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Fiscalité Grèce–Algérie : revenus étrangers et résidence fiscale

Vivre en Grèce tout en conservant des revenus, des comptes ou des biens en Algérie crée une question fiscale à deux niveaux : quel pays vous considère comme résident fiscal, puis comment les revenus algériens sont-ils traités dans la déclaration grecque ? Le point le plus important est de ne pas confondre nationalité, titre de séjour et résidence fiscale. Un Algérien installé à Athènes peut devenir résident fiscal grec même s’il conserve une maison, un compte bancaire ou des revenus en Algérie.

La Grèce impose en principe ses résidents fiscaux sur leur revenu mondial. Lorsqu’un revenu algérien est également taxé en Algérie, le risque de double imposition doit ensuite être traité. Or, lors de notre vérification du 25 août 2026, l’Algérie ne figurait pas dans la liste officielle des conventions fiscales publiées par l’administration grecque AADE. Cela ne signifie pas que vous payez automatiquement deux fois le même impôt sans mécanisme correcteur : le droit grec prévoit un crédit d’impôt pour l’impôt payé à l’étranger, plafonné à l’impôt grec correspondant au revenu concerné, y compris lorsqu’il n’existe pas de convention avec l’État de source.

À retenir : pour un résident fiscal grec, un revenu d’Algérie ne disparaît pas de la déclaration grecque parce qu’il a déjà été imposé en Algérie. Il faut identifier la catégorie du revenu, conserver la preuve de l’impôt algérien et appliquer le mécanisme grec approprié.

Sommaire

Fiscalité Grèce–Algérie : commencez par votre résidence fiscale

L’administration fiscale grecque AADE indique qu’une personne physique est résidente fiscale de Grèce notamment lorsqu’elle y a sa résidence permanente ou principale, son séjour habituel ou le centre de ses intérêts vitaux, c’est-à-dire ses liens personnels et économiques. La règle des jours complète cette analyse : une présence en Grèce de plus de 183 jours cumulés sur une période de douze mois entraîne en principe la résidence fiscale grecque à compter du premier jour de présence.

Une exception existe pour certaines présences exclusivement touristiques, médicales, thérapeutiques ou privées qui ne dépassent pas 365 jours. Cette exception ne doit pas être utilisée comme une règle générale pour une personne qui travaille et s’installe réellement en Grèce.

Le nombre de jours n’est donc pas le seul critère. Si vous vivez à Thessalonique avec votre famille, y travaillez, y avez votre logement principal et y organisez votre vie économique, votre situation peut être grecque même si vous passez plusieurs semaines par an en Algérie.

Inversement, le fait d’obtenir un titre de séjour grec ne prouve pas à lui seul que votre résidence fiscale a été correctement transférée dans les bases de l’AADE. Les démarches fiscales et migratoires sont distinctes. Conservez les documents montrant la date de votre installation, votre logement, votre activité, vos déplacements et votre situation familiale.

Une fois résident fiscal grec, le revenu mondial entre dans le champ de l’impôt

L’AADE est explicite : les contribuables dont la résidence fiscale se trouve en Grèce sont soumis à l’impôt sur leur revenu imposable obtenu en Grèce et à l’étranger. Pour un membre de la diaspora algérienne, cela peut concerner des situations très différentes :

  • un appartement loué à Alger ou Oran ;
  • des intérêts ou dividendes provenant d’Algérie ;
  • une pension ou une rémunération de source algérienne ;
  • une activité indépendante conservant des clients en Algérie ;
  • certaines plus-values ;
  • d’autres revenus de capitaux ou d’entreprise.

La bonne démarche n’est pas d’additionner indistinctement toutes les sommes étrangères. Il faut classer chaque revenu selon sa nature, car le barème grec, les formulaires et le crédit d’impôt se raisonnent par catégorie et par revenu.

La logique est comparable à d’autres dossiers de fiscalité transfrontalière déjà traités sur Zoom Algérie, mais chaque pays a ses propres règles. Notre guide sur la fiscalité Allemagne–Algérie peut vous aider à comprendre la méthode générale, sans transposer ses taux ou sa convention à la Grèce.

Convention fiscale Grèce–Algérie : aucune n’est listée par l’AADE

La page officielle de l’AADE consacrée aux textes des conventions visant à éviter la double imposition recense le réseau conventionnel grec. Lors de notre contrôle du 25 août 2026, l’Algérie n’apparaissait pas dans cette liste. Nous n’avons donc pas appliqué à la relation Grèce–Algérie les règles d’une convention inexistante.

