Pension de chahid : droits de la veuve et des enfants
- Dzaïr Zoom / 2 jours
- 30 août 2026

Les droits liés au décès d’un chahid ne se résument pas à une pension unique versée indistinctement à tous ses descendants. La loi algérienne n° 99-07 organise plusieurs prestations selon la qualité du bénéficiaire : pension de la veuve du chahid, transfert après son décès à certains fils et filles, pensions propres à certaines filles de chahid, droits des fils handicapés et pension des ascendants.
Le point de départ est l’article 25 de la loi n° 99-07 du 5 avril 1999. Il prévoit une pension de compensation pour la veuve du chahid, assortie d’une pension complémentaire selon les conditions prévues par la loi. Lorsque cette veuve décède, la pension de compensation et la pension complémentaire peuvent être transférées, à parts égales, aux fils de chahid sans emploi ni revenu et aux filles de chahid célibataires, divorcées ou veuves.
L’essentiel : avant de demander « combien touche un enfant de chahid ? », il faut identifier la situation exacte : la veuve est-elle vivante ? Le demandeur est-il fils ou fille ? Marié, célibataire, divorcé ou veuf ? Dispose-t-il d’un emploi ou d’un revenu ? Est-il handicapé ? Les textes et le barème 2025 distinguent ces situations et leur attribuent des lignes de pension différentes.
Sommaire
- Qui est considéré comme ayant droit d’un chahid ?
- Quelle pension pour la veuve du chahid ?
- Que devient la pension après le décès de la veuve ?
- Quels montants sont prévus par le barème 2025 ?
- Quels droits pour les filles de chahid ?
- Quels droits pour les fils de chahid ?
- Les ascendants ont-ils une pension ?
- Pension de chahid et retraite de la veuve : ne pas confondre
- Comment préparer le dossier ?
- Comment agir depuis l’étranger ?
- Les erreurs fréquentes à éviter
- Questions fréquentes
Qui est considéré comme ayant droit d’un chahid ?
La loi n° 99-07 donne une définition plus large des ayants droit du chahid que celle retenue pour le moudjahid. Son article 13 cite :
- les ascendants ;
- la ou les veuves ;
- les fils et filles de chouhada.
Cette définition établit une qualité juridique générale. Elle ne signifie pas pour autant que tous les ayants droit perçoivent la même prestation, au même moment et au même montant. Pour connaître le droit financier concret, il faut ensuite lire les articles consacrés aux pensions.
C’est précisément ce qui distingue PEN-02 du guide consacré au moudjahid invalide : dans le cas du chahid, la loi prévoit un ensemble plus large de mécanismes au profit de la veuve, des enfants et des ascendants. Le statut de descendant ne suffit toutefois pas, à lui seul, à déterminer le montant d’une pension.
Quelle pension pour la veuve du chahid ?
L’article 25 prévoit que la veuve du chahid perçoit une pension de compensation. Le texte de 1999 la rattache à une référence exprimée par rapport au salaire national minimum garanti et ajoute la pension complémentaire prévue par l’article 26.
Pour un dossier actuel, il est plus sûr de ne pas reconstruire soi-même un montant à partir d’un ancien pourcentage du SNMG. Les pensions ont fait l’objet de plusieurs revalorisations réglementaires depuis 1999. Le montant réellement servi doit être rapproché du barème administratif en vigueur et de la décision individuelle.
La pension complémentaire n’est pas une simple prime automatique à additionner
L’article 26 prévoit une pension complémentaire au bénéfice notamment de la veuve de chahid n’ayant aucun revenu, à l’exception de la pension qu’elle perçoit en cette qualité. Le texte prévoit aussi la réversion de cette pension complémentaire aux ayants droit dans les conditions des articles 24 et 25.
Cette condition est importante. Une personne qui lit un tableau de montants ne doit pas additionner mécaniquement toutes les lignes qu’elle voit. Le service compétent doit déterminer les prestations auxquelles la bénéficiaire ouvre effectivement droit.
Et s’il existe plusieurs veuves ?
La loi reconnaît dans sa définition des ayants droit « la ou les veuves ». Pour autant, l’article 25 ne doit pas être utilisé pour inventer un partage chiffré lorsque plusieurs situations matrimoniales apparaissent dans un dossier ancien. L’état civil, les décisions de reconnaissance et la liquidation administrative doivent être vérifiés par les services compétents.
Que devient la pension après le décès de la veuve du chahid ?
