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Vendre un bien immobilier en Algérie depuis le Royaume-Uni

Vendre un bien immobilier en Algérie alors que vous résidez fiscalement au Royaume-Uni peut déclencher deux calculs de plus-value distincts. L’Algérie taxe la cession de l’immeuble situé sur son territoire selon ses propres règles. Le Royaume-Uni, si vous y êtes résident fiscal, peut parallèlement soumettre le gain étranger à la Capital Gains Tax, sous réserve notamment de la convention fiscale et du régime FIG lorsque vous y êtes éligible.

La difficulté n’est donc pas seulement de savoir si « l’impôt a déjà été payé en Algérie ». Il faut d’abord établir la plus-value algérienne en dinars, puis recalculer séparément le gain britannique en livres sterling. HMRC n’autorise pas à calculer le gain en devise étrangère puis à convertir simplement le résultat final en GBP : les différentes composantes du calcul doivent être traduites en sterling aux dates pertinentes.

Pour une vente préparée depuis Londres, Birmingham, Manchester ou ailleurs au Royaume-Uni, le dossier doit être pensé comme une chaîne : titre → acte de vente → plus-value algérienne → calcul britannique → crédit d’impôt éventuel → déclaration HMRC → preuve de l’origine des fonds. Une erreur au début — prix d’acquisition introuvable, mauvaise valeur d’un bien hérité ou absence de justificatifs — peut se répercuter sur les deux administrations.

À retenir avant la vente
  • L’Algérie peut imposer la plus-value d’un immeuble situé en Algérie même lorsque le vendeur vit au Royaume-Uni.
  • La DGI affiche en 2026 un taux de 15 % sur la plus-value immobilière imposable.
  • Si le prix d’acquisition ne peut pas être déterminé, la règle 2026 prévoit une valeur d’acquisition forfaitaire égale à 40 % du prix de cession.
  • Pour un bien reçu par succession ou donation, la DGI retient la valeur vénale au jour de la transmission.
  • La déclaration algérienne G n°17 doit en principe être déposée dans les 30 jours de la vente, même en l’absence de plus-value.
  • Un résident fiscal britannique est normalement imposé sur ses gains mondiaux ; une vente immobilière en Algérie peut donc entrer dans la Capital Gains Tax britannique.
  • Pour 2026-2027, les taux individuels de CGT sont de 18 % et 24 % selon la tranche applicable, avec un Annual Exempt Amount de 3 000 £ lorsqu’il est disponible.
  • La convention Royaume-Uni–Algérie autorise l’Algérie à taxer le gain immobilier et prévoit, côté britannique, un mécanisme de crédit pour l’impôt algérien dans les limites du droit britannique.
  • Le régime FIG peut changer radicalement le résultat pour certains nouveaux résidents du Royaume-Uni ; il ne faut toutefois jamais l’appliquer automatiquement.

Sommaire

  1. Vendre depuis le Royaume-Uni : quels impôts peuvent intervenir ?
  2. Avant de vendre : reconstituer le dossier du bien
  3. Plus-value en Algérie : le calcul à faire en premier
  4. Prix d’achat introuvable : la règle des 40 % en 2026
  5. Bien hérité ou reçu par donation : quelle valeur retenir ?
  6. Durée de détention, taux de 15 % et réductions possibles
  7. G n°17 : déclaration et paiement dans les 30 jours
  8. Royaume-Uni : refaire un second calcul de plus-value en GBP
  9. Le piège du change DZD/GBP
  10. Taux britanniques 2026-2027 et abattement annuel
  11. Régime FIG : quand un nouveau résident peut être exonéré au Royaume-Uni
  12. Le logement algérien était votre résidence principale : PRR possible ?
  13. Convention Royaume-Uni–Algérie : qui taxe et comment éviter la double imposition ?
  14. Comment déclarer la vente à HMRC ?
  15. Prix de vente : préparer la traçabilité bancaire avant de signer
  16. Trois cas pratiques pour comprendre les deux calculs
  17. Le dossier de preuves à conserver
  18. Les erreurs les plus fréquentes
  19. Questions fréquentes

Vendre depuis le Royaume-Uni : quels impôts peuvent intervenir ?

