Pension d’un moudjahid invalide après décès : droits de la veuve et des enfants
- Dzaïr Zoom / 2 jours
- 30 août 2026

Lorsqu’un moudjahid invalide décède, sa veuve — ou ses veuves — peut bénéficier du transfert de sa pension d’invalidité dans le cadre particulier de la loi algérienne n° 99-07 relative au moudjahid et au chahid. Ce droit ne doit pas être confondu avec une pension de retraite CNR ordinaire, une succession ou un capital décès. L’article 24 prévoit une réversion sur une base de 100 % au profit de la veuve, quel que soit le taux d’invalidité du défunt, avec le traitement de la pension complémentaire prévu par le même dispositif.
Après le décès de la veuve du moudjahid invalide, la loi organise une seconde transmission : la pension revient, à parts égales, aux enfants mineurs et aux filles non mariées célibataires sans revenu qui remplissent les conditions. En revanche, le simple fait d’être fils ou fille d’un moudjahid ne suffit pas à ouvrir automatiquement le même droit. D’autres dispositifs existent notamment pour certains fils handicapés et doivent être examinés séparément.
L’essentiel : commencez par identifier la nature exacte de la pension du défunt. Si le document de pension relève du ministère des Moudjahidine et des Ayants droit au titre de l’invalidité du moudjahid, l’article 24 de la loi 99-07 est central. Si le défunt percevait une retraite CNR issue de sa carrière professionnelle, les règles de réversion de la CNR sont différentes. Une même personne peut avoir eu plusieurs droits : il faut donc traiter chaque pension avec l’organisme qui la servait.
Sommaire
- Quel droit existe après le décès d’un moudjahid invalide ?
- Les pensions à ne pas confondre
- Quels sont les droits de la veuve ?
- Quels montants sont prévus depuis la revalorisation de 2025 ?
- Que deviennent les droits après le décès de la veuve ?
- Le cas distinct du fils de moudjahid handicapé
- Comment préparer la demande de réversion ?
- Que faire lorsqu’on vit à l’étranger ?
- Les erreurs qui bloquent ou fragilisent un dossier
- Questions fréquentes
Quel droit existe après le décès d’un moudjahid invalide ?
Le texte de référence est la loi n° 99-07 du 5 avril 1999 relative au moudjahid et au chahid. Son article 24 ne parle pas d’une retraite de droit commun : il vise la pension d’invalidité du moudjahid, présentée comme une réparation du préjudice subi en raison de sa participation à la Révolution de libération nationale.
À son décès, cette pension n’est donc pas traitée comme un actif ordinaire de succession que les héritiers partageraient selon une frédha. La loi crée un mécanisme propre aux ayants droit. Elle prévoit que la pension d’invalidité est reversée à la veuve ou aux veuves du moudjahid sur une base de 100 %, quel que soit le taux d’invalidité dont il bénéficiait, et mentionne également la pension complémentaire.
Cette précision est déterminante. Un moudjahid qui percevait une pension d’invalidité à un taux inférieur à 100 % ne signifie pas automatiquement que sa veuve reçoit ce même pourcentage réduit. La loi fixe une règle spécifique de transfert au décès. Le calcul effectivement mis en paiement doit toutefois être rapproché du brevet de pension, de la catégorie d’invalidité du défunt et du barème en vigueur au moment de la liquidation.
La loi distingue par ailleurs les ayants droit du moudjahid. Son article 14 cite les ascendants ainsi que la ou les veuves. Mais cette qualité générale d’ayant droit ne signifie pas que toutes ces personnes se partagent automatiquement la pension prévue par l’article 24. Pour savoir qui reçoit quoi, il faut lire le dispositif correspondant à chaque prestation.