C’est l’un des points les plus importants de l’article 25. Après le décès de la veuve du chahid, la pension de compensation et la pension complémentaire sont reversées :
- aux fils de chahid sans emploi ni revenu ;
- aux filles de chahid célibataires ;
- aux filles de chahid divorcées ;
- aux filles de chahid veuves.
Le texte précise que le transfert s’effectue à parts égales entre les bénéficiaires remplissant les conditions.
Il prévoit également le cas où la veuve décède avant d’avoir obtenu ses propres droits : ses enfants bénéficient des mêmes droits mentionnés par l’article. Cette disposition évite que le décès de la veuve avant la liquidation administrative efface, par principe, la situation des enfants concernés.
Le cas particulier des enfants mineurs ayant perdu leurs parents avant 1962
L’article 25 prévoit aussi que les enfants mineurs de chouhada ayant perdu leurs parents avant 1962 bénéficient de la même pension de compensation. Il s’agit d’une catégorie historiquement déterminée et non d’une règle générale applicable aujourd’hui à tout enfant mineur d’un bénéficiaire.
Quels montants sont prévus par le barème 2025 ?
Une revalorisation a été mise en œuvre en 2025. La circulaire n° 04 du 8 mai 2025 de la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité, prise pour l’application du décret exécutif n° 25-80 du 18 février 2025, publie un tableau mensuel des pensions des ayants droit.
Pour les catégories directement liées au chahid, le tableau indique notamment :
| Catégorie indiquée dans le barème | Montant mensuel 2025 |
|---|---|
| Veuve de chahid | 31 500 DA |
| Ascendant de chahid | 24 000 DA |
| Fille de chahid célibataire, veuve ou divorcée | 11 000 DA |
| Pension de veuve transférée — filles de chahid célibataires, divorcées ou veuves | 64 000 DA |
| Pension de veuve transférée — fils de chahid sans travail ou revenu | 57 000 DA |
| Enfant visé par la catégorie « ayant perdu ses parents avant 1962 » | 31 000 DA |
| Fille de chahid mariée sans travail | 9 000 DA |
| Fils de chahid handicapé | 28 000 DA |
| Fils ou fille de chahid visé par l’article 30 | 52 000 DA |
Ces chiffres ne sont pas interchangeables. La ligne de 64 000 DA ne signifie pas que toute fille de chahid touche automatiquement 64 000 DA. Le tableau distingue par exemple une pension propre de 11 000 DA pour la fille célibataire, veuve ou divorcée et une pension transférée après le décès de la veuve dans le cadre de l’article 25.
De la même manière, les 57 000 DA correspondent à la ligne du transfert au fils de chahid sans travail ou revenu. Un fils majeur qui exerce une activité rémunérée ne doit pas présumer qu’il relève de cette prestation.
Conseil pratique : lorsque vous demandez une vérification à l’administration, donnez le libellé exact de votre situation et demandez le libellé exact de la pension qui vous est attribuée. Comparer uniquement un montant bancaire à un tableau peut conduire à confondre pension principale, pension transférée, pension complémentaire et pension autonome.
Quels droits pour les filles de chahid ?
Les filles de chahid apparaissent dans plusieurs dispositions. C’est pourquoi une réponse du type « une fille de chahid a droit à X DA » est juridiquement trop simpliste.
Fille célibataire, divorcée ou veuve
Après le décès de la veuve du chahid, l’article 25 inclut les filles célibataires, divorcées ou veuves parmi les bénéficiaires du transfert, à parts égales avec les autres bénéficiaires éligibles. Le barème 2025 distingue en outre une pension propre pour la catégorie « fille de chahid, célibataire, veuve ou divorcée ».
Dans un dossier réel, il faut donc vérifier si la demande concerne :
- une prestation propre déjà reconnue à la fille ;
- le transfert de la pension de la veuve décédée ;
- une autre prestation ouverte par l’article 28 ;
- ou plusieurs droits dont l’articulation doit être liquidée par l’administration.
Fille de chahid mariée sans emploi
L’article 28 vise expressément les filles de chahid mariées sans emploi, en plus des filles divorcées, veuves et célibataires. Le barème 2025 comporte une ligne distincte à 9 000 DA pour la fille de chahid mariée sans travail.
Le mariage ne permet donc pas de conclure automatiquement à l’absence de tout droit. En revanche, il serait tout aussi erroné d’appliquer à une fille mariée la ligne de transfert prévue pour les filles célibataires, divorcées ou veuves sans vérifier la base juridique de la demande.