Cette absence a plusieurs conséquences pratiques. Vous ne pouvez pas simplement chercher un article de convention pour déterminer qui a le droit exclusif d’imposer un loyer, un salaire ou une pension. Il faut regarder :

  1. le droit fiscal algérien applicable au revenu de source algérienne ;
  2. le droit fiscal grec applicable au résident fiscal grec ;
  3. le mécanisme interne grec qui évite ou réduit la double imposition lorsque les deux systèmes prélèvent un impôt.

Une convention future pourrait modifier cette analyse. C’est pourquoi la vérification de la liste officielle doit être refaite lorsqu’un dossier important est préparé.

Pas de convention ne veut pas dire « aucun crédit d’impôt » en Grèce

C’est l’une des nuances les plus importantes de ce dossier. L’AADE indique que, pour les revenus de toutes catégories obtenus à l’étranger par un résident fiscal grec, l’impôt grec dû sur ce revenu est réduit du montant de l’impôt payé à l’étranger. La réduction ne peut pas dépasser l’impôt grec attribuable à ce revenu.

L’administration ajoute que ce plafond s’applique lorsque les deux pays ont le droit de taxer, qu’une convention existe ou non avec le pays de source. Pour un revenu algérien, cette disposition interne est donc centrale.

Exemple pédagogique

Supposons qu’un revenu algérien conduise, après les calculs et règles propres à chaque pays, à 600 € d’impôt algérien et à 800 € d’impôt grec attribuable au même revenu. Sous réserve des conditions et justificatifs, le crédit étranger peut réduire la charge grecque à concurrence de 600 €.

Si l’impôt algérien était de 1 000 € alors que l’impôt grec correspondant n’était que de 800 €, le crédit grec est plafonné : il ne crée pas automatiquement une créance de 200 € contre le fisc grec. Le calcul réel doit bien sûr être effectué avec les montants, catégories, taux et pièces de votre dossier.

Point de vigilance : le crédit d’impôt exige de pouvoir prouver l’impôt étranger. Un paiement informel, un montant non rapproché du revenu ou un document incomplet peut compliquer la déclaration.

Déclaration fiscale en Grèce : E1, E2 et E3 ne jouent pas le même rôle

La déclaration annuelle des personnes physiques passe par l’application de l’AADE consacrée aux formulaires E1, E2 et E3. Le formulaire E1 est la déclaration principale de revenu. Le formulaire E2 est la déclaration détaillée relative aux locations immobilières lorsque son utilisation est requise. E3 concerne les données financières d’une activité professionnelle.

Pour l’année fiscale 2025, l’AADE avait fixé la date limite normale au 15 juillet 2026, avec une exception jusqu’au 31 juillet pour certaines personnes participant à des entités tenant une comptabilité en partie simple. Ces dates montrent qu’un calendrier peut changer d’une campagne à l’autre : ne gravez pas une date annuelle dans votre organisation. Vérifiez le calendrier de l’année concernée.

Le parcours de déclaration décrit par l’AADE consiste à confirmer les informations personnelles, compléter E2 et E3 si nécessaire, puis E1, vérifier le résultat du calcul et soumettre la déclaration. Les formulaires et instructions sont accessibles via myAADE.

Revenus, biens ou compte à l’étranger : à quoi servent les codes 029-030 ?

Dans son guide de questions-réponses publié fin 2025, l’AADE précise que les codes 029-030 du formulaire E1 sont complétés lorsque le contribuable acquiert un revenu à l’étranger, possède des biens à l’étranger ou maintient un compte financier à l’étranger, avec indication du pays et de la catégorie concernée.

Pour un résident grec d’origine algérienne, cela signifie qu’un appartement à Béjaïa, un compte bancaire algérien ou un revenu encaissé en Algérie ne doit pas être ignoré sous prétexte qu’il se trouve hors de l’Union européenne. La manière exacte de renseigner les montants dépend ensuite de la nature du revenu et des instructions de l’exercice.

Le bon réflexe consiste à remettre à votre comptable grec une fiche simple : type de bien ou revenu, pays, montant brut, impôt algérien payé, date, devise et justificatif. Vous réduisez ainsi le risque que l’information soit oubliée lors de la saisie.

