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Attestation d’accueil pour faire venir un proche d’Algérie en France

Résumé — attestation d’accueil pour faire venir un proche d’Algérie en France

L’attestation d’accueil est le document officiel par lequel une personne résidant en France s’engage auprès de la mairie à héberger un ressortissant étranger non-européen pour un séjour touristique ou familial de moins de 3 mois. Elle est obligatoire pour tout Algérien demandant un visa Schengen court séjour (type C) pour venir en visite privée en France. La démarche se fait exclusivement en mairie, en personne, avec le formulaire cerfa n° 10798 rempli sur place et un timbre fiscal de 30 €. La mairie vérifie les conditions de logement — sans seuil légal de revenus ni de superficie, mais avec un pouvoir d’appréciation réel. Le délai légal de réponse est d’1 mois — passé ce délai sans réponse, c’est un refus implicite. Une fois obtenue, l’attestation originale (pas de photocopie, pas de scan) doit être envoyée physiquement à votre proche en Algérie avant son dépôt de demande de visa. Comptez au moins 12 semaines d’anticipation si votre proche a besoin d’un visa : délai mairie + délai envoi postal + délai de traitement du visa Schengen.

Introduction : le document pivot du visa Schengen pour les familles algériennes

Inviter ses parents, ses enfants ou ses amis d’Algérie à venir passer quelques semaines en France : c’est le projet de dizaines de milliers de familles de la diaspora franco-algérienne chaque année. Et chaque année, le même obstacle administratif se dresse : l’attestation d’accueil. Document indispensable, mal expliqué, souvent sous-estimé dans ses contraintes et dans ses délais.

Beaucoup de personnes découvrent trop tard qu’elles ne peuvent pas se contenter d’une simple lettre rédigée chez elles — qu’il faut obligatoirement passer par la mairie, en personne, avec un dossier spécifique. D’autres se voient refuser leur attestation par la mairie pour des motifs qu’elles n’avaient pas anticipés. D’autres encore envoient le document trop tard et le visa est refusé par le consulat parce que l’attestation a expiré ou n’est pas arrivée à temps.

Ce guide couvre l’intégralité de la procédure — ce que la mairie vérifie vraiment, les documents à préparer, les motifs de refus les plus fréquents et comment les anticiper, et les délais réels à intégrer dans votre planification.

Qu’est-ce qu’une attestation d’accueil exactement ?

L’attestation d’accueil est un document officiel prévu par les articles L. 812-1 à L. 812-8 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Elle est délivrée par la mairie du lieu d’hébergement prévu après vérification des conditions. Ce n’est pas un simple formulaire que vous remplissez chez vous — c’est un acte administratif qui engage votre responsabilité et celle de la commune.

Elle certifie plusieurs choses simultanément : que l’hébergeant réside bien à l’adresse indiquée, que le logement peut accueillir la personne dans des conditions normales, que l’hébergeant s’engage à prendre en charge les frais si nécessaire, et que l’invité dispose d’une assurance voyage couvrant les frais médicaux à hauteur d’au moins 30 000 €.

L’attestation mentionne obligatoirement l’identité de l’hébergeant, le numéro de passeport de l’invité, l’identité et la nationalité de l’étranger accueilli, les dates du séjour prévu, le lieu d’accueil, et l’identité de la personne souscrivant l’assurance voyage.

Qui doit en faire une, et pour qui ?

L’attestation d’accueil est obligatoire pour tout ressortissant algérien soumis à visa Schengen qui souhaite venir en France pour une visite privée ou familiale de moins de 90 jours chez un particulier. C’est le cas de la quasi-totalité des Algériens venant rendre visite à leurs proches en France.

Quelques cas d’exemption existent — la personne est dispensée d’attestation si elle est titulaire d’un visa de circulation Schengen valable au moins un an pour plusieurs entrées, si elle est titulaire d’un visa « carte de séjour à solliciter dans les 2 mois suivant l’arrivée », si elle vient en France pour cause médicale urgente ou pour les obsèques d’un proche, ou si elle effectue un séjour dans le cadre d’un échange culturel officiel. Si votre proche ne rentre dans aucune de ces exceptions, l’attestation est obligatoire.