Le lieu où se trouve l’immeuble et votre résidence fiscale ne répondent pas à la même question. L’immeuble est en Algérie : l’Algérie conserve un droit d’imposer la plus-value immobilière. Vous êtes résident fiscal du Royaume-Uni : HMRC regarde normalement vos gains mondiaux, y compris la cession d’un actif immobilier étranger.

La page officielle britannique consacrée à la vente d’un bien immobilier à l’étranger l’énonce simplement : un résident du Royaume-Uni peut être redevable de la Capital Gains Tax sur un bien étranger et peut également supporter un impôt dans le pays où le gain est réalisé.

DossierCalculAdministration
AlgériePlus-value immobilière selon le CIDTA et les règles DGI, en DZDDGI / service fiscal compétent
Royaume-UniChargeable gain recalculé en GBP selon les règles HMRCHMRC
Double impositionCrédit de l’impôt algérien admissible contre l’impôt britannique sur le même gainHMRC selon la convention et le droit britannique

Ne cherchez donc pas un taux unique « Algérie–Royaume-Uni ». Les deux pays calculent d’abord leur propre résultat. La convention intervient ensuite pour répartir les droits d’imposition et atténuer la double taxation.

Avant de vendre : reconstituer le dossier du bien

Avant même d’accepter une offre, rassemblez les documents qui permettent de répondre à deux questions : pouvez-vous juridiquement vendre ? et quel est votre coût fiscal historique ?

  • acte de propriété et, selon le cas, livret foncier ou références de publicité foncière ;
  • date et prix d’acquisition ;
  • preuves des frais d’acquisition, travaux et améliorations susceptibles d’être pertinents ;
  • actes de succession, Frédha ou donation si vous n’avez pas acheté le bien ;
  • évaluation ou éléments permettant d’établir la valeur vénale au jour d’une succession ou donation ;
  • preuves de vos dépenses en GBP si elles ont été financées depuis le Royaume-Uni ;
  • relevés, contrats et factures qui permettent de reconstituer les taux de change aux dates importantes.

La transaction algérienne elle-même — contrôle du titre, intervention du notaire, acte, enregistrement et publicité — est développée dans le guide général sur la vente d’un bien immobilier en Algérie. Ici, l’objectif est de sécuriser spécifiquement le couple vente algérienne + fiscalité britannique.

Plus-value en Algérie : le calcul à faire en premier

La Direction générale des impôts définit la plus-value immobilière comme l’augmentation de valeur constatée entre l’acquisition et la cession. Le principe est donc de partir du prix de vente et de la valeur d’acquisition ou de création, puis d’appliquer les règles fiscales algériennes pertinentes.

La DGI prévoit également la prise en compte, sous justificatifs et dans les limites prévues par le texte, de certains droits, taxes et frais liés à l’acquisition, à l’entretien ou à l’amélioration. Il est donc risqué de reconstituer une plus-value à partir de souvenirs ou d’une simple différence entre deux montants notariés.

Pour tester différents scénarios avant le rendez-vous chez le notaire, le calculateur de plus-value immobilière en Algérie permet de visualiser les variables, mais le montant définitif doit rester aligné sur vos pièces et sur le traitement du service fiscal compétent.

Prix d’achat introuvable : la règle des 40 % en 2026

C’est l’une des modifications les plus importantes pour les propriétaires de longue date. La DGI indique qu’en 2026, lorsqu’il est impossible de déterminer le prix d’acquisition ou la valeur de création, cette valeur est fixée forfaitairement à 40 % du prix de cession.

Ce mécanisme ne signifie pas que tout vendeur peut choisir librement le forfait parce qu’il lui est plus favorable. Il intervient lorsque le prix ou la valeur d’origine ne peut réellement pas être déterminé. La DGI précise aussi que, lorsqu’on applique cette évaluation forfaitaire, les frais d’acquisition, d’entretien et d’amélioration ne sont pas ajoutés une seconde fois au calcul.

Exemple de logique : si un appartement est vendu 20 millions DZD et que le prix d’acquisition est réellement impossible à établir, la base d’acquisition forfaitaire de départ est de 8 millions DZD. Ce n’est pas encore nécessairement l’impôt final : il faut ensuite appliquer les autres règles pertinentes, notamment celles liées à la durée de détention.

