?
En principe oui. Un résident UK est normalement imposé sur ses revenus mondiaux, notamment salaires étrangers, intérêts, dividendes, loyers et pensions. Des régimes ou reliefs comme le FIG ou le Foreign Tax Credit Relief peuvent modifier l’impôt final.
Existe-t-il une convention fiscale entre le Royaume-Uni et l’Algérie ?
Oui. La convention de 2015 est entrée en vigueur le 16 juin 2016 et s’applique notamment à l’Income Tax et à la Capital Gains Tax britanniques depuis le 6 avril 2017.
Si je paie déjà l’impôt en Algérie, dois-je encore payer au Royaume-Uni ?
Cela dépend du revenu et de la convention. Lorsqu’un revenu est imposable dans les deux pays, le Royaume-Uni peut accorder un Foreign Tax Credit Relief. Le crédit est généralement limité au plus faible de l’impôt étranger admissible et de l’impôt UK correspondant au même revenu ou gain.
Quel taux l’Algérie peut-elle retenir sur un dividende versé à un résident UK ?
Le résumé HMRC indique un plafond conventionnel de 15 % pour les dividendes de portefeuille. Un taux de 5 % existe pour certaines participations directes détenues par une société répondant aux conditions du traité.
Quel est le plafond conventionnel sur les intérêts provenant d’Algérie ?
HMRC indique actuellement 7 % dans le cas général, avec des exceptions prévues par le traité. Il faut vérifier le bénéficiaire effectif et la nature de la créance.
Le régime FIG s’applique-t-il automatiquement aux nouveaux arrivants ?
Non. Il faut être qualifying new resident et faire une demande pour les années et catégories de revenus ou gains concernées. HMRC exige notamment une période d’au moins dix années fiscales consécutives de non-résidence avant la nouvelle résidence UK.
Un appartement en Algérie est-il soumis à un impôt sur la fortune britannique ?
Le Royaume-Uni n’a pas d’impôt annuel général sur la fortune. En revanche, les revenus et gains du bien peuvent être imposables, et sa valeur peut entrer dans l’Inheritance Tax lorsque son propriétaire est long-term UK resident et que les autres conditions sont réunies.
Quel formulaire britannique sert à déclarer les revenus algériens ?
Les pages supplémentaires SA106 « Foreign » servent à déclarer de nombreux revenus et gains étrangers dans la Self Assessment. Selon la nature du dossier, d’autres pages comme SA108 pour les gains en capital ou SA109 pour la résidence et le FIG peuvent également être nécessaires.
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Sources officielles consultées
- HMRC / GOV.UK — Tax on foreign income
- HMRC — Statutory Residence Test (RDR3)
- HMRC — Algeria: tax treaties
- HMRC — Convention fiscale Royaume-Uni–Algérie en vigueur
- HMRC — Algeria treaty summary
- HMRC — Relief for Foreign Tax Paid 2026 (HS263)
- HMRC — Self Assessment Foreign (SA106)
- HMRC — Foreign Income and Gains regime 2026 (HS266)
- HMRC — Inheritance Tax for long-term UK residents
Informations vérifiées le 16 août 2026. Les règles de résidence, taux, formulaires, seuils FIG, règles d’Inheritance Tax et procédures de crédit d’impôt peuvent évoluer. Vérifiez les instructions correspondant à l’année fiscale concernée et faites valider les situations complexes — double résidence, société algérienne, succession importante, multiples revenus étrangers ou changement de résidence — par un fiscaliste habitué aux dossiers internationaux.




































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