Une même attestation peut couvrir l’époux(se) ET les enfants mineurs de l’étranger accueilli — ils peuvent tous figurer sur le même formulaire. Pour chaque autre personne invitée, un formulaire séparé est requis.

Qui peut demander une attestation d’accueil en France ?

Toute personne majeure résidant en France peut demander une attestation d’accueil — française ou étrangère en situation régulière. Un Algérien titulaire d’un titre de séjour valide peut parfaitement demander une attestation pour inviter ses parents restés en Algérie.

L’hébergeant doit obligatoirement être soit propriétaire du logement d’accueil, soit locataire avec un bail à son nom. Le conjoint ou partenaire de PACS dont le nom ne figure pas sur les documents du logement doit produire une preuve de leur union de moins de 3 mois, ou attester de son accord pour l’hébergement.

Les titres de séjour acceptés pour prouver la régularité du séjour de l’hébergeant étranger comprennent la carte de séjour, la carte de résident, le certificat de résidence d’Algérien valide, ou le récépissé de renouvellement de titre de séjour valide jusqu’à la fin du séjour prévu. Ne sont pas recevables les autorisations provisoires de séjour ni les récépissés de première demande de titre de séjour ou de demande d’asile.

Les conditions de logement : ce que la mairie vérifie vraiment

C’est le point le moins bien documenté et celui qui génère le plus de refus imprévus. La loi ne fixe aucun seuil de revenus ni de superficie minimale — mais la mairie dispose d’un pouvoir d’appréciation réel et l’utilise.

Sur la superficie : il n’existe pas de règle écrite, mais la pratique des mairies franciliennes et des grandes villes converge autour d’environ 9 m² habitables par personne supplémentaire. Un studio de 20 m² occupé par deux personnes aura du mal à accueillir deux invités supplémentaires sans refus. La meilleure façon d’éviter ce motif de refus est de joindre spontanément votre bail ou acte de propriété mentionnant la surface habitable — si les m² sont vérifiables sur pièce, la mairie n’a pas de raison d’envoyer un agent faire une visite.

Sur les revenus : aucun seuil légal n’est fixé. En pratique, un revenu équivalent au SMIC net (environ 1 801 € en 2026) pour une personne invitée est généralement considéré comme suffisant. L’idée est que l’hébergeant doit pouvoir assumer financièrement l’accueil sans mettre en difficulté sa propre situation.

Sur l’historique des attestations : la mairie peut consulter les attestations que vous avez demandées antérieurement. Si des attestations précédentes ont révélé un détournement de procédure (personne invitée qui n’est pas repartie, par exemple), c’est un motif de refus automatique.

Conseil pratique : précisez toujours le lien de parenté exact dans votre demande — père, mère, frère, sœur, cousin. Les invitations pour des parents proches sont statistiquement moins souvent refusées que pour des relations éloignées ou indéterminées. « Un ami » génère plus de scrutin qu’un « père » ou une « mère ».

Le dossier complet à préparer

Avant votre rendez-vous en mairie, rassemblez l’ensemble des pièces suivantes. Il n’est pas possible de récupérer le formulaire cerfa à l’avance pour le remplir chez vous — vous le remplirez sur place — mais vous devez avoir toutes les informations nécessaires pour le compléter sans erreur.

Pièces obligatoires de l’hébergeant :

  • Pièce d’identité originale valide (carte nationale d’identité française, passeport, ou titre de séjour en cours de validité)
  • Justificatif de domicile de moins de 3 mois à l’adresse d’hébergement (facture EDF, quittance de loyer, facture téléphone fixe)
  • Justificatif du droit d’occupation du logement : contrat de bail à votre nom OU acte de propriété. Si le contrat de bail ou l’acte de propriété ne mentionne pas la surface habitable en m², joignez en plus une attestation fiscale via votre espace particulier sur impots.gouv.fr → « Biens immobiliers »
  • Justificatifs de ressources : 3 derniers bulletins de salaire ou dernier avis d’imposition
  • Timbre fiscal de 30 € (à acheter en ligne sur timbres.impots.gouv.fr ou en bureau de tabac)