Bien hérité ou reçu par donation : quelle valeur retenir ?

Pour un bien provenant d’une succession ou d’une donation, la règle algérienne est différente d’un achat ancien : la DGI indique que la valeur vénale du bien au jour de la succession ou de la donation se substitue à la valeur d’acquisition.

Côté britannique, un bien hérité appelle lui aussi une logique de valeur au décès. HMRC indique que, lorsque la valeur retenue pour l’Inheritance Tax n’est pas disponible, la valeur de marché à la date du décès sert de référence. Les deux systèmes peuvent donc partir d’une date proche, mais il ne faut pas en déduire qu’ils produiront automatiquement le même gain : le calcul britannique reste en sterling et suit ses propres règles.

Si la valeur au jour de la succession est mal documentée, faites-la établir avant la vente. La DGI publie par ailleurs un référentiel immobilier 2025-2026 par région, wilaya, commune, zone et type de bien, utile comme point de comparaison administratif.

Durée de détention, taux de 15 % et réductions possibles

Après détermination de la plus-value, le revenu imposable bénéficie selon la DGI d’un abattement de 5 % par année à compter de la troisième année de détention, dans la limite de 50 %. La DGI affiche ensuite un taux d’IRG de 15 % sur la plus-value imposable.

Une réduction de 50 % de l’impôt est également prévue dans un cas spécifique concernant la cession d’un logement constituant l’unique propriété et l’habitation principale du vendeur. Cette réduction doit être vérifiée sur vos faits : elle n’est pas une exonération générale pour toute personne de la diaspora qui vend une maison familiale.

Autre point à ne pas déformer : la DGI mentionne une exonération pour certaines cessions de biens hérités destinées à liquider une indivision lorsque l’impossibilité du partage est dûment justifiée. Cela ne signifie pas que toute vente d’un bien hérité échappe à l’IRG.

G n°17 : déclaration et paiement dans les 30 jours

La vente ne se termine pas fiscalement à la signature de l’acte. La DGI impose la déclaration de plus-value immobilière via le G n°17 et le paiement de l’impôt dans un délai de 30 jours à compter de l’acte de vente. La déclaration doit être déposée même lorsque le calcul aboutit à l’absence de plus-value.

Le formulaire figure dans le catalogue officiel des formulaires de déclaration de la DGI. Pour le vendeur qui n’est pas domicilié en Algérie, la DGI prévoit que la liquidation et le paiement peuvent être effectués par un mandataire légalement habilité.

Si vous signez depuis le Royaume-Uni par procuration, faites donc préparer les pouvoirs nécessaires par le notaire chargé de la vente plutôt que d’utiliser une procuration générale copiée sur internet.

Royaume-Uni : refaire un second calcul de plus-value en GBP

Une fois l’impôt algérien établi, ne reportez pas la plus-value algérienne telle quelle dans la déclaration britannique. Pour HMRC, le gain est généralement la différence entre le produit de cession et le coût fiscal admissible, avec application des règles britanniques sur les dépenses, valeurs de marché et reliefs.

Le point décisif est la devise. HMRC rappelle que les calculs de capital gains doivent être effectués en sterling. Le manuel Capital Gains de HMRC précise que le coût d’acquisition exprimé en devise étrangère doit être converti en GBP au taux applicable à la date d’acquisition, tandis que le prix de cession est converti au taux applicable à la date de vente.

Autrement dit, le Royaume-Uni peut constater un gain très différent de celui obtenu en Algérie, même avec exactement le même appartement.

Le piège du change DZD/GBP

Supposons, uniquement pour illustrer la méthode, qu’un bien ait coûté 12 millions DZD il y a plusieurs années et soit revendu 20 millions DZD. Le gain algérien part de montants en DZD. HMRC, lui, ne demande pas de calculer 8 millions DZD puis de convertir ces 8 millions au taux de 2026.

Il faut convertir chaque élément britannique au moment où il intervient : le coût d’achat au taux de l’époque, les dépenses admissibles aux dates où elles ont été engagées et le prix de vente au taux de la cession. HMRC dit expressément qu’un gain sur un actif acheté et vendu en devise étrangère ne doit pas être simplement calculé dans cette devise puis converti au taux de vente.

