Tomber malade en vacances en Algérie quand on vit en France : quelle prise en charge ?
- Dzaïr Zoom / 19 heures
- 17 septembre 2026

Oui, mais seulement si vous êtes ressortissant algérien sans double nationalité et affilié à la Sécurité sociale française par votre emploi : dans ce cas, un formulaire à demander avant le départ, le SE 352-05 I, permet à la CNAS de prendre en charge vos soins en Algérie pendant vos congés. Si vous êtes français, binational franco-algérien, ou si vous ne remplissez pas ces conditions, aucune prise en charge n’est possible sur place — seul un remboursement partiel et non automatique peut être demandé à votre retour, réservé aux soins imprévus et urgents.
Cette distinction, prévue par la convention franco-algérienne de sécurité sociale, est souvent ignorée : beaucoup de voyageurs pensent, à tort, qu’une carte Vitale ou une simple attestation de droits suffit à couvrir des soins en Algérie comme elle le ferait dans un pays de l’Union européenne. Ce n’est jamais le cas.
À retenir : deux régimes bien distincts s’appliquent selon votre situation.
1) Si vous êtes ressortissant algérien sans double nationalité, salarié (ou chômeur indemnisé) en France, en congés payés en Algérie : demandez le formulaire SE 352-05 I avant de partir, il vous permet d’être pris en charge par la CNAS sur place.
2) Si vous êtes français ou binational franco-algérien : aucune prise en charge sur place n’existe. Seul un remboursement forfaitaire, calculé sur les tarifs français, peut être demandé à votre retour pour des soins inopinés, via le formulaire S3125.
Dans les deux cas, une assurance voyage privée reste la seule solution pour une prise en charge immédiate et une éventuelle avance de frais.
Sommaire
- Le cadre juridique : une convention bilatérale, pas un droit automatique
- Qui peut être couvert par la CNAS pendant ses vacances en Algérie ?
- Avant de partir : demander le formulaire SE 352-05 I
- Tomber malade sur place : la procédure auprès de la CNAS
- En cas d’arrêt de travail pendant le séjour
- Le conjoint et les enfants qui vous accompagnent
- Tableau comparatif : convention ou régime général
- Vous n’êtes pas éligible à la convention : quelle prise en charge ?
- Pourquoi une assurance voyage privée reste utile
- Cas pratiques : quatre situations fréquentes
- Erreurs fréquentes à éviter
- Checklist avant de partir
- Questions fréquentes
- Lire aussi
- Sources officielles et références
Le cadre juridique : une convention bilatérale, pas un droit automatique
La France et l’Algérie ont signé le 1er octobre 1980 une convention générale de sécurité sociale, complétée par un arrangement administratif du 28 octobre 1981. Ce texte organise, entre autres, la prise en charge des soins de santé lors d’un séjour temporaire d’un travailleur assuré en France dans son pays d’origine, à l’occasion de ses congés payés — exactement la situation visée par cet article. Notre guide complet sur la convention de sécurité sociale France-Algérie (1980) présente l’ensemble de ses dispositions.
Cette possibilité est prévue par les articles 11 à 13 de la convention et les articles 15 à 18 (ainsi que l’article 4 bis) de l’arrangement administratif. Elle ne concerne toutefois qu’un profil précis d’assuré, décrit ci-dessous — pas l’ensemble des Français ou binationaux qui partent en vacances en Algérie.
Ne confondez pas cette situation avec celle d’un patient qui organise à l’avance des soins programmés : cette question, qui suit une procédure différente (formulaire SE 352-301), est traitée dans notre article Se faire soigner en France depuis l’Algérie : CNAS et formulaire SE 352-301. Ici, il s’agit uniquement de soins devenus nécessaires de manière imprévue pendant un séjour de vacances.
Qui peut être couvert par la CNAS pendant ses vacances en Algérie ?
Selon le Centre des Liaisons Européennes et Internationales de Sécurité Sociale (CLEISS), la prise en charge conventionnelle des soins en Algérie n’est ouverte qu’aux personnes réunissant trois conditions cumulatives :
- être ressortissant algérien, sans double nationalité française et algérienne ;
- être assuré du régime de sécurité sociale français du fait d’un emploi salarié exercé en France, ou être chômeur indemnisé ;
- se rendre en Algérie en séjour temporaire, à l’occasion de ses congés payés.