Les principales catégories de revenus et leurs taux grecs

L’AADE publie les principales catégories du Code grec de l’impôt sur le revenu. À la date de vérification, les revenus de salaires et pensions ainsi que les revenus d’activité étaient soumis à un barème progressif : 9 % jusqu’à 10 000 €, 22 % de 10 001 à 20 000 €, 28 % de 20 001 à 30 000 €, 36 % de 30 001 à 40 000 € et 44 % au-delà, sous réserve des réductions et règles propres à la catégorie.

Pour les revenus de capitaux, l’AADE affiche notamment :

  • dividendes : 5 % ;
  • intérêts : 15 % ;
  • redevances : 20 %.

Les revenus immobiliers sont soumis à une échelle distincte : 15 % jusqu’à 12 000 €, 35 % de 12 001 à 35 000 €, puis 45 % au-delà selon la grille publiée. Les plus-values sur certains titres et instruments financiers relèvent d’un taux de 15 % dans la présentation de l’AADE.

Ces taux donnent le cadre grec. Ils ne remplacent pas le calcul du revenu net, les exonérations, les règles de source, le crédit d’impôt étranger ou les éventuels régimes particuliers.

Revenu algérienQuestion grecque principalePièces à conserver
LoyerRevenu immobilier étranger + crédit d’impôtBail, encaissements, charges admises, déclaration et impôt algériens
Salaire/pensionCatégorie, source, barème et impôt étrangerAttestation payeur, fiches, retenue fiscale
Dividende/intérêtTaux de capitaux + crédit éventuelRelevés, attestation de retenue, banque/société
Bien détenuInformation sur actif étranger et revenu associé éventuelActe, valeur, mode d’acquisition, compte lié

Vous louez un bien en Algérie tout en vivant en Grèce

Les loyers provenant d’un immeuble algérien restent d’abord un revenu de source immobilière lié à l’Algérie. La DGI algérienne dispose de règles spécifiques sur l’IRG des revenus fonciers et les obligations de déclaration et de paiement. Parallèlement, si vous êtes résident fiscal grec, la Grèce regarde votre revenu mondial et traite les revenus immobiliers selon sa catégorie propre.

Il faut donc documenter le même flux des deux côtés : montant brut du loyer, période, charges éventuellement reconnues par chaque droit fiscal, impôt payé en Algérie, montant déclaré en Grèce et conversion en euros.

Ne copiez pas simplement le revenu net algérien dans la déclaration grecque. Deux pays peuvent définir différemment la base taxable et les charges admises. Le crédit porte sur l’impôt étranger admissible, alors que le revenu grec se calcule selon le droit grec.

Pour comprendre les enjeux spécifiques de l’immobilier transfrontalier sans mélanger les systèmes, vous pouvez consulter notre dossier sur les revenus locatifs d’Algérie déclarés en Allemagne : la méthode documentaire est utile, même si la fiscalité allemande n’est pas celle de la Grèce.

Salaire, pension ou activité liée à l’Algérie

Un salaire ou une pension de source algérienne peut être imposé selon les règles algériennes applicables. La DGI détaille notamment l’IRG des traitements, salaires, pensions et rentes. Pour un résident fiscal grec, le revenu étranger doit ensuite être examiné dans le système grec et le crédit étranger étudié.

Si vous travaillez physiquement en Grèce pour une entreprise grecque, votre salaire grec n’est évidemment pas un revenu algérien parce que vous avez la nationalité algérienne. À l’inverse, une activité exercée entre les deux pays nécessite de déterminer où le travail est effectivement réalisé, qui paie, où se situe l’activité et quelle catégorie fiscale s’applique.

Pour une activité indépendante, le formulaire E3 et les règles professionnelles peuvent entrer en jeu. Les obligations de facturation, TVA, établissement et cotisations sociales dépassent le simple sujet du revenu étranger : faites analyser le montage avant de facturer régulièrement des clients d’Algérie depuis la Grèce.

Dividendes et intérêts provenant d’Algérie

Les revenus financiers doivent être rapprochés de documents bancaires ou sociaux précis. Pour un dividende : décision de distribution, montant brut, retenue fiscale algérienne et montant net. Pour des intérêts : relevé du compte ou de l’établissement payeur, montant brut et retenue éventuelle.

La Grèce applique ses propres taux à ces catégories, puis le crédit d’impôt étranger peut réduire la charge grecque dans sa limite légale. Cette mécanique est plus fiable que la comparaison de deux taux nominaux : si un prélèvement algérien n’est pas juridiquement un impôt sur le revenu admissible au crédit grec, son traitement peut être différent. La preuve de nature du prélèvement est donc aussi importante que son montant.