Pension de moudjahid, retraite CNR et succession : trois choses différentes
Le principal risque dans ce dossier est de déposer la bonne demande auprès du mauvais organisme, ou de croire qu’un document successoral suffit à débloquer une pension sociale. Trois mécanismes doivent être séparés.
| Droit | Ce qu’il couvre | Référence principale |
|---|---|---|
| Pension d’invalidité du moudjahid | Réparation liée au statut de moudjahid invalide et à son degré/catégorie d’invalidité | Loi 99-07 et réglementation du ministère des Moudjahidine et des Ayants droit |
| Retraite CNR | Pension issue d’une carrière professionnelle et des règles de retraite algériennes | Législation de retraite et Caisse nationale des retraites |
| Succession | Transmission du patrimoine du défunt : comptes, biens, créances, etc. | Droit successoral et actes établissant les héritiers |
Un défunt peut avoir perçu à la fois une pension liée à son statut de moudjahid et une pension de retraite professionnelle. Dans ce cas, il peut exister deux dossiers de réversion distincts. Le premier relève du régime spécial des moudjahidine ; le second relève de la CNR selon la situation.
Pour la pension professionnelle, consultez notre guide sur la pension de réversion France–Algérie, qui explique notamment la différence entre les droits français et les droits algériens. Cette page ne remplace pas le présent guide : ici, nous traitons du régime particulier attaché au moudjahid invalide.
La succession est encore autre chose. Les sommes déjà dues au défunt avant son décès, le solde d’un compte et les biens du patrimoine peuvent nécessiter un traitement successoral, alors que la pension future de la veuve repose sur un droit social spécifique. Pour les comptes bancaires, notre guide sur le compte bancaire d’un défunt en Algérie détaille le rôle de la frédha et les précautions à prendre.
Quels sont les droits de la veuve du moudjahid invalide ?
L’article 24 utilise expressément la formule « veuve ou veuves ». Il faut donc éviter deux simplifications : supposer qu’un seul mariage est possible dans le dossier, ou inventer une règle de partage lorsque plusieurs veuves sont concernées. Le texte établit le principe du droit, mais la liquidation concrète doit être faite par les services compétents à partir de l’état civil et du dossier de pension.
Une réversion prévue sur la base de 100 %
La règle la plus importante est que la pension d’invalidité du moudjahid est reversée à la veuve sur une base de 100 % quel que soit le taux d’invalidité du défunt. Cette formule légale ne doit cependant pas être transformée en promesse d’un montant unique. Les barèmes distinguent plusieurs catégories, notamment les grands invalides et les invalides, et la revalorisation de 2025 fixe des montants différents selon la nature de la pension transférée.
La pension complémentaire doit être identifiée séparément
La loi mentionne également une pension complémentaire. L’article 26 encadre cette prestation et le barème publié en 2025 la fait apparaître comme une ligne distincte. Dans un dossier réel, il faut donc vérifier si le défunt en bénéficiait, sur quel fondement et comment cette composante est reprise dans la décision de réversion. Additionner automatiquement plusieurs lignes d’un tableau sans lire la décision individuelle serait risqué.
La veuve n’obtient pas la pension parce qu’elle est héritière
Le droit de la veuve découle ici de la législation sur les moudjahidine, pas de sa quote-part dans la succession. Cette différence produit des conséquences concrètes : une frédha peut être utile pour certaines opérations après décès, mais elle ne remplace ni la reconnaissance de la qualité du défunt, ni le brevet de pension, ni la décision administrative de réversion.
Quels montants sont prévus depuis la revalorisation de 2025 ?
Les montants ont été revalorisés par le décret exécutif n° 25-80 du 18 février 2025. Une circulaire de la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité du 8 mai 2025 détaille les montants mensuels par nature de pension. Ces chiffres sont donc datés : ils doivent être revérifiés lorsqu’un dossier est déposé si une nouvelle revalorisation intervient.