Informations sur l’invité à avoir impérativement avec vous :

  • Numéro exact du passeport algérien de l’invité, tel qu’il figure sur le document
  • État civil complet de l’invité (nom, prénom, date et lieu de naissance) exactement comme indiqué sur son passeport
  • Dates précises du séjour prévu en France
  • Identité de la personne qui souscrira l’assurance voyage Schengen (30 000 € minimum) — peut être l’hébergeant ou l’invité lui-même

La procédure en mairie étape par étape

La procédure est entièrement en présentiel et ne peut pas être dématérialisée. Voici les étapes dans l’ordre :

  • Étape 1 — Prise de rendez-vous : contactez votre mairie pour prendre rendez-vous. Dans la plupart des mairies, c’est obligatoire. À Paris, Lyon et Marseille, la demande se dépose à la mairie d’arrondissement et non à la mairie centrale. Les délais de rendez-vous varient de quelques jours à plusieurs semaines selon la commune et la période de l’année — ils s’allongent significativement en mai-juin, avant la haute saison estivale.
  • Étape 2 — Dépôt du dossier en personne : vous vous présentez avec l’ensemble des pièces listées ci-dessus. Le formulaire cerfa n°10798 vous est remis au guichet — vous le remplissez et le signez sur place. La présence physique de l’hébergeant est obligatoire, elle permet à la mairie de vérifier votre identité et de s’assurer que vous êtes bien l’accueillant.
  • Étape 3 — Instruction du dossier : la mairie instruit votre demande. Dans certains cas, un examen approfondi ou une visite du logement peut être effectué. Si c’est le cas, un récépissé de dépôt vous est remis et vous êtes informé quand l’attestation est disponible.
  • Étape 4 — Récupération de l’attestation : l’attestation validée par la mairie vous est remise avec son cachet officiel. C’est l’original — conservez-le précieusement, car c’est ce document physique qui doit être envoyé à votre proche en Algérie.

Coût : le timbre fiscal de 30 €

La validation d’une attestation d’accueil coûte 30 € sous forme de timbre fiscal, à la charge de l’hébergeant. Ce montant est fixé par la loi et est identique dans toutes les mairies de France. Il peut être acheté en ligne sur timbres.impots.gouv.fr ou dans n’importe quel bureau de tabac (« je voudrais un timbre fiscal de 30 € pour une attestation d’accueil »). C’est le seul frais administratif — aucun autre coût ne doit vous être réclamé par la mairie.

Délais réels d’obtention

C’est souvent là que tout se bloque. Les délais se cumulent et beaucoup de familles les sous-estiment au départ.

La mairie dispose légalement d’un maximum d’1 mois pour statuer sur votre demande. Au-delà, l’absence de réponse vaut refus implicite. En pratique, les délais réels de délivrance varient de 1 à 15 jours pour les mairies les moins chargées, et peuvent atteindre 3 à 4 semaines dans les grandes communes très sollicitées. Il faut ajouter ensuite le délai de rendez-vous préalable (souvent 2 à 6 semaines selon la commune et la saison).

Une fois l’attestation obtenue, il faut l’envoyer physiquement en Algérie par courrier recommandé international — comptez 1 à 2 semaines supplémentaires pour l’acheminement. Votre proche peut alors déposer sa demande de visa Schengen auprès du centre Capago — dont le délai de traitement peut atteindre 15 à 45 jours.

En additionnant tout : délai de rendez-vous mairie (2-6 semaines) + instruction mairie (1-3 semaines) + envoi postal en Algérie (1-2 semaines) + traitement visa Schengen (2-6 semaines) = il faut idéalement commencer la démarche 3 mois avant la date de visite souhaitée, et au minimum 12 semaines avant si un visa est nécessaire.