Posséder un appartement ou un compte en Algérie : ce qui change et ce qui ne change pas

La simple propriété d’un actif n’est pas la même chose que la perception d’un revenu. Un appartement non loué n’est pas un loyer. Un compte bancaire sans intérêt n’est pas un revenu financier. Néanmoins, les instructions grecques prévoient une information sur les biens et comptes détenus à l’étranger via les rubriques pertinentes de l’E1.

Pour un bien immobilier, gardez l’acte de propriété, la date et le mode d’acquisition, les éventuelles preuves de valeur, la taxe foncière algérienne et, s’il est loué, toute la comptabilité des loyers. Pour un compte, conservez les relevés annuels et la nature des sommes qui l’alimentent.

Si votre question porte sur la détention et la fiscalité immobilière dans un pays de résidence européen, notre article sur le bien immobilier algérien détenu par un résident d’Autriche montre pourquoi il faut séparer détention, loyer et vente. N’en transposez toutefois pas la convention à la Grèce.

L’Algérie conserve ses propres obligations fiscales

Devenir résident fiscal grec ne supprime pas automatiquement les impôts algériens attachés à des revenus ou biens en Algérie. La DGI algérienne publie notamment des règles sur les revenus fonciers, les traitements et salaires, les plus-values immobilières, la taxe foncière et l’impôt sur la fortune.

La conséquence pratique est que votre dossier doit fonctionner dans les deux sens. Vous devez être capable de montrer au fisc grec ce qui a été déclaré et payé en Algérie, mais aussi respecter les obligations algériennes propres au revenu ou au bien.

Pour un patrimoine important, ne réduisez pas le sujet à l’impôt grec sur le revenu. L’Algérie prévoit un impôt sur la fortune pouvant concerner certains biens imposables situés en Algérie, y compris pour des personnes domiciliées fiscalement à l’étranger lorsqu’elles entrent dans le champ et dépassent les seuils applicables.

Conversion des montants algériens en euros : gardez une méthode vérifiable

Une déclaration grecque se prépare en euros, alors que les justificatifs algériens peuvent être en dinars. Conservez le montant original en DZD, la date à laquelle le revenu a été acquis ou encaissé selon la règle applicable et la méthode de conversion retenue pour la déclaration.

Évitez de convertir à partir d’un taux informel trouvé sur les réseaux sociaux. Utilisez la méthode admise par votre conseiller ou par les instructions fiscales grecques de l’exercice, et conservez la preuve de la source du taux. Si plusieurs versements mensuels sont concernés, une méthode cohérente vaut mieux qu’un taux choisi a posteriori pour produire un résultat favorable.

Notre guide euro–dinar algérien aide à comprendre pourquoi taux officiel, taux bancaire et autres références ne doivent pas être confondus.

Nouveaux résidents fiscaux en Grèce : certains régimes spéciaux existent

La Grèce a créé plusieurs dispositifs pour attirer de nouveaux résidents fiscaux, notamment les articles 5A, 5B et 5C du Code grec. Ils couvrent des profils différents. Le régime de l’article 5C concerne notamment certaines personnes qui transfèrent leur résidence fiscale en Grèce pour y exercer un emploi ou une activité professionnelle.

Il ne faut pas en déduire qu’un nouvel arrivant bénéficie automatiquement d’une exonération sur ses revenus d’Algérie. Ces régimes ont des critères d’entrée, une procédure et un champ précis. L’AADE dispose d’un service spécifique pour la demande d’inclusion sous l’article 5C et a encore actualisé le dispositif en 2026.

Si vous venez de vous installer, vérifiez l’éligibilité avant de déposer votre première déclaration. Une option fiscale mal comprise peut avoir des effets sur plusieurs années.

