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Les 12 meilleurs restaurants algériens à Paris : nos adresses testées

Un couscous qui rappelle celui de yemma, une rechta comme à Alger, des mahjebs comme au bled : la cuisine algérienne a longtemps été la grande absente de la scène gastronomique parisienne. Alors que les restaurants marocains et libanais sont partout, les adresses qui proposent une vraie cuisine dz — kabyle, oranaise, algéroise, sahélienne — se comptaient sur les doigts d’une main. Mais ça change. Une nouvelle génération de restaurateurs algériens, souvent passés par de grandes écoles ou reconvertis par passion, impose enfin la gastronomie algérienne dans ses propres restaurants, avec ses propres codes. Voici nos 12 meilleures adresses à Paris et en proche banlieue.

Cet article est fourni à titre informatif. Les horaires, menus et prix peuvent évoluer — vérifiez directement auprès de chaque restaurant avant de vous déplacer. Dernière mise à jour : juin 2026.

Sommaire

  1. Pourquoi la cuisine algérienne est si rare à Paris
  2. Les 12 meilleurs restaurants algériens à Paris
  3. Carte récapitulative
  4. Que manger dans un restaurant algérien : mini-guide
  5. FAQ

Pourquoi la cuisine algérienne est si rare à Paris

C’est un paradoxe : la communauté algérienne est la plus importante diaspora maghrébine en France (environ 2 millions de personnes d’origine algérienne en Île-de-France), mais les restaurants explicitement algériens sont beaucoup plus rares que les restaurants marocains ou tunisiens. Pendant longtemps, la cuisine algérienne en France se vivait à la maison, dans l’intimité familiale, pas au restaurant. Les rares établissements qui existaient étaient des gargotes de quartier, souvent sans vitrine, qui servaient une clientèle communautaire sans chercher à se faire connaître.

La donne a changé au cours des cinq dernières années. Une nouvelle génération de restaurateurs — souvent des femmes, souvent diplômées de grandes écoles, souvent reconverties après une première carrière — a décidé de faire rayonner la cuisine algérienne au-delà de la diaspora. Le résultat : des adresses qui assument leur identité algérienne (et non « orientale » ou « maghrébine »), qui proposent des plats régionaux qu’on ne trouve nulle part ailleurs (rechta, calentica, chakhchoukha, garantita), et qui attirent autant les Algériens nostalgiques que les Parisiens curieux.

Les 12 meilleurs restaurants algériens à Paris

1. Chez Omar — l’institution du Marais (3e)

Adresse : 47 rue de Bretagne, 75003 Paris
Spécialité : couscous oranais
Budget : 25-40 €/personne
Réservation : pas de réservation — premier arrivé, premier servi

Ouvert en 1979 par Omar Guérida, Chez Omar est tout simplement l’institution historique de la cuisine algérienne à Paris. Le cadre n’a pas changé : un vrai bistrot parisien en bois avec miroirs biseautés, zéro décoration orientale. Le couscous oranais — semoule fine roulée à la main, légumes fondants, merguez grillées, agneau — est servi dans des portions généreuses qui dépassent largement de l’assiette. L’adresse est connue des Parisiens depuis plus de 40 ans, et la queue sur le trottoir le week-end en témoigne. Pas de réservation, pas de chichi, juste du couscous comme à Oran.

2. Hanaa — la bistronomie algérienne (11e)

Adresse : 123 rue du Chemin Vert, 75011 Paris
Spécialité : bistronomie algérienne contemporaine
Budget : 20-35 €/personne
Note TheFork : 9.1/10

Hanaa est né de la rencontre entre le chef Mahdi Abid, l’architecte d’intérieur Yassine Menacere et la directrice artistique Doriane Menacere. Leur ambition : faire rayonner la cuisine algérienne avec une exécution contemporaine, précise et élégante, sans trahir les recettes de mémoire. Le résultat est un lieu chaleureux, baigné de lumière dorée, où l’on déguste couscous, rechta, chorba, tajines et plats mijotés. Le Petit Futé décrit Hanaa comme la preuve que « la bistronomie n’est pas l’apanage de la cuisine hexagonale ». Une adresse qui plaît autant aux Algériens qu’aux foodies parisiens.