Conséquence : une forte variation du dinar face à la livre sterling peut augmenter, diminuer ou transformer le gain britannique par rapport à l’impression donnée par la seule différence de prix en dinars. Gardez donc les justificatifs de change ou une méthode de conversion raisonnable et cohérente.

Taux britanniques 2026-2027 et abattement annuel

Pour l’année fiscale 2026-2027, HMRC publie un Annual Exempt Amount de 3 000 £ pour la plupart des particuliers. Les taux individuels de Capital Gains Tax sont de 18 % sur la fraction qui reste dans la basic rate band et de 24 % au-delà.

Le taux effectif ne se détermine donc pas en regardant seulement la taille du gain. Il faut intégrer votre revenu imposable britannique et vos autres gains de l’année, puis appliquer l’abattement et les reliefs réellement disponibles.

Si vous vendez en août 2026, la transaction tombe dans l’année fiscale britannique 2026-2027. Les règles doivent toujours être revérifiées si la vente est reportée à une autre année.

Régime FIG : quand un nouveau résident peut être exonéré au Royaume-Uni

Depuis le 6 avril 2025, l’ancien système de remittance basis a été remplacé par le régime Foreign Income and Gains — FIG. Un nouveau résident peut, s’il remplit les conditions, réclamer une exonération britannique sur certains revenus et gains étrangers.

HMRC réserve le régime FIG de quatre ans aux personnes se trouvant dans leurs quatre premières années de résidence fiscale britannique après au moins dix années fiscales consécutives de non-résidence au Royaume-Uni. La demande se fait année par année dans la Self Assessment.

Pour une vente d’appartement algérien, l’enjeu peut être majeur : un gain étranger admissible peut être couvert par une réclamation FIG. Mais la décision n’est pas neutre. HMRC précise notamment qu’une personne qui réclame le relief sur ses gains étrangers perd l’Annual Exempt Amount pour l’année concernée et ne peut pas réclamer ses pertes étrangères pour cette même année.

Le régime FIG mérite donc un calcul global, pas un réflexe. Il est détaillé séparément dans le guide Zoom Algérie consacré à ce régime, afin de ne pas transformer cette page de vente immobilière en traité sur la résidence fiscale.

Le logement algérien était votre résidence principale : PRR possible ?

La Private Residence Relief peut réduire la CGT britannique lorsqu’un logement a réellement été votre seule ou principale résidence. Un appartement situé en Algérie n’est pas automatiquement exclu du dispositif parce qu’il se trouve à l’étranger.

Mais les conditions doivent être prises au sérieux. GOV.UK indique que vous devez avoir vécu dans le logement comme résidence principale à un moment de sa détention. Depuis le 6 avril 2015, pour certaines années où vous n’êtes pas résident fiscal du territoire où se trouve le logement, un test de présence de 90 jours peut devenir pertinent pour qu’un logement étranger soit traité comme résidence admissible. Consultez le guide officiel sur la Private Residence Relief avant de supposer que la maison familiale en Algérie est entièrement exonérée.

Convention Royaume-Uni–Algérie : qui taxe et comment éviter la double imposition ?

La convention fiscale de 2015 est en vigueur depuis 2016 et s’applique à la CGT britannique depuis le 6 avril 2017. Son article 13 prévoit que le gain tiré par un résident d’un État de la vente d’un immeuble situé dans l’autre État peut être imposé dans l’État où l’immeuble est situé. Pour votre appartement algérien, cela préserve donc le droit d’imposition de l’Algérie.

L’article 21 organise ensuite l’élimination de la double imposition. Sous réserve du droit britannique, l’impôt algérien dû conformément à la convention sur le même gain peut être admis en crédit contre l’impôt britannique calculé sur ce gain. Le texte officiel est accessible depuis la page GOV.UK des conventions fiscales avec l’Algérie.

Le crédit n’est pas une promesse de remboursement intégral de tout impôt payé en Algérie. Les règles britanniques de Foreign Tax Credit Relief limitent le crédit à l’impôt britannique attribuable au même revenu ou gain. La mécanique générale et les autres revenus Algérie–Royaume-Uni sont détaillés dans le guide sur la convention fiscale Royaume-Uni–Algérie et la double imposition.