Pour les pensions transférées aux veuves, le tableau 2025 indique notamment :
| Nature de la pension transférée | Montant mensuel indiqué en 2025 |
|---|---|
| Veuve de grand invalide handicapé — catégorie 4 A | 69 000 DA |
| Veuve de grand invalide handicapé — catégorie 4 | 69 000 DA |
| Veuve de grand invalide handicapé — catégorie 3 | 40 000 DA |
| Veuve de grand invalide handicapé — catégorie 2 | 33 000 DA |
| Veuve de grand invalide handicapé — catégorie 1 | 29 250 DA |
| Veuve de grand invalide assisté d’une tierce personne | 29 250 DA |
| Veuve de grand invalide | 26 000 DA |
| Veuve d’invalide | 53 000 DA |
Le même tableau fait apparaître une pension complémentaire de 30 600 DA. Il serait cependant imprudent d’annoncer un total universel en additionnant mécaniquement ce montant à n’importe quelle pension de veuve. La décision individuelle, la nature des droits du défunt et les conditions applicables doivent être vérifiées par le service liquidateur.
Ces montants montrent pourquoi les anciens articles ou réponses de forum sont souvent trompeurs : un chiffre publié avant 2025 peut être dépassé, et une pension de « veuve de grand invalide » n’est pas la même ligne qu’une pension de « veuve d’invalide ». Demandez toujours le libellé exact de la pension.
Que deviennent les droits après le décès de la veuve ?
L’article 24 prévoit un second niveau de transmission. Lorsque la veuve du moudjahid invalide décède, la pension est reversée à parts égales aux catégories suivantes :
- les enfants mineurs ;
- les filles non mariées célibataires sans aucun revenu.
Cette règle est plus étroite que la notion générale d’« enfants du défunt ». Un fils majeur non handicapé n’est pas mentionné dans cette transmission de l’article 24. Une fille mariée ou disposant d’un revenu ne doit pas non plus être présumée bénéficiaire de cette même pension sur le seul fondement de sa filiation.
Les conditions doivent continuer d’être prouvées
Les circulaires de contrôle publiées par la Direction générale de la Comptabilité ont précisé les justificatifs utilisés pour vérifier les droits des bénéficiaires de l’article 24. Pour les mineurs, l’acte de naissance fait partie des pièces de contrôle. Pour les filles concernées, les documents ont notamment porté sur l’état matrimonial et l’absence de revenu : certificat de célibat ou de non-remariage, situation auprès de la CNAS et de la CASNOS, absence de pension de retraite et justificatif fiscal.
Ces listes historiques sont utiles pour comprendre la logique du contrôle, mais elles ne doivent pas être transformées en checklist administrative figée pour 2026. Demandez la liste actuelle au service chargé de votre dossier, car les circuits, intitulés de pièces et vérifications peuvent évoluer.
Comment se fait le partage entre plusieurs bénéficiaires ?
Le principe légal est celui de parts égales entre les bénéficiaires visés par l’article 24. Les tableaux comptables comportent des calculs selon le nombre de bénéficiaires et la catégorie de pension. En pratique, il faut laisser le service liquidateur établir le montant individuel plutôt que reproduire un calcul trouvé sur un forum ou appliquer soi-même un simple pourcentage.
Le fils de moudjahid handicapé relève d’un dispositif distinct
Une confusion fréquente consiste à lire l’article 24 et à conclure qu’un fils majeur handicapé n’a aucun droit. La loi 99-07 prévoit pourtant un autre mécanisme à l’article 28 : certains fils de moudjahid handicapés peuvent bénéficier d’une pension de compensation, sous les conditions prévues par le texte, notamment en lien avec l’existence d’une autre pension d’invalidité de sécurité sociale.
Le barème 2025 mentionne une pension de 25 000 DA par mois pour le fils de moudjahid handicapé. Il prévoit également 25 000 DA pour la pension reversée à la veuve d’un fils de moudjahid handicapé conformément à l’article 28.
Il faut donc traiter séparément :
- la pension transférée de l’article 24 après le décès du moudjahid invalide ;
- la transmission après décès de sa veuve aux mineurs et filles remplissant les conditions ;
- la pension de compensation propre à certains fils de moudjahid handicapés au titre de l’article 28.