Méthode pratique pour préparer un dossier Grèce–Algérie

  1. Confirmez votre résidence fiscale et la date de bascule.
  2. Listez séparément chaque revenu algérien : loyer, intérêt, dividende, salaire, pension, activité, plus-value.
  3. Listez les actifs et comptes étrangers devant être signalés dans l’E1.
  4. Rassemblez le brut et l’impôt algérien payé, pas seulement le net bancaire.
  5. Conservez les attestations fiscales algériennes permettant de soutenir le crédit d’impôt.
  6. Convertissez les montants avec une méthode documentée.
  7. Classez le revenu dans la bonne catégorie grecque.
  8. Calculez le crédit étranger dans sa limite grecque.
  9. Vérifiez les formulaires et la date limite de l’année sur myAADE.
DocumentUtilité
Preuve de résidence / installationDéterminer le statut fiscal grec
Relevé ou attestation de revenu algérienÉtablir le montant brut et la nature
Preuve de l’impôt payé en AlgérieSoutenir le crédit d’impôt étranger
Acte immobilier / relevé bancaireDocumenter actif ou compte à l’étranger
Méthode de conversionRendre les montants DZD/EUR auditables

Erreurs fréquentes à éviter

  • Confondre titre de séjour et résidence fiscale. Ce sont deux analyses différentes.
  • Oublier le revenu algérien parce qu’il a déjà été taxé en Algérie. Un résident grec relève en principe du revenu mondial.
  • Inventer une convention Grèce–Algérie. L’Algérie n’est pas listée dans le réseau conventionnel AADE vérifié.
  • Ignorer le crédit d’impôt parce qu’il n’y a pas de convention. Le droit grec prévoit un crédit interne dans les conditions exposées par l’AADE.
  • Déclarer uniquement le net reçu. Il faut souvent partir du brut et documenter l’impôt étranger.
  • Confondre détention et revenu. Un bien non loué n’est pas un loyer, même s’il doit être signalé comme actif étranger.
  • Utiliser un taux de change non documenté. Gardez une méthode cohérente et vérifiable.
  • Copier les taux d’un autre pays européen. Les règles allemandes, françaises ou autrichiennes ne sont pas les règles grecques.

Questions fréquentes

Quand un Algérien devient-il résident fiscal en Grèce ?

La résidence peut résulter du domicile, du séjour habituel ou du centre des intérêts vitaux en Grèce. Une présence supérieure à 183 jours cumulés sur douze mois entraîne aussi en principe la résidence fiscale grecque à compter du premier jour, sous l’exception limitée publiée par l’AADE.

Un résident grec doit-il déclarer ses revenus d’Algérie ?

En principe oui : l’AADE indique que les résidents fiscaux grecs sont imposables sur leur revenu mondial, donc grec et étranger, sous réserve des règles propres à chaque catégorie.

Existe-t-il une convention fiscale entre la Grèce et l’Algérie ?

Lors de notre vérification du 25 août 2026, l’Algérie ne figurait pas dans la liste officielle des conventions de double imposition publiée par l’AADE. Il faut donc raisonner avec les droits internes grec et algérien et le crédit d’impôt grec.

Peut-on déduire l’impôt payé en Algérie de l’impôt grec ?

L’AADE prévoit un crédit pour l’impôt payé à l’étranger sur un revenu étranger, plafonné à l’impôt grec attribuable au même revenu. Elle précise que cette limite s’applique aussi lorsqu’il n’existe pas de convention avec le pays de source.

Faut-il déclarer un appartement situé en Algérie ?

Les instructions AADE indiquent que les codes 029-030 de l’E1 concernent notamment les biens et comptes détenus à l’étranger. Si l’appartement produit un loyer, ce revenu doit en plus être traité dans la catégorie immobilière correspondante.

Quel formulaire grec utilise-t-on pour les revenus étrangers ?

E1 est la déclaration principale. E2 peut être requis pour les informations immobilières locatives et E3 pour l’activité professionnelle. Les instructions détaillées doivent être vérifiées pour l’année fiscale concernée.

Quels sont les taux grecs sur les loyers ?

L’AADE affiche une échelle de 15 % jusqu’à 12 000 €, 35 % de 12 001 à 35 000 € et 45 % au-delà pour les revenus immobiliers, sous réserve des règles de calcul applicables.

Faut-il un comptable grec ?

Ce n’est pas une obligation universelle pour toute situation, mais c’est fortement utile lorsque vous combinez plusieurs revenus algériens, un crédit d’impôt étranger, des biens ou comptes à l’étranger ou un changement récent de résidence fiscale.

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Sources officielles

Cadre fiscal et sources vérifiés le 25 août 2026. Les campagnes déclaratives, formulaires, taux et accords internationaux peuvent évoluer : contrôlez l’exercice concerné sur AADE et la DGI avant dépôt.

Fiscalité Grèce–Algérie : revenus étrangers et résidence fiscale

Vendre un bien en Algérie quand on