Comment déclarer la vente à HMRC ?

Ne confondez pas la vente d’un appartement algérien avec la procédure de déclaration dans les 60 jours qui vise les ventes de certains biens immobiliers situés au Royaume-Uni. Une plus-value sur un bien étranger relève du circuit de déclaration des autres capital gains.

HMRC indique que les autres gains peuvent être déclarés via Self Assessment ou, dans certaines situations, via son service de déclaration en temps réel. Mais le service en temps réel ne permet pas de réclamer un foreign tax credit relief sur un bien immobilier étranger. Si vous demandez le crédit pour l’IRG payé en Algérie, la Self Assessment est donc le parcours naturel à examiner.

Les pages SA108 servent à déclarer les capital gains et pertes ; les pages SA106 couvrent les éléments étrangers et les demandes de foreign tax credit relief. Joignez ou conservez un calcul qui réconcilie clairement les montants en DZD, les conversions en GBP et l’impôt algérien payé.

Prix de vente : préparer la traçabilité bancaire avant de signer

Payer l’IRG algérien et signer l’acte ne répond pas, à eux seuls, à la question de la circulation internationale du prix de vente. Les règles de change, la nature du compte recevant les fonds, votre statut en Algérie et la capacité de la banque à documenter l’origine et le transfert des fonds sont un dossier distinct.

Avant la signature, demandez à la banque qui recevra le prix quelles pièces elle exigera si vous souhaitez ensuite transférer des fonds vers le Royaume-Uni. Préparez au minimum l’acte de vente, la preuve du paiement du prix, le G n°17 et son reçu, les justificatifs de propriété et les documents permettant d’expliquer l’origine du bien.

Évitez surtout de promettre à l’acheteur ou à votre banque britannique un calendrier de transfert tant que le circuit algérien n’a pas été confirmé. La fiscalité de la vente, la réglementation des changes et les contrôles bancaires de source des fonds sont trois contrôles différents.

Trois cas pratiques pour comprendre les deux calculs

Cas 1 — Appartement acheté il y a quinze ans

Vous avez acheté un appartement en Algérie avant votre installation au Royaume-Uni et le revendez aujourd’hui. En Algérie, le gain est calculé selon la valeur d’acquisition documentée, les règles de frais et l’abattement lié à la durée de détention. Au Royaume-Uni, vous convertissez le coût d’acquisition en GBP au taux de l’époque et le prix de vente au taux de la cession. Le gain UK peut donc être très différent du gain DZD.

Cas 2 — Appartement hérité puis vendu

Vous héritez en 2024 d’un logement familial évalué à cette date, puis le vendez en 2026. En Algérie, la valeur vénale au jour de la succession remplace le prix d’achat. Pour HMRC, la valeur de marché au décès est également centrale dans le coût fiscal d’un actif hérité, mais elle doit être convertie en sterling à la date appropriée. Le reçu de l’IRG algérien devient ensuite indispensable pour demander le crédit d’impôt britannique lorsqu’il est applicable.

Cas 3 — Nouveau résident britannique éligible au FIG

Vous arrivez au Royaume-Uni après plus de dix années fiscales de non-résidence et vendez l’appartement algérien pendant l’une de vos quatre premières années de résidence. Vous restez soumis aux règles algériennes de la vente. Côté UK, vous devez tester l’éligibilité du gain au FIG et mesurer les contreparties d’une réclamation. Si le relief s’applique, l’analyse de double imposition peut devenir très différente d’un résident britannique installé depuis vingt ans.

Le dossier de preuves à conserver

Pour une vente transfrontalière, les justificatifs servent à la fois au calcul fiscal et à la banque. Conservez idéalement un dossier unique contenant :

  • acte d’acquisition ou document établissant la valeur d’origine ;
  • acte de succession ou de donation et évaluation du bien, le cas échéant ;
  • factures et preuves des dépenses que vous souhaitez intégrer au calcul ;
  • acte authentique de vente et preuve du prix effectivement reçu ;
  • déclaration G n°17 et preuve du paiement de l’IRG ;
  • calcul détaillé de la plus-value algérienne ;
  • tableau séparé du calcul britannique en GBP ;
  • sources des taux de change utilisés à chaque date ;
  • Self Assessment, SA108 et SA106 lorsque ces pages sont utilisées ;
  • calcul du foreign tax credit relief ;
  • relevés bancaires et justificatifs du transfert du prix vers le Royaume-Uni.