Un même dossier familial peut faire apparaître plusieurs de ces situations, mais elles n’ont ni le même fondement ni nécessairement les mêmes justificatifs.
Comment préparer une demande de réversion après le décès ?
La meilleure méthode consiste à reconstruire le dossier administratif avant de demander un montant. Le point de départ n’est pas « combien vais-je recevoir ? », mais « quelle pension exacte était servie au défunt et par quel circuit ? ».
1. Retrouver le brevet et les références de la pension
Réunissez tout document permettant d’identifier la pension : brevet d’inscription, décision, carnet ou avis de paiement, correspondances administratives, référence du comptable payeur et pièces relatives au statut d’invalidité. Le libellé de la pension permet de distinguer un invalide, un grand invalide et la catégorie retenue.
2. Faire constater le décès et mettre à jour l’état civil
L’acte de décès constitue la pièce de base. Le service devra également pouvoir vérifier l’identité de la veuve ou des veuves et la réalité du lien matrimonial. Lorsque plusieurs actes d’état civil présentent des variantes de nom, prénom, date ou translittération, il vaut mieux les signaler immédiatement et préparer les documents de concordance nécessaires.
3. Identifier tous les droits du défunt
Ne vous limitez pas à la pension de moudjahid. Vérifiez si le défunt percevait également :
- une retraite CNR ;
- une pension ou rente d’un autre organisme ;
- une pension complémentaire liée à son statut ;
- d’autres prestations dont le versement doit être arrêté ou transféré.
Cette vérification évite de laisser une pension en paiement sur le compte du défunt ou, à l’inverse, d’oublier une demande de réversion distincte.
4. Demander la liste de pièces au service compétent avant de constituer des certificats
Les procédures comptables anciennes indiquent que le dossier de réversion de la veuve est traité par les services compétents du Trésor et transmis à la direction des pensions du ministère chargé des Moudjahidine. Les structures administratives et pratiques locales pouvant évoluer, faites confirmer en 2026 le guichet compétent dans la wilaya concernée avant de multiplier les déplacements.
Demandez une liste écrite ou vérifiable des pièces et distinguez les documents nécessaires à la réversion de ceux qui concernent les arrérages dus avant le décès ou la succession bancaire.
5. Conserver une preuve du dépôt
Pour un dossier financier, ne remettez pas des originaux sans reçu lorsqu’un original est exigé. Conservez une copie complète du dossier, les références du dépôt, la date, le service et, lorsque cela existe, le numéro de décision ou de dossier. Cette discipline est particulièrement importante lorsqu’un membre de la famille suit l’affaire depuis l’étranger.
Vous vivez en France, au Canada ou ailleurs : comment suivre le dossier ?
Le droit étudié ici est algérien. Le fait que la veuve ou un autre membre de la famille réside à l’étranger ne transforme pas la pension en pension française, canadienne ou européenne. Le dossier reste lié à la qualité reconnue au titre de la Révolution de libération nationale et aux autorités algériennes compétentes.
La diaspora rencontre toutefois trois problèmes pratiques : obtenir des actes algériens récents, faire suivre un dossier sans être présente dans la wilaya et comprendre le circuit de paiement. Il faut les traiter séparément.
Peut-on mandater un proche ?
Une procuration peut permettre à un proche d’accomplir certaines démarches matérielles, mais elle ne crée jamais le droit à pension et ne remplace pas les pièces exigées au nom du bénéficiaire. Avant d’établir une procuration générale, demandez au service destinataire la forme exacte du mandat accepté, les actes qu’il peut couvrir et si la présence personnelle du bénéficiaire est requise à une étape.
Le paiement peut-il être reçu directement à l’étranger ?