Ces trois conditions doivent être remplies simultanément. Un salarié algérien qui part en Algérie pour un motif autre que ses congés payés (déplacement professionnel, par exemple) ne relève pas de ce dispositif. De la même façon, un indépendant ou un auto-entrepreneur ne remplit pas la deuxième condition.
Qui n’est pas concerné par cette prise en charge
La condition de nationalité exclut, de fait, une grande partie des lecteurs de ce site :
- les Français sans nationalité algérienne ;
- les binationaux franco-algériens — même nés en Algérie ou de parents algériens, la double nationalité fait sortir du dispositif conventionnel selon le CLEISS ;
- les retraités, dont la couverture maladie répond à des règles différentes, détaillées dans notre article Retraité algérien en France avec une pension algérienne : quelle couverture maladie ?
Si vous êtes dans l’une de ces situations, consultez directement la section « Vous n’êtes pas éligible à la convention » plus bas.
Avant de partir : demander le formulaire SE 352-05 I
Si vous remplissez les trois conditions ci-dessus, la démarche se prépare avant le départ, pas une fois sur place. Adressez-vous à votre caisse d’assurance maladie française (CPAM, caisse MSA selon votre régime) pour obtenir le formulaire SE 352-05 I, intitulé « Attestation du droit aux prestations des assurances maladie et maternité (cas de séjour temporaire du travailleur dans son pays d’origine à l’occasion des congés payés) ».
Ce formulaire est accompagné d’une annexe, le Rapport médical simplifié, qui ne sert qu’en cas d’arrêt de travail de courte durée pendant le séjour (voir plus bas). Conservez les deux documents avec vous pendant tout le voyage : sans eux, la CNAS ne peut pas engager la procédure de prise en charge.
Tomber malade sur place : la procédure auprès de la CNAS
Si votre état de santé nécessite des soins pendant votre séjour, présentez votre formulaire SE 352-05 I à la caisse algérienne de sécurité sociale des salariés (CNAS) de votre lieu de séjour — pas directement à un professionnel de santé. Sur la base de ce document, la CNAS engage elle-même la démarche : elle adresse une demande de prise en charge à votre caisse française, en utilisant le formulaire SE 352-05 II (« Avis de maladie ou prorogation du droit aux prestations »).
Votre caisse française d’assurance maladie notifie sa décision sur ce même formulaire SE 352-05 II. En cas d’accord, vos soins sont pris en charge selon les modalités prévues par la législation algérienne — c’est-à-dire selon les règles et les tarifs appliqués localement par la CNAS, et non selon le remboursement français habituel. Pour comprendre le fonctionnement général de cet organisme, voir notre guide complet sur la CNAS Algérie.
La prise en charge initiale est limitée à 3 mois. Si vos soins doivent se poursuivre au-delà, adressez-vous de nouveau à la CNAS : elle sollicitera une prolongation auprès de votre caisse française, qui peut accorder au maximum 3 mois supplémentaires sur un nouveau formulaire SE 352-05 II. Passé ce délai total de 6 mois, la convention ne prévoit plus de prolongation.
En cas d’arrêt de travail pendant le séjour
Si votre état de santé entraîne une incapacité de travail, la démarche dépend de la durée de l’arrêt prescrit par le médecin sur place.
Arrêt de courte durée
Demandez au médecin traitant de remplir le Rapport médical simplifié, l’annexe remise avec votre formulaire SE 352-05 I avant le départ. Vous disposez de 48 heures pour l’adresser à votre caisse d’affiliation en France, exactement comme pour un arrêt délivré en France. Un coupon détachable permet à votre caisse de prévenir votre employeur, mais il est prudent de le faire vous-même en parallèle.
Arrêt de plus de 14 jours
Adressez-vous à la CNAS de votre lieu de séjour. Après un contrôle médical, elle transmet votre dossier à votre caisse française via le formulaire SE 352-05 II, qui indique si le versement des indemnités est autorisé. Comme pour les soins, l’autorisation initiale est limitée à 3 mois, renouvelable une fois dans les mêmes conditions.