Quels droits pour les fils de chahid ?
Pour les fils, la loi distingue principalement la situation économique et le handicap.
Fils sans emploi ni revenu après le décès de la veuve
L’article 25 vise le fils de chahid sans emploi ni revenu lorsque la pension de la veuve est transférée après son décès. Les deux conditions doivent être prises au sérieux : l’administration peut vérifier l’activité professionnelle, l’affiliation sociale, la perception d’une retraite et la situation fiscale.
Les circulaires comptables historiques montrent d’ailleurs que des documents de non-affiliation à la CNAS et à la CASNOS, de non-perception de retraite et de non-imposition ont été utilisés pour contrôler l’absence d’emploi ou de revenu. Ces documents illustrent la logique du contrôle, mais ne doivent pas être présentés comme une checklist 2026 figée. Demandez la liste actuelle au service qui instruit le dossier.
Fils de chahid handicapé
L’article 28 prévoit un dispositif distinct pour certains fils de chahid handicapés, notamment en lien avec l’absence d’une autre pension d’invalidité de sécurité sociale et avec les conditions historiques fixées par le texte. Le barème 2025 indique 28 000 DA pour cette catégorie.
Il faut donc éviter de traiter le fils handicapé comme un simple cas du « fils sans emploi ». La base juridique, les justificatifs et le type de pension ne sont pas identiques.
Fils ou fille de parents chouhada
L’article 30 prévoit encore une autre prestation pour le fils de parents chouhada. Le barème 2025 présente une ligne « fils et fille de chahid conformément à l’article 30 » à 52 000 DA. Ce cas ne doit pas être étendu à tous les enfants d’un seul chahid : il correspond à une situation particulière prévue par la loi.
Les ascendants du chahid ont-ils une pension ?
Oui. L’article 29 prévoit que les ascendants de chouhada bénéficient d’une pension pour chaque fils tombé au champ d’honneur. La circulaire de 2025 indique 24 000 DA pour la ligne « ascendants chahid ».
Cette pension est autonome par rapport à celle de la veuve et aux droits des enfants. Dans une famille, plusieurs branches de prestations peuvent donc exister simultanément sans qu’elles relèvent toutes du même mécanisme de réversion.
Pension de chahid et retraite de la veuve : ne pas confondre
La loi 99-07 contient une autre disposition souvent source de confusion. Son article 41 traite des moudjahidine et veuves de chouhada qui ont exercé une activité et de leurs avantages en matière de retraite. Il prévoit notamment que la retraite du moudjahid et celle de la veuve de chahid sont reversées intégralement à leurs ayants droit, conformément à la législation en vigueur.
Il ne faut pas transformer cette phrase en affirmation selon laquelle la pension de compensation du chahid et une retraite professionnelle de la veuve seraient une seule et même prestation. Une veuve peut avoir :
- des droits liés à sa qualité de veuve de chahid ;
- une retraite issue de sa propre activité professionnelle ;
- éventuellement d’autres droits sociaux selon sa carrière.
Ces dossiers doivent être identifiés séparément. Pour comprendre les mécanismes de retraite de droit commun entre la France et l’Algérie, consultez notre guide sur la pension de réversion France–Algérie. Il ne remplace pas les droits spéciaux attachés au statut de chahid.
La pension du chahid fait-elle partie de la succession ?
Les prestations prévues par la législation des moudjahidine et chouhada sont des droits sociaux ou de compensation attachés à des qualités définies par la loi. Elles ne doivent pas être assimilées au solde d’un compte bancaire que les héritiers partagent selon la succession.
Après un décès, une famille peut donc avoir simultanément à traiter :
- le dossier de pension auprès des services compétents ;
- une succession patrimoniale ;
- des comptes bancaires du défunt ;
- des biens immobiliers ;
- une éventuelle retraite professionnelle.
Pour le volet bancaire, le guide sur le compte bancaire d’un défunt en Algérie explique pourquoi la frédha, le blocage du compte et la liquidation successorale sont des opérations différentes de la pension d’ayant droit.
Comment préparer le dossier de pension sans perdre du temps ?