Des instructions comptables ont historiquement organisé des paiements à l’étranger dans certaines situations, notamment pour des pensionnés étrangers reconnus au titre de la guerre de libération nationale. Cela ne permet pas d’affirmer qu’une veuve résidant en France ou au Canada dispose automatiquement d’un virement international sur n’importe quel compte bancaire. Le mode de paiement doit être confirmé pour la pension et le bénéficiaire concernés.
Si le bénéficiaire conserve un compte en Algérie, la question du paiement de la pension doit également être séparée de la question du transfert ultérieur de fonds vers l’étranger, qui relève des règles bancaires et de change.
Les erreurs qui peuvent bloquer ou fragiliser le dossier
Confondre le régime moudjahid avec la CNR
Le mot « pension » est trop large. Une pension d’invalidité de moudjahid et une retraite CNR peuvent coexister. Chaque prestation possède son propre dossier de réversion.
Croire que tous les enfants héritent de la pension
La pension de l’article 24 n’est pas un bien successoral à partager entre tous les héritiers. Après le décès de la veuve, le texte vise les enfants mineurs et les filles non mariées célibataires sans revenu. Les autres situations doivent être recherchées dans les dispositifs qui leur sont propres.
Utiliser un ancien montant trouvé sur internet
Une revalorisation importante est intervenue en 2025. Un article, un forum ou une vidéo plus ancienne peut donc citer un barème dépassé. Même un chiffre actuel n’est utile que si vous identifiez la bonne catégorie de pension.
Présenter la frédha comme preuve suffisante du droit à pension
La frédha prouve une qualité successorale selon le dossier, mais le droit à la pension spéciale dépend de la loi 99-07, du statut du défunt et des conditions propres au bénéficiaire. Les deux mécanismes peuvent se croiser sans se confondre.
Oublier les conditions de situation personnelle
Pour certaines transmissions aux filles ou certains dispositifs de compensation, l’absence de revenu, l’état matrimonial, le handicap ou l’absence d’une autre pension peuvent être déterminants. Un changement de situation doit être signalé lorsqu’il affecte une condition légale.
Quelle démarche selon votre situation ?
| Votre situation | Première action | Point à vérifier |
|---|---|---|
| Votre époux moudjahid invalide vient de décéder | Retrouver le brevet de pension et contacter le service compétent pour la réversion | Catégorie exacte d’invalidité, pension complémentaire, pièces d’état civil |
| La veuve bénéficiaire vient elle-même de décéder | Identifier les enfants remplissant les conditions de l’article 24 | Minorité, situation matrimoniale et absence de revenu selon le bénéficiaire |
| Vous êtes fils majeur handicapé d’un moudjahid | Faire vérifier l’éligibilité au dispositif de compensation distinct | Article 28 et éventuelle autre pension d’invalidité |
| Le défunt avait aussi une retraite CNR | Ouvrir un dossier CNR séparé | Ne pas supposer que la décision moudjahid règle la retraite professionnelle |
| Vous vivez à l’étranger | Confirmer le guichet, la forme de procuration et le mode de paiement acceptés | Ne pas confondre droit à pension et transfert bancaire international |
Questions fréquentes sur la pension d’un moudjahid après son décès
La veuve d’un moudjahid reçoit-elle automatiquement une pension ?
Pas sur le seul fait que son époux avait la qualité de moudjahid. Le mécanisme décrit par l’article 24 concerne la pension d’invalidité du moudjahid. Il faut donc vérifier que le défunt était titulaire de cette pension et identifier sa catégorie.
Quel pourcentage reçoit la veuve d’un moudjahid invalide ?
La loi 99-07 prévoit que la pension d’invalidité est reversée à la veuve ou aux veuves sur la base de 100 % quel que soit le taux d’invalidité du défunt. Le montant concret dépend toutefois du barème et de la catégorie de pension.
Quel est le montant de la pension d’une veuve de moudjahid en 2026 ?