Point important, trop souvent ignoré : quelle que soit la durée de l’arrêt, les indemnités journalières versées restent celles prévues par la législation française — contrairement aux soins de santé, qui suivent les modalités algériennes. Ne confondez pas les deux règles, et pensez à informer votre employeur de votre arrêt.
Le conjoint et les enfants qui vous accompagnent
Les membres de votre famille qui résident habituellement avec vous en France et vous accompagnent en Algérie bénéficient des mêmes règles, à condition de disposer de leur propre document : le formulaire SE 352-06 I (« Attestation du droit aux prestations des assurances maladie et maternité — cas des ayants droit du travailleur en séjour temporaire »), délivré par votre caisse française avant le départ.
Ce document doit être demandé nommément pour chaque ayant droit accompagnant. Sans lui, un enfant ou un conjoint qui tombe malade en Algérie ne peut pas bénéficier de la même procédure que l’assuré principal, même si celui-ci possède son propre SE 352-05 I.
Tableau comparatif : convention franco-algérienne ou régime général
Ce tableau résume les deux situations possibles selon votre profil.
| Critère | Voie conventionnelle (CNAS) | Régime général (remboursement au retour) |
|---|---|---|
| Public concerné | Ressortissant algérien sans double nationalité, salarié ou chômeur indemnisé en France | Français, binationaux franco-algériens, et tout assuré ne remplissant pas les conditions ci-contre |
| Formulaire à demander avant le départ | SE 352-05 I (+ SE 352-06 I pour la famille) | Aucun formulaire préalable obligatoire |
| Prise en charge sur place | Oui, via la CNAS, selon la législation algérienne | Non, aucune prise en charge sur place |
| Remboursement au retour | Sans objet (pris en charge sur place) | Possible, mais uniquement pour des soins inopinés, sur présentation du formulaire S3125 |
| Base de calcul du remboursement | Tarifs et règles algériennes (CNAS) | Remboursement forfaitaire sur la base des tarifs français de la Sécurité sociale |
| Indemnités journalières en cas d’arrêt de travail | Oui, selon la législation française, sous conditions | Aucune tant que vous n’êtes pas rentré en France avec une prescription d’un médecin établi en France |
| Durée maximale de prise en charge | 3 mois, prolongeable une fois de 3 mois | Sans objet |
Vous n’êtes pas éligible à la convention : quelle prise en charge ?
Si vous êtes français, binational franco-algérien, ou si vous ne remplissez pas les trois conditions vues plus haut, la règle générale s’applique : en dehors de l’Union européenne, de l’Espace économique européen, de la Suisse et du Royaume-Uni, il n’existe pas de possibilité de prise en charge sur place des frais de soins par votre caisse d’assurance maladie française.
Votre caisse peut néanmoins, sur présentation des factures acquittées, procéder à votre retour à un remboursement forfaitaire, calculé sur la base des tarifs français de la Sécurité sociale, dans la limite des frais réellement engagés. Cette possibilité est réservée aux soins inopinés — des soins devenus nécessaires de façon imprévue pendant votre séjour, jamais des soins programmés à l’avance. Il s’agit d’une simple possibilité pour la caisse, non d’une obligation.
Comment demander ce remboursement
Deux options existent :
- si vous disposez d’un compte ameli, rendez-vous dans la rubrique « Mes démarches », puis « Demander un remboursement de soins à l’étranger » ;
- sinon, adressez à votre caisse les factures acquittées accompagnées du formulaire S3125 (déclaration de frais — soins reçus à l’étranger).
Précisez la nature des soins reçus, leur montant en devise locale, les dates de votre séjour, le motif du déplacement, et indiquez explicitement s’il s’agissait d’une hospitalisation. Votre caisse vérifie ensuite que les conditions de la réglementation française sont remplies (existence d’une prescription médicale, par exemple) avant de calculer le remboursement. Votre complémentaire santé peut, selon son contrat, compléter ce remboursement partiel.