Durée de validité et usage de l’attestation

L’attestation d’accueil est valable 6 mois à compter de sa date de délivrance par la mairie. Votre proche doit impérativement utiliser ce document pour déposer sa demande de visa pendant ce délai de 6 mois.

Une attestation d’accueil seule ne garantit pas l’obtention du visa — c’est une pièce du dossier parmi d’autres. Le consulat peut refuser le visa pour d’autres motifs (ressources insuffisantes du demandeur, risque de non-retour, passeport non conforme, etc.). Pour comprendre les motifs de refus et les recours possibles, consultez notre guide sur le refus de visa Schengen pour les Algériens.

La responsabilité de l’hébergeant : ce que vous signez vraiment

C’est un point que beaucoup de personnes ne lisent pas assez attentivement. En signant le formulaire cerfa, l’hébergeant s’engage sur plusieurs points.

Premièrement, il certifie que les informations fournies sont exactes. Toute fausse déclaration — adresse inexacte, surface de logement surestimée, lien de parenté inexact — constitue une infraction passible de poursuites pénales.

Deuxièmement, il s’engage à prendre en charge les frais de séjour de l’invité si celui-ci ne dispose pas de ressources suffisantes. En cas de problème de santé, c’est l’assurance voyage (30 000 € minimum) qui couvre les soins — l’attestation mentionne qui a souscrit cette assurance, l’hébergeant ou l’invité.

Troisièmement, si l’invité reste en France au-delà de la durée autorisée par son visa, la mairie en est informée et peut tenir compte de cet antécédent pour refuser les prochaines attestations d’accueil demandées par le même hébergeant. Ce fichier des attestations délivrées est consulté par les mairies lors de toute nouvelle demande.

Motifs de refus fréquents et comment les éviter

Les mairies peuvent légalement refuser de valider une attestation dans quatre situations principales.

Le premier motif est l’incapacité à présenter les justificatifs exigés — dossier incomplet, pièce d’identité expirée, justificatif de domicile trop ancien. Solution : préparez votre dossier avec soin et vérifiez les dates sur chaque document.

Le deuxième motif, le plus fréquent, est que l’étranger ne peut pas être accueilli dans des conditions normales de logement — logement trop petit, trop occupé. Solution : joignez spontanément le bail avec la surface habitable mentionnée, et un plan ou croquis coté si possible.

Le troisième motif est que les mentions portées sur l’attestation sont inexactes — erreur sur le numéro de passeport, sur les dates, sur l’état civil. Solution : vérifiez chaque information directement sur le passeport de votre proche avant de vous rendre en mairie.

Le quatrième motif est l’existence d’un détournement de procédure dans les attestations précédentes — une personne invitée précédemment n’est pas repartie, ou a présenté des documents falsifiés. Ce motif est difficile à contester si avéré.

Recours en cas de refus

Un refus du maire n’est pas une fin de non-recevoir définitive. La loi prévoit deux voies de recours.

Le recours hiérarchique auprès du préfet peut être formé dans un délai de 2 mois à partir de la notification du refus. Le préfet peut confirmer le refus, l’annuler et ordonner la délivrance de l’attestation, ou rejeter le recours. C’est la voie la plus rapide et la plus accessible — elle ne nécessite pas d’avocat.

En cas de refus préfectoral, un recours contentieux devant le tribunal administratif reste possible. Cette voie est plus longue et nécessite généralement l’assistance d’un avocat. Pour les situations d’urgence (voyage imminent), un référé suspension peut être demandé pour tenter d’obtenir une décision rapide du tribunal.

Après l’obtention : comment transmettre l’attestation

Une fois l’attestation validée et récupérée en mairie, plusieurs points pratiques s’imposent.

L’attestation originale avec le cachet de la mairie doit obligatoirement parvenir à votre proche en Algérie avant qu’il dépose sa demande de visa. Une photocopie, même scannée en haute qualité, n’est pas acceptée par les consulats et les centres Capago. L’original est irremplaçable.