La bonne méthode consiste à préparer le dossier autour de la condition juridique que vous devez prouver, plutôt qu’à accumuler des documents au hasard.
| Situation | Ce que l’administration doit notamment pouvoir vérifier |
|---|---|
| Veuve de chahid | Identité, état civil, qualité reconnue du chahid et droit de la veuve |
| Fille célibataire, divorcée ou veuve | Filiation et situation matrimoniale actuelle |
| Fille mariée sans emploi | Filiation, mariage et absence de travail selon le dispositif applicable |
| Fils sans emploi ni revenu | Filiation, absence d’emploi et absence de revenu selon les contrôles actuels |
| Fils handicapé | Filiation, handicap et articulation avec les pensions d’invalidité de sécurité sociale |
| Ascendant | Lien d’ascendance et qualité du chahid |
Ce que montrent les anciennes circulaires de contrôle
Les recueils de la Direction générale de la Comptabilité ont historiquement demandé, selon les profils, des pièces telles que :
- fiche individuelle d’état civil ;
- certificat de célibat ou de non-remariage ;
- justificatifs CNAS et CASNOS ;
- attestations de non-perception de retraite ;
- justificatif de non-imposition ;
- documents relatifs au handicap pour les dispositifs concernés.
Ne déposez pas un dossier uniquement à partir d’une liste ancienne trouvée en ligne. Utilisez ces pièces pour anticiper les catégories de preuves possibles, puis demandez au service instructeur la liste actualisée correspondant précisément à votre prestation.
Demandez une décision ou un décompte identifiable
Lorsque le droit est accordé, conservez le document qui indique :
- le nom du bénéficiaire ;
- la nature exacte de la pension ;
- la base juridique ou la catégorie ;
- le montant liquidé ;
- la date d’effet ;
- l’organisme payeur ;
- les éventuelles obligations de justification périodique.
Ce document est beaucoup plus utile qu’une comparaison avec le montant touché par un autre membre de la famille, dont la situation peut relever d’une autre ligne du barème.
Comment gérer une pension de chahid lorsqu’on vit à l’étranger ?
Vivre en France, au Canada, en Belgique ou ailleurs ne transforme pas automatiquement la nature du droit algérien. En revanche, l’éloignement complique souvent la preuve de l’état civil, les attestations, les procurations et le suivi du paiement.
1. Identifiez d’abord le service qui gère la prestation
Ne partez pas du principe que toute pension passe par la CNR. Les pensions attachées au statut de chahid relèvent d’un régime spécial et impliquent les services compétents du ministère des Moudjahidine et des Ayants droit ainsi que les circuits du Trésor.
2. Harmonisez l’état civil
Avant d’envoyer des documents depuis l’étranger, vérifiez les noms, prénoms, dates, lieux de naissance et liens de filiation. Une différence de translittération entre documents français et algériens peut obliger l’administration à demander des justificatifs supplémentaires.
3. Vérifiez si une représentation est nécessaire
Si une personne en Algérie doit suivre le dossier, demander des documents ou effectuer des démarches à votre place, vérifiez le type de procuration accepté pour l’acte concerné. Une procuration générale ne remplace pas nécessairement les formalités exigées pour chaque opération.
4. Séparez reconnaissance du droit et paiement
L’obtention d’une décision favorable ne répond pas encore à toutes les questions pratiques : compte accepté, monnaie de paiement, coordonnées bancaires, preuve de vie ou de situation, changement d’adresse. Demandez les modalités directement au service payeur.
5. Anticipez les changements de situation
Pour les prestations conditionnées par l’absence d’emploi, de revenu ou par l’état matrimonial, un changement de situation peut affecter le droit. Conservez les justificatifs transmis et demandez comment signaler un mariage, un divorce, un veuvage, une reprise d’activité ou un changement de résidence.
Les erreurs fréquentes qui fragilisent un dossier
- Confondre chahid et moudjahid. Les articles 24 et 25 n’organisent pas les mêmes transmissions.
- Croire que tous les enfants touchent la même pension. Sexe, état matrimonial, emploi, revenu, handicap et situation des parents peuvent changer la prestation.
- Additionner toutes les lignes du barème. Une pension propre et une pension transférée ne sont pas nécessairement cumulables de la manière imaginée.
- Utiliser un ancien montant. Les montants ont été revalorisés en 2025.
- Utiliser une ancienne checklist comme règle actuelle. Les documents de contrôle peuvent évoluer.
- Confondre pension et héritage. Une frédha successorale ne crée pas à elle seule le droit à une pension spéciale.
- S’adresser automatiquement à la CNR. Identifiez d’abord la nature de la prestation et son organisme gestionnaire.
- Négliger les preuves d’absence de revenu. Pour certaines catégories de fils ou de filles, cette condition est centrale.