En cas d’hospitalisation
Une hospitalisation ne change pas la logique décrite plus haut. Si vous relevez de la convention franco-algérienne, elle est prise en charge par la CNAS dans les mêmes conditions que les autres soins, sur présentation du SE 352-05 I. Si vous n’y êtes pas éligible, elle reste éligible au remboursement forfaitaire décrit ci-dessus, à condition d’avoir été imprévue — jamais si elle résulte d’une intervention programmée à l’avance. Dans les deux cas, conservez tous les documents remis par l’établissement algérien : facture détaillée, compte-rendu médical et preuve de paiement.
Et en cas d’arrêt de travail ?
Aucune indemnité journalière du régime français ne peut vous être versée tant que vous n’êtes pas rentré en France muni d’une prescription d’arrêt de travail délivrée par un médecin établi en France. Un arrêt de travail délivré par un médecin algérien ne suffit pas, à lui seul, à déclencher le versement d’indemnités depuis l’étranger.
Pourquoi une assurance voyage privée reste utile, même avec la convention
Ni la voie conventionnelle ni le remboursement du régime général ne couvrent l’avance de frais ni, en général, le rapatriement sanitaire. Une assurance voyage souscrite avant le départ — via une compagnie spécialisée, une carte bancaire ou un contrat d’assurance automobile — peut prendre en charge ces frais immédiatement et organiser un rapatriement si nécessaire, ce qu’aucun des deux dispositifs publics ne fait. Notre article Quelle assurance voyage pour aller en Algérie depuis la France ou le Canada ? détaille les garanties à comparer avant de partir. Cette assurance vient compléter, jamais remplacer, vos droits de Sécurité sociale.
Cas pratiques : quatre situations fréquentes chez les vacanciers
Les exemples suivants sont des scénarios types, présentés à titre illustratif — ils ne remplacent pas une vérification individuelle auprès de votre caisse.
- Salarié binational franco-algérien : bien que né en Algérie et salarié en France, il possède la double nationalité. Il ne relève donc pas de la convention et ne peut compter que sur le remboursement forfaitaire de soins inopinés au retour — d’où l’intérêt d’une assurance voyage avant de partir.
- Salarié de nationalité algérienne exclusivement, en CDI en France, part en congés payés chez ses parents à Oran. Il a obtenu son SE 352-05 I avant le départ ; une crise d’appendicite le contraint à une hospitalisation. Présenté à la CNAS locale, le formulaire déclenche la procédure de prise en charge selon la législation algérienne.
- Famille avec enfants : le salarié algérien a bien son SE 352-05 I, mais n’a pas demandé de SE 352-06 I pour ses enfants restés sous sa responsabilité. Si l’un d’eux tombe malade, il ne bénéficie pas de la même procédure — la démarche doit être anticipée pour chaque ayant droit avant le départ.
- Chômeur indemnisé de nationalité algérienne part plus de 3 mois en Algérie pour des soins prolongés initiés sur place. Sa CNAS doit solliciter une prolongation de 3 mois auprès de sa caisse française ; au-delà de 6 mois au total, plus aucune prise en charge conventionnelle n’est possible.
Erreurs fréquentes à éviter
- Penser que la carte Vitale ou une simple attestation de droits suffit en Algérie : ce n’est jamais le cas, contrairement à un pays de l’UE, de l’EEE ou de la Suisse.
- Partir sans avoir demandé le SE 352-05 I alors que l’on remplit les conditions : une fois sur place, il est souvent trop tard pour l’obtenir à temps.
- Oublier le formulaire SE 352-06 I pour les enfants ou le conjoint accompagnant.
- Confondre des soins programmés à l’avance (formulaire SE 352-301) avec des soins imprévus pendant des vacances : les deux relèvent de procédures différentes.
- Croire, en tant que binational, que la seule possession de la nationalité algérienne suffit à ouvrir la convention : la condition explicite est l’absence de double nationalité.
- Attendre le retour en France pour faire constater un arrêt de travail par un médecin algérien, en pensant que cela suffira pour percevoir des indemnités journalières.
- Ne pas demander de facture « acquittée » sur place : sans ce document, aucun remboursement n’est possible au retour.
Checklist avant de partir en vacances en Algérie
- Vérifier votre situation : ressortissant algérien sans double nationalité et salarié ou chômeur indemnisé en France, ou non.