Envoyez-le par courrier recommandé international avec accusé de réception — c’est le moyen le plus sûr. Vous pouvez aussi le remettre en main propre lors d’un séjour en Algérie ou le confier à un tiers de confiance qui fait le voyage. Certaines familles utilisent les services de bagagistes spécialisés pour les documents urgents, mais la sécurité du document doit être absolument garantie.

Conservez toujours une photocopie de l’attestation transmise — en cas de perte lors du transit postal, vous aurez la preuve de son contenu pour toute démarche auprès de la mairie.

Le certificat d’hébergement côté algérien

Le sujet du titre de cet article mentionne le « certificat d’hébergement en Algérie » — un document distinct qu’il ne faut pas confondre avec l’attestation d’accueil française.

En Algérie, le certificat d’hébergement est un document délivré par la mairie (APC) algérienne, qui atteste qu’une personne réside temporairement à une adresse donnée chez un tiers. Il est utilisé pour des démarches administratives algériennes — demande de carte d’identité, de passeport, ou pour prouver une adresse de résidence temporaire en Algérie.

Il est également requis pour attester qu’un hébergeant en Algérie s’engage à accueillir un visiteur étranger — notamment dans le cadre d’une demande de visa algérien. Ce document est délivré gratuitement par l’APC, généralement dans la journée, et est valable 3 mois. L’hébergeant doit être propriétaire, locataire ou bénéficiaire d’un logement de fonction, et présenter les justificatifs de son droit d’occupation.

Attestation d’accueil vs lettre d’invitation : quelle différence ?

C’est une source de confusion fréquente, notamment chez les personnes habituées aux procédures d’autres pays Schengen. L’attestation d’accueil est un document officiel délivré et validé par la mairie — c’est la pièce obligatoire pour un Algérien venant en France. La lettre d’invitation est un courrier personnel rédigé par l’hébergeant lui-même, qui renforce le dossier de visa mais ne remplace pas l’attestation d’accueil pour la France.

Les deux documents sont complémentaires et non substituables. L’attestation d’accueil est la pièce officielle exigée — la lettre d’invitation est un document privé qui apporte un contexte humain et des informations supplémentaires sur les raisons du voyage et les liens entre l’hébergeant et l’invité. Les consulats apprécient les deux, mais ne peuvent pas accepter la lettre d’invitation seule à la place de l’attestation d’accueil pour un ressortissant algérien.

Erreurs fréquentes à éviter

  • Commencer la démarche trop tard : c’est l’erreur n°1. En additionnant délai de rendez-vous, instruction mairie, envoi postal et traitement du visa, il faut idéalement 3 mois d’avance. Commencer 4 semaines avant le voyage prévu mène systématiquement à l’échec.
  • Croire qu’on peut remplir le formulaire chez soi : le formulaire cerfa n°10798 n’existe pas en téléchargement légal. Il est remis au guichet de la mairie et doit être rempli et signé sur place. Vous pouvez consulter le spécimen disponible en ligne pour préparer vos informations, mais vous ne pouvez pas apporter le formulaire pré-rempli.
  • Oublier le timbre fiscal de 30 € : la mairie ne peut pas valider l’attestation sans ce timbre. Si vous arrivez sans lui, votre rendez-vous est perdu.
  • Ne pas vérifier que l’assurance voyage est nominative à l’invité : certaines mairies retournent les dossiers pour ce seul motif. L’assurance doit être au nom de l’invité (pas seulement de l’hébergeant) et couvrir au moins 30 000 €.
  • Envoyer une photocopie ou un scan à la place de l’original : les consulats et centres Capago n’acceptent que l’original avec le cachet humide de la mairie. Un scan envoyé par email, aussi clair soit-il, est systématiquement refusé.
  • Utiliser une attestation expirée : l’attestation est valable 6 mois. Si votre proche n’a pas déposé sa demande de visa dans ce délai, il faudra recommencer la procédure depuis le début.
  • Ne pas anticiper les délais de rendez-vous en mai-juin : c’est la période où les demandes d’attestation explosent avant l’été. Des mairies comme celles de Bobigny, Saint-Denis ou Créteil — très sollicitées par la diaspora algérienne — peuvent afficher des délais de rendez-vous de 6 à 8 semaines en mai et juin.