Questions fréquentes sur les droits des ayants droit d’un chahid
Combien touche une veuve de chahid en Algérie ?
Le barème de revalorisation publié en 2025 indique 31 500 DA par mois pour la ligne « veuve chahid ». Il faut néanmoins vérifier la décision individuelle et les éventuels droits complémentaires plutôt que déduire un total automatique.
La pension de la veuve est-elle transférée aux enfants après son décès ?
Oui, l’article 25 prévoit le transfert de la pension de compensation et de la pension complémentaire aux fils de chahid sans emploi ni revenu et aux filles célibataires, divorcées ou veuves remplissant les conditions, à parts égales.
Une fille mariée de chahid peut-elle avoir une pension ?
Oui, l’article 28 prévoit un droit pour la fille de chahid mariée sans emploi. Le barème 2025 comporte une ligne distincte de 9 000 DA. Ce droit ne doit pas être confondu avec le transfert prévu par l’article 25.
Une fille célibataire de chahid a-t-elle toujours droit à 64 000 DA ?
Non. Le barème comporte plusieurs lignes. Les 64 000 DA correspondent à la pension de la veuve transférée aux filles concernées après son décès dans le cadre de l’article 25. Une autre ligne fixe à 11 000 DA la pension de la fille de chahid célibataire, veuve ou divorcée.
Un fils de chahid qui travaille peut-il obtenir la pension transférée de sa mère ?
L’article 25 vise précisément le fils de chahid sans emploi ni revenu. Une personne exerçant une activité ne doit donc pas supposer qu’elle remplit cette condition.
Quel est le montant pour un fils de chahid sans travail ni revenu ?
Le barème 2025 indique 57 000 DA pour la ligne correspondant à la pension de la veuve transférée au fils de chahid sans travail ou revenu. La liquidation concrète dépend de la situation et du nombre de bénéficiaires concernés.
Un fils de chahid handicapé a-t-il un droit différent ?
Oui. L’article 28 prévoit un dispositif distinct pour certains fils handicapés. Le barème 2025 indique 28 000 DA pour le fils de chahid handicapé.
Les parents du chahid ont-ils droit à une pension ?
Oui. L’article 29 prévoit une pension pour les ascendants, pour chaque fils tombé au champ d’honneur. Le barème 2025 indique 24 000 DA pour la ligne « ascendants chahid ».
La frédha suffit-elle pour obtenir la pension ?
Non. La frédha concerne principalement l’identification des héritiers dans la succession. Le droit à pension repose sur la législation spéciale et sur la preuve des conditions propres à chaque bénéficiaire.
Peut-on déposer la demande depuis la France ?
Le fait de résider en France n’efface pas le droit algérien éventuel, mais les modalités de dépôt, de représentation, de certification des documents et de paiement doivent être confirmées auprès du service compétent pour la prestation concernée.
Le mariage fait-il perdre tous les droits d’une fille de chahid ?
Non. La loi distingue plusieurs situations. L’article 28 vise notamment la fille mariée sans emploi, tandis que l’article 25 vise, pour le transfert après décès de la veuve, les filles célibataires, divorcées ou veuves.
Pourquoi mon montant est-il différent de celui d’un frère ou d’une sœur ?
Parce que les prestations sont classées selon la situation juridique du bénéficiaire et, pour certains transferts, selon le nombre d’ayants droit. Demandez le libellé exact de chaque pension avant de comparer les montants.
Lire aussi
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Sources officielles et références
- Journal officiel — loi n° 99-07 du 5 avril 1999 relative au moudjahid et au chahid, notamment articles 13, 25, 26, 28, 29, 30, 35 et 41.
- Direction générale du Trésor et de la Comptabilité — circulaire n° 04 du 8 mai 2025, barème revalorisé des pensions.
- Direction générale de la Comptabilité — recueil des instructions et circulaires 2014, utilisé pour comprendre la logique historique des documents de contrôle.
À retenir : les droits des ayants droit d’un chahid forment un ensemble de prestations distinctes. Le moyen le plus sûr d’éviter une erreur est d’identifier d’abord votre catégorie exacte, de vérifier le texte qui la fonde, puis d’obtenir du service compétent le barème et la liste de pièces applicables à votre situation actuelle.


































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