3. Mama Nissa — le fast-good algérien de Montorgueil (2e)

Adresse : 14 rue Mandar, 75002 Paris
Spécialité : cuisine algérienne régionale, cocas, calentica, rechta
Budget : 10-15 € (formules)
Concept : fast-good halal, sur place ou à emporter

L’histoire de Mama Nissa est celle d’une reconversion inspirante. Hanane Abdelli, diplômée d’Henri IV puis de l’ESSEC, a quitté sa carrière dans l’assurance le jour où sa mère lui a donné un livre de recettes reçu pour son mariage à Alger, quarante ans plus tôt. Formée ensuite à l’école Ferrandi, elle ouvre en 2020 ce petit restaurant au cœur du quartier Montorgueil, baptisé du diminutif de sa mère. La carte est un tour d’Algérie : cocas (chaussons farcis au poisson, au bœuf ou aux légumes), calentica (flan de pois chiches oranais au cumin), rechta (pâtes fraîches algéroises vapeur), couscous kabyle et shakshuka. Tous les plats sont faits maison, repensés avec une diététicienne, sans compromettre le goût. Prix doux, ambiance décontractée, clientèle diversifiée — Algériens nostalgiques, pieds-noirs retrouvant les saveurs de leur enfance, et curieux qui découvrent qu’en Algérie, on ne mange pas que du couscous.

4. Majouja — la cantine kabyle du 9e

Adresse : 3 rue Laffitte, 75009 Paris
Spécialité : cuisine kabyle et spécialités régionales
Budget : 12-18 €/personne
Réservation : sans réservation

Française d’origine kabyle, Katia Barek était cadre en communication dans une grande banque. Lassée de constater que la cuisine algérienne — et surtout kabyle — était quasiment absente de Paris, elle a tout quitté pour ouvrir Majouja, une cantine chaleureuse aux tons clairs et rosés avec une cuisine ouverte sur la salle. La carte met en avant la cuisine kabyle (couscous aux fèves, boulettes de semoule) tout en proposant des spécialités de toutes les régions. Les clients sur Tripadvisor parlent de « retrouver les plats de leur enfance ». La rechta y est particulièrement saluée. Livraison, click & collect et service traiteur disponibles.

5. La Table de Yemma — le phénomène TikTok (11e)

Adresse : 115 boulevard de Ménilmontant, 75011 Paris
Spécialité : cuisine traditionnelle algérienne généreuse
Budget : 8-17 €/personne
Réservation : recommandée (salle souvent pleine)

Ouvert en 2024 par Sabrina, une comptable reconvertie, et son mari, La Table de Yemma est devenu en quelques mois l’un des restaurants algériens les plus populaires de Paris, propulsé par les réseaux sociaux. Sur TikTok et Instagram, les vidéos de ses plats (couscous, tajines, grillades, kalb el louz) cumulent des millions de vues. Le décor est soigneusement pensé avec des motifs berbères et des couleurs méditerranéennes, et Sabrina accueille ses clients en tenue traditionnelle algérienne. Les prix sont imbattables pour Paris : couscous à partir de 8 €, grillades entre 1,20 € et 8 €, plats entre 9 € et 17 €. Accessible PMR, options végétariennes, halal.

6. Wally Le Saharien — le voyage touareg (9e)

Adresse : 36 rue Rodier, 75009 Paris
Spécialité : cuisine touarègue et saharienne
Budget : 30-50 €/personne
Ambiance : décor orientaliste soigné, salle voûtée en pierre

Wally Le Saharien est l’un des plus anciens restaurants algériens de Paris, spécialisé dans les saveurs du Grand Sud saharien. La salle voûtée en pierre crée une atmosphère unique, presque muséale. La carte propose des spécialités touarègues à base de poissons, viandes, grillades et couscous version saharienne — avec un morceau d’agneau de lait confit aux épices. Le restaurant divise : les fidèles de longue date le considèrent comme une institution, tandis que certains avis récents signalent un rapport qualité-prix moins favorable qu’autrefois. La boutique attenante propose des pâtisseries maison et des plats à emporter à prix doux (couscous à 10 €).

7. L’Atlantide — le berbère des Buttes-Chaumont (19e)

Adresse : 7 avenue Laumière, 75019 Paris
Spécialité : cuisine berbère, halal
Budget : 15-25 €/personne

Juste en dessous des Buttes-Chaumont, L’Atlantide fait un vrai tabac avec sa cuisine berbère. Le décor orientaliste est soigné, la cuisine est savoureuse et les prix sont très raisonnables. Les amateurs de cuisine algérienne ont tendance à y avoir leur rond de serviette. Une adresse discrète mais fidélisante, idéale pour un dîner en famille ou entre amis sans se ruiner.

8. BerbērHygge — la fusion scandinave-kabyle (12e)

Adresse : Paris 12e arrondissement
Spécialité : fusion cuisine scandinave et kabyle
Note TheFork : 9.5/10 (la plus haute de la liste)

Le nom dit tout : BerbērHygge fusionne la cuisine kabyle et la philosophie scandinave du « hygge » (le bien-être, le cocooning). Le concept a surpris, mais les avis sont unanimes : la fusion fonctionne, les plats sont créatifs, et l’exécution est impeccable. On y retrouve tous les classiques de la cuisine algérienne (couscous, rechta, tajine) revisités avec une touche nordique. L’une des adresses les mieux notées de Paris sur les plateformes de réservation.