FAQ — Attestation d’accueil pour un proche d’Algérie

L’attestation d’accueil est-elle obligatoire pour un Algérien qui vient en France ?

Oui, pour tout Algérien demandant un visa Schengen court séjour (type C) pour venir en visite privée ou familiale chez un particulier en France. Elle fait partie des pièces obligatoires du dossier de visa.

Combien coûte une attestation d’accueil en 2026 ?

30 € sous forme de timbre fiscal, à la charge de l’hébergeant en France. Ce montant est fixé par la loi et identique dans toutes les communes. Le timbre peut être acheté en ligne sur timbres.impots.gouv.fr ou dans un bureau de tabac.

Un étranger en situation régulière en France peut-il faire une attestation d’accueil ?

Oui. Toute personne majeure résidant légalement en France — française ou étrangère en situation régulière avec un titre de séjour valide — peut demander une attestation d’accueil pour inviter un proche. Le certificat de résidence d’Algérien valide est accepté comme justificatif de régularité du séjour.

Combien de temps faut-il pour obtenir une attestation d’accueil ?

Comptez entre 3 et 6 semaines au total (délai de rendez-vous + instruction mairie), en dehors des périodes de forte demande. En mai-juin, ce délai peut doubler dans les communes très sollicitées. La mairie dispose légalement d’un maximum d’1 mois pour statuer.

L’attestation d’accueil garantit-elle le visa ?

Non. C’est une pièce nécessaire mais pas suffisante. Le consulat peut refuser le visa pour d’autres motifs — ressources insuffisantes de l’invité, risque de non-retour, incohérence du dossier, etc. Pour comprendre les motifs de refus et les recours possibles, consultez notre guide dédié au visa Schengen refusé.

Peut-on faire une attestation d’accueil pour ses deux parents à la fois ?

Non pour les parents — il faut un formulaire cerfa par personne invitée. L’exception concerne uniquement l’époux(se) ET les enfants mineurs d’une même personne invitée, qui peuvent figurer sur la même attestation.

Qu’est-ce que la mairie vérifie exactement ?

La mairie vérifie votre identité, votre droit d’occuper le logement (bail ou acte de propriété), que le logement peut raisonnablement accueillir la personne invitée (surface suffisante), et consulte l’historique des attestations d’accueil que vous avez demandées précédemment. Elle dispose d’un pouvoir d’appréciation pour apprécier les conditions normales d’hébergement.

La mairie peut-elle venir visiter mon logement ?

Oui, c’est légalement possible. En pratique, c’est rare si vous joignez spontanément votre bail avec la surface habitable mentionnée. Une visite est plus probable si votre dossier suscite des interrogations sur la capacité d’hébergement, ou si votre commune a une politique de vérification systématique pour certains profils de demandes.

Quelle est la durée de validité de l’attestation d’accueil ?

6 mois à compter de la date de délivrance par la mairie. Votre proche doit déposer sa demande de visa dans ce délai. Passé 6 mois, l’attestation est périmée et il faut recommencer la procédure.

Lire aussi :


Sources : Service-Public.fr — Attestation d’accueil (fiche officielle mise à jour 2026) | CESEDA, articles L. 812-1 à L. 812-8 | DémarchesÉtrangers.fr — Attestation d’accueil France 2026 : conditions, procédure et documents (juin 2026) | TestCiviqueFrance.fr — Attestation d’accueil pour inviter sa famille en France 2026 (2 avril 2026) | AXA Schengen — Attestation d’accueil pour étrangers et pour visa France (jan. 2026) | Europ Assistance Schengen — Attestation d’accueil : conseils | Mairie de Toulouse — Demander une attestation d’accueil (fév. 2026) | France-Visas.gouv.fr — Votre arrivée en France | DémarchesDZ.com — Comment obtenir un certificat d’hébergement en Algérie (mars 2026) | Services de l’État dans la Loire — Attestation d’accueil pour un séjour de moins de trois mois