Il n’existe pas un montant unique. La circulaire du Trésor du 8 mai 2025 affiche plusieurs montants mensuels selon la catégorie : par exemple 53 000 DA pour la veuve d’un invalide, 69 000 DA pour certaines catégories de grands invalides handicapés, et d’autres montants pour les autres catégories. Vérifiez qu’aucun nouveau barème n’a été publié depuis.
La pension complémentaire s’ajoute-t-elle toujours au montant de la veuve ?
La loi et le barème identifient une pension complémentaire, mais il faut vérifier la situation individuelle et la décision de liquidation avant d’additionner des montants. Le tableau 2025 mentionne 30 600 DA pour cette ligne.
Que se passe-t-il si le moudjahid avait plusieurs veuves ?
L’article 24 vise expressément la « veuve ou les veuves ». En revanche, il ne faut pas inventer une clé de répartition sans la décision du service liquidateur. L’état civil complet doit être présenté pour que l’administration calcule les droits.
Les fils d’un moudjahid touchent-ils la pension après le décès de leur mère ?
L’article 24 vise les enfants mineurs après le décès de la veuve. Un fils majeur ne doit donc pas être présumé bénéficiaire de cette transmission. Un fils majeur handicapé peut relever d’un dispositif distinct prévu notamment à l’article 28.
Une fille mariée peut-elle récupérer la pension de sa mère veuve de moudjahid ?
L’article 24 vise les filles non mariées célibataires sans revenu. Une fille mariée ne correspond donc pas à cette catégorie sur le fondement de cet article. D’autres prestations ne doivent pas être confondues avec cette réversion.
Une fille célibataire qui travaille peut-elle recevoir cette pension ?
Le texte exige également l’absence de revenu pour la catégorie visée. Les contrôles administratifs historiques ont demandé des justificatifs de non-affiliation, de non-perception de retraite et de situation fiscale. La liste actuelle doit être confirmée auprès du service compétent.
La frédha suffit-elle pour obtenir la pension ?
Non. Elle peut être nécessaire pour des questions successorales ou certains arrérages, mais la pension future repose sur un droit administratif propre. Le service doit vérifier le statut du défunt, la pension servie et la qualité du bénéficiaire au regard de la loi.
Peut-on demander la pension depuis la France ?
Le fait de vivre en France n’efface pas le droit algérien applicable, mais le circuit pratique doit être confirmé : service compétent, pièces, éventuelle procuration et mode de paiement. Ne supposez pas qu’une démarche entièrement à distance ou un virement direct en France est automatiquement disponible.
Le décès doit-il aussi être signalé à la CNR ?
Oui si le défunt percevait également une retraite CNR. La pension de moudjahid et la retraite professionnelle sont deux droits distincts ; le décès doit être traité auprès de chaque organisme concerné.
Existe-t-il un droit particulier pour un fils handicapé ?
Oui, l’article 28 prévoit une pension de compensation dans certaines situations pour les fils de moudjahid handicapés. Le barème 2025 mentionne 25 000 DA par mois pour cette catégorie. L’éligibilité doit être vérifiée individuellement.
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Sources officielles et références
- Journal officiel n° 25 du 12 avril 1999 — loi n° 99-07 relative au moudjahid et au chahid
- Journal officiel n° 11 du 19 février 2025 — décret exécutif n° 25-80 portant revalorisation des pensions
- Direction générale du Trésor et de la Comptabilité — circulaire du 8 mai 2025 et barème des pensions
- Direction générale de la Comptabilité — recueil 2013, contrôle des pensions des ayants droit des moudjahidine et chouhada
Les conditions administratives, pièces de contrôle et montants peuvent évoluer. Pour une demande engageante, faites confirmer le barème et la composition actuelle du dossier auprès des services compétents du ministère des Moudjahidine et des Ayants droit et du Trésor de la wilaya concernée.


































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