9. Chez Tante Farida — la street food algérienne (20e)

Adresse : 13 rue de Bagnolet, 75020 Paris
Spécialité : mahjebs, bricks, galettes farcies, msemen
Budget : 5-12 €/personne

Ex tailleur-couturière originaire de la région de Sétif, Farida Habouche a ouvert ce restaurant-traiteur de poche au cœur du 20e arrondissement. L’espace est minuscule mais le succès est immense : bricks au thon, mahjebs végétariens ou à la viande, salade méchouia, galettes de semoule farcies et msemen. C’est la street food algérienne dans sa forme la plus pure — rapide, généreuse, pas chère. Sur place (si vous trouvez une place) ou à emporter.

10. L’Olivier d’Or — les grillades nocturnes (Montreuil)

Adresse : 211 rue de Paris, 93100 Montreuil
Spécialité : grillades en libre-service, couscous
Budget : 15-25 €/personne
Horaires : ouvert jusqu’à 3 h du matin

Techniquement à Montreuil (mais à deux pas du 20e), L’Olivier d’Or est l’adresse que tout le monde s’arrache pour ses grillades en libre-service. Les viandes sont excellentes et se marient parfaitement avec le reste de la carte : slata méchouia, bricks, chorba, couscous. Le restaurant ferme à 3 h du matin, ce qui en fait le spot idéal pour un repas nocturne ou un ftour pendant le Ramadan. Ambiance garantie.

11. Loov — le couscous party du jeudi (Paris)

Spécialité : couscous entièrement fait maison
Budget : 12-20 €/personne

Chez Loov, c’est Yasmina qui est aux fourneaux. Tous les jeudis et vendredis, c’est couscous party : semoule fine roulée à la main, légumes de saison, assaisonnement divin. Le couscous change en fonction des saisons pour ne jamais lasser. Tout est fait maison, de A à Z. Une adresse confidentielle qui fidélise par le bouche-à-oreille.

12. Au Grill d’Aligre — le carrefour franco-algérien (12e)

Adresse : Paris 12e arrondissement, près du marché d’Aligre
Spécialité : cuisine algérienne avec touches françaises
Budget : 15-25 €/personne

Au Grill d’Aligre est un lieu de rencontre culinaire où l’Algérie et la France se rejoignent. Le patron, passionné et accueillant, propose une cuisine algérienne authentique sublimée par des touches de gastronomie française. Les avis soulignent une cuisine savoureuse et copieuse, un accueil chaleureux et une bonne adresse pour les carnivores.

Carte récapitulative

RestaurantArrondissementSpécialitéBudget
Chez Omar3eCouscous oranais25-40 €
Hanaa11eBistronomie algérienne20-35 €
Mama Nissa2eFast-good régional10-15 €
Majouja9eCantine kabyle12-18 €
La Table de Yemma11eCuisine traditionnelle8-17 €
Wally Le Saharien9eCuisine touarègue30-50 €
L’Atlantide19eCuisine berbère15-25 €
BerbērHygge12eFusion kabyle-scandinave20-30 €
Chez Tante Farida20eStreet food (mahjebs)5-12 €
L’Olivier d’OrMontreuilGrillades nocturnes15-25 €
LoovParisCouscous maison12-20 €
Au Grill d’Aligre12eFranco-algérien15-25 €

Que manger dans un restaurant algérien : mini-guide

Si vous n’êtes pas familier avec la cuisine algérienne, voici les plats essentiels à connaître avant de pousser la porte :

Couscous : le plat national. Mais contrairement à ce qu’on croit, il n’y a pas « un » couscous algérien — il y en a des dizaines. Le couscous kabyle est à base de semoule d’orge avec des légumes de saison. Le couscous oranais est plus épicé, souvent accompagné de pois chiches et de merguez. Le couscous algérois est plus fin, souvent servi avec du poulet. Et le couscous saharien (comme chez Wally) intègre de l’agneau confit et des fruits secs. Consultez nos 50 recettes algériennes.

Rechta : des pâtes fraîches très fines, roulées à la main, cuites à la vapeur et servies avec du poulet fermier et une sauce blanche onctueuse. C’est le plat des fêtes à Alger. Mama Nissa et Majouja le font particulièrement bien.

Chorba : soupe de blé cassé (frik) aux tomates, pois chiches et viande, servie traditionnellement pour rompre le jeûne pendant le Ramadan. La plupart des restaurants algériens en proposent toute l’année.