Cette organisation est aussi utile si vous détenez encore d’autres actifs algériens. Les obligations britanniques liées à la détention d’un bien étranger sont traitées séparément dans le dossier sur le bien immobilier en Algérie lorsqu’on réside au Royaume-Uni.

Les erreurs les plus fréquentes

  • Croire que l’impôt payé en Algérie dispense automatiquement de toute déclaration britannique.
  • Reporter dans la déclaration UK la plus-value algérienne convertie au taux du jour, au lieu de refaire le calcul en sterling.
  • Utiliser le prix d’achat historique d’un bien hérité alors que la valeur de succession est la référence pertinente.
  • Appliquer le forfait algérien de 40 % alors que le prix d’acquisition est en réalité identifiable.
  • Oublier le G n°17 lorsque la vente ne génère aucune plus-value.
  • Confondre la réduction algérienne liée à l’habitation principale avec la Private Residence Relief britannique.
  • Réclamer le régime FIG sans vérifier la résidence des dix années précédentes ni mesurer la perte de certains abattements.
  • Utiliser le service de déclaration CGT en temps réel alors qu’un foreign tax credit relief sur l’immeuble étranger doit être réclamé.
  • Attendre d’avoir vendu pour demander à la banque comment documenter et transférer le prix.

Questions fréquentes

Je vis au Royaume-Uni : l’Algérie peut-elle quand même taxer la vente ?

Oui. L’immeuble étant situé en Algérie, la convention fiscale permet à l’Algérie d’imposer le gain provenant de sa cession. La résidence britannique ne supprime pas les obligations algériennes.

Quel est le taux algérien sur la plus-value immobilière en 2026 ?

La DGI publie un taux de 15 % sur la plus-value immobilière imposable, après application des règles de calcul et des abattements ou réductions qui peuvent être pertinents.

Je ne retrouve plus mon prix d’achat : comment calculer l’impôt algérien ?

Lorsque le prix d’acquisition ou la valeur de création est réellement impossible à déterminer, la règle publiée pour 2026 retient forfaitairement 40 % du prix de vente comme valeur d’acquisition ou de création.

Dois-je payer la CGT britannique si j’ai déjà payé 15 % en Algérie ?

Le paiement algérien ne supprime pas automatiquement le calcul britannique. Si vous êtes résident fiscal UK et que le gain est taxable, la convention et les règles britanniques permettent en principe de demander un crédit pour l’impôt algérien admissible sur le même gain, dans la limite de l’impôt britannique correspondant.

Puis-je convertir la plus-value en dinars au taux GBP du jour de la vente ?

Non, ce n’est pas la méthode HMRC. Les éléments du calcul doivent être convertis en sterling aux dates où ils sont engagés ou reçus. Le coût d’acquisition et le produit de vente utilisent donc normalement des taux de dates différentes.

La règle britannique des 60 jours s’applique-t-elle à mon appartement algérien ?

La procédure de 60 jours concerne les cessions de biens immobiliers britanniques entrant dans son champ. Une vente d’un bien situé en Algérie relève des règles de déclaration des autres capital gains ; si vous demandez un crédit d’impôt étranger, examinez la Self Assessment.

Le régime FIG peut-il exonérer la plus-value britannique ?

Oui, potentiellement, pour un gain étranger admissible d’un qualifying new resident. Il faut être dans les quatre premières années de résidence UK après au moins dix années fiscales consécutives de non-résidence et faire une réclamation valable. Les contreparties doivent aussi être prises en compte.

Puis-je vendre depuis Londres sans revenir en Algérie ?

Une vente peut être organisée avec un mandataire lorsque les pouvoirs sont correctement établis et acceptés par le notaire et les administrations concernées. La DGI prévoit également qu’un vendeur non domicilié en Algérie peut faire accomplir certaines formalités fiscales par un mandataire habilité.

Lire aussi

Sources officielles consultées