- Si vous êtes éligible : demander le formulaire SE 352-05 I (et son annexe) à votre CPAM ou caisse MSA plusieurs semaines avant le départ.
- Demander un SE 352-06 I pour chaque membre de la famille qui vous accompagne et qui réside habituellement avec vous en France.
- Dans tous les cas : souscrire une assurance voyage couvrant les frais médicaux et le rapatriement.
- Conserver une copie numérique de tous vos documents (formulaires, passeport, carte d’assuré) accessible depuis votre téléphone.
- En cas de soins reçus sur place sans formulaire préalable : demander systématiquement des factures acquittées et des comptes-rendus médicaux détaillés.
- Au retour, si vous n’étiez pas couvert par la convention : demander sans tarder le remboursement via votre compte ameli ou le formulaire S3125.
Questions fréquentes
Un Français d’origine algérienne peut-il bénéficier de la prise en charge CNAS pendant ses vacances en Algérie ?
Non, s’il possède uniquement la nationalité française. La convention réserve cette prise en charge aux ressortissants algériens sans double nationalité.
Un binational franco-algérien peut-il en bénéficier ?
Non. Selon le CLEISS, la condition de nationalité exclut explicitement les personnes possédant à la fois la nationalité française et la nationalité algérienne.
Que faire si je pars en urgence, sans avoir eu le temps de demander le SE 352-05 I ?
Vous ne pourrez pas bénéficier de la prise en charge conventionnelle sur place. À votre retour, vous pourrez seulement demander un remboursement forfaitaire de soins inopinés, dans les conditions du régime général décrites plus haut.
La carte Vitale fonctionne-t-elle en Algérie ?
Non, la carte Vitale n’a aucune valeur en dehors du territoire français. Elle ne remplace ni le SE 352-05 I ni aucune autre attestation internationale.
Quel document dois-je présenter à la CNAS sur place ?
Le formulaire SE 352-05 I obtenu avant votre départ auprès de votre caisse française. Sans lui, la CNAS ne peut pas engager la procédure de prise en charge.
Combien de temps la prise en charge conventionnelle est-elle valable ?
Trois mois, renouvelables une fois pour trois mois supplémentaires, soit six mois maximum au total.
Les indemnités journalières versées pendant un arrêt de travail en Algérie suivent-elles les règles françaises ou algériennes ?
Les règles françaises, quelle que soit la durée de l’arrêt — contrairement aux soins de santé, qui suivent la législation algérienne.
Puis-je me faire rembourser une hospitalisation imprévue si je ne relève pas de la convention ?
Oui, potentiellement, si elle était réellement imprévue, sur présentation du formulaire S3125 et des factures acquittées, avec un remboursement forfaitaire calculé sur les tarifs français.
Ma mutuelle peut-elle compléter ce remboursement ?
Cela dépend de votre contrat. Certaines complémentaires santé prévoient un complément pour les soins reçus à l’étranger ; vérifiez les conditions et les plafonds avant de partir.
Une assurance voyage est-elle vraiment nécessaire si je remplis les conditions de la convention ?
Elle reste recommandée, car la convention ne couvre ni l’avance de frais ni le rapatriement sanitaire, contrairement à un contrat d’assurance voyage.
Le SE 352-05 I couvre-t-il un séjour professionnel ou uniquement les vacances ?
Il ne couvre que le séjour temporaire effectué à l’occasion des congés payés du travailleur dans son pays d’origine, pas un déplacement professionnel.
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Sources officielles et références
- CLEISS — Votre couverture maladie lorsque vous partez en vacances en Algérie (conditions d’éligibilité, formulaires SE 352-05 et SE 352-06, procédure et durées)
- CLEISS — Vous rentrez en France après avoir reçu des soins à l’étranger (règle de remboursement forfaitaire hors UE/EEE/Suisse, art. R.160-4 du code de la sécurité sociale)
- CLEISS — Accords de sécurité sociale entre la France et l’Algérie (convention du 1er octobre 1980 et arrangement administratif du 28 octobre 1981)
- Service-Public.fr — Remboursement de soins effectués à l’étranger : comment procéder ? (formulaire S3125 et démarche via le compte ameli)