Calentica / garantita : un flan de farine de pois chiches parfumé au cumin, typique d’Oran et de l’ouest algérien. C’est la street food emblématique de l’Algérie. Chez Mama Nissa, on le sert dans du matlouh (pain algérien) avec de la harissa maison.

Coca : chausson farci (poisson, bœuf, légumes) originaire de l’est algérien, influencé par la cuisine espagnole. Rien à voir avec la boisson.

Chakhchoukha : spécialité des Aurès (Biskra, Batna), à base de rougag (galettes brisées) nappées de sauce rouge épicée avec des pois chiches et de la viande. Rare à Paris, mais certaines adresses en proposent en plat du jour.

Mahjebs : galettes de semoule farcies (tomate-oignon, viande hachée), cuites sur une plaque. La spécialité de Chez Tante Farida.

Kalb el louz : gâteau de semoule imbibé de sirop parfumé à la fleur d’oranger. Le dessert algérien par excellence.

FAQ

Quel est le meilleur restaurant algérien à Paris ?

Cela dépend de ce que vous cherchez. Pour l’institution historique et le couscous oranais : Chez Omar (3e). Pour la bistronomie contemporaine : Hanaa (11e). Pour le meilleur rapport qualité-prix : La Table de Yemma (11e). Pour la cuisine régionale et les plats rares : Mama Nissa (2e) ou Majouja (9e). Pour la fusion créative : BerbērHygge (12e).

Les restaurants algériens de Paris sont-ils halal ?

La plupart le sont, oui. C’est le cas de La Table de Yemma, Mama Nissa, Majouja, L’Atlantide, Hanaa et L’Olivier d’Or. Chez Omar ne sert pas d’alcool mais ne communique pas officiellement sur la certification halal. Vérifiez directement auprès de chaque établissement si c’est un critère important pour vous.

Pourquoi y a-t-il si peu de restaurants algériens à Paris comparé aux marocains ?

Plusieurs raisons : la cuisine algérienne a longtemps été une cuisine familiale, transmise de mère en fille, rarement « professionnalisée » dans un cadre de restauration. Les Algériens de la diaspora mangeaient algérien à la maison, pas au restaurant. De plus, le terme « oriental » ou « maghrébin » a longtemps été utilisé comme étiquette fourre-tout, masquant les spécificités algériennes. La tendance s’inverse depuis quelques années avec l’émergence de restaurateurs qui revendiquent clairement leur identité algérienne.

Quelle est la différence entre un couscous algérien et un couscous marocain ?

Le couscous algérien utilise souvent de la semoule d’orge (en Kabylie) ou de blé dur très fine, roulée à la main. Les légumes varient selon les régions (navets, courgettes, cardons, fèves). Le bouillon est généralement plus léger et plus épicé que le couscous marocain, qui est souvent plus sucré-salé (avec des raisins secs et des oignons caramélisés). En Algérie, on sert le couscous avec de la sauce piquante (dersa) et pas de tfaya (compotée sucrée marocaine).

Peut-on manger algérien à Paris pour moins de 15 € ?

Oui, facilement. Chez Tante Farida (5-12 €), La Table de Yemma (à partir de 8 €), Mama Nissa (formules à 10-15 €) et Majouja (12-18 €) proposent des repas complets à des prix très accessibles.

Y a-t-il des restaurants algériens ouverts tard le soir à Paris ?

L’Olivier d’Or à Montreuil ferme à 3 h du matin — c’est l’adresse idéale pour les noctambules. La plupart des autres restaurants ferment entre 22 h et 23 h.

Où trouver de la calentica à Paris ?

La calentica (ou garantita), ce flan de pois chiches typique d’Oran, est rare à Paris. Mama Nissa en propose une version servie dans du matlouh avec de la harissa maison. C’est l’une des seules adresses où vous en trouverez.

Existe-t-il des restaurants algériens en dehors de Paris ?

Oui. L’Olivier d’Or est à Montreuil (93). En banlieue parisienne, on trouve aussi plusieurs adresses à Saint-Denis, Aubervilliers, Sarcelles et Créteil. En province, Lyon, Marseille et Toulouse comptent également des restaurants algériens, mais la concentration reste largement parisienne.

La cuisine algérienne n’a plus besoin de se cacher derrière l’étiquette « oriental » ou « maghrébin ». Que ce soit le couscous oranais de Chez Omar, la rechta de Mama Nissa, les mahjebs de Tante Farida ou la bistronomie de Hanaa, chaque adresse raconte une histoire — celle d’un pays aux mille saveurs et d’une diaspora qui transmet enfin sa gastronomie au-delà du cercle familial. Il ne vous reste plus qu’à pousser la porte.

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