Héritage étranger au Royaume-Uni : fiscalité d’une succession en Algérie
- Dzaïr Zoom / 2 heures
- 16 août 2026

Vous vivez au Royaume-Uni et héritez d’un appartement, d’un compte bancaire, d’argent ou d’une part de succession en Algérie ? Le fait d’être résident britannique ne rend pas automatiquement l’héritage imposable à l’Inheritance Tax britannique. Depuis le 6 avril 2025, l’enjeu principal est d’abord de savoir si le défunt était lui-même un long-term UK resident et si ses actifs étrangers entraient dans le champ de l’IHT.
Pour un parent qui a vécu toute sa vie en Algérie, sans résidence fiscale britannique et sans actifs britanniques, une succession constituée uniquement de biens algériens reste en principe hors du champ de l’Inheritance Tax britannique. En revanche, un défunt ayant passé une longue partie de sa vie fiscale au Royaume-Uni peut voir son patrimoine mondial — donc ses actifs en Algérie — entrer dans l’assiette britannique. C’est ce changement de perspective qui rend les anciens guides fondés uniquement sur le « domicile » désormais dangereux.
Règles vérifiées le 16 août 2026 auprès de HM Revenue & Customs. L’article tient compte de la réforme de l’Inheritance Tax entrée en vigueur le 6 avril 2025 et des mises à jour HMRC publiées en 2026. Les trusts, sociétés familiales et successions comportant des actifs britanniques nécessitent souvent une analyse individualisée.
Héritage étranger au Royaume-Uni : le bénéficiaire ne paie pas automatiquement l’Inheritance Tax
L’Inheritance Tax britannique est d’abord un impôt attaché à la succession et aux transferts du défunt, pas un impôt général appliqué à tout héritier qui reçoit de l’argent. Le seul fait que le bénéficiaire habite Londres, Manchester ou Birmingham ne suffit donc pas à faire entrer un appartement algérien ou un compte algérien dans l’IHT britannique.
La résidence de l’héritier devient en revanche importante après l’héritage : intérêts produits par un compte, loyers d’un appartement, dividendes ou gains réalisés lors d’une vente peuvent relever de l’Income Tax ou de la Capital Gains Tax britanniques.
Cette séparation entre taxation de la succession et taxation des revenus futurs du bénéficiaire doit rester visible pendant toute l’analyse.
Depuis avril 2025, l’Inheritance Tax dépend de la résidence de longue durée
Le 6 avril 2025 a marqué une rupture majeure. Pour analyser un héritage étranger au Royaume-Uni après cette date, les anciennes règles fondées sur le domicile et le deemed domicile ont été remplacées, pour le champ des actifs étrangers, par le statut de long-term UK resident.
HMRC considère une personne comme long-term UK resident lorsqu’elle a été résidente fiscale du Royaume-Uni pendant au moins 10 des 20 années fiscales précédant immédiatement l’année de l’événement taxable, notamment le décès.
Le Statutory Residence Test sert à déterminer les années de résidence. HMRC précise qu’une année bénéficiant du split-year treatment compte comme une année complète de résidence pour ce test d’Inheritance Tax.
Attention aux articles encore fondés sur « 15 années sur 20 ». Cette ancienne règle de deemed domicile concerne les décès et transferts antérieurs au 6 avril 2025. Pour un décès en 2026, le raisonnement de départ est désormais le test de long-term UK residence.
Parent resté en Algérie : quand la succession reste hors du champ britannique
Prenons le cas le plus fréquent : votre père ou votre mère résidait en Algérie, n’a jamais été résident fiscal du Royaume-Uni ou n’y a pas accumulé suffisamment d’années pour être long-term UK resident, et la succession comprend uniquement des actifs situés en Algérie.
Dans ce scénario, les biens étrangers détenus directement par le défunt sont normalement des excluded property pour l’IHT britannique lorsqu’il n’était pas long-term UK resident au moment du décès. Le fait que l’enfant héritier vive au Royaume-Uni n’inverse pas cette conclusion.
Il faut toutefois vérifier séparément la présence éventuelle d’actifs britanniques : compte bancaire UK, maison, titres ou autre bien ayant un situs britannique. Un défunt non-long-term resident peut tout de même avoir une succession partiellement soumise à l’IHT sur ses actifs britanniques.
Défunt long-term UK resident : les actifs algériens peuvent entrer dans l’IHT
La situation change lorsque le défunt était long-term UK resident. Dans un héritage étranger au Royaume-Uni, HMRC peut alors soumettre à l’Inheritance Tax les actifs détenus directement où qu’ils soient situés.
Un appartement à Alger, un compte devise, des actions d’une société algérienne ou un terrain familial peuvent donc entrer dans la succession britannique si le défunt remplissait le test de résidence de longue durée.
C’est le statut du défunt au moment du décès qui détermine ici le champ de l’IHT, non la nationalité algérienne, britannique ou franco-algérienne des héritiers.
Départ du Royaume-Uni : la résidence de longue durée peut continuer à produire des effets
Quitter le Royaume-Uni ne fait pas toujours disparaître immédiatement l’exposition à l’IHT mondial. HMRC prévoit une période de maintien du statut pouvant aller jusqu’à 10 années fiscales selon la durée de résidence britannique antérieure.
Une personne ayant été résidente entre 10 et 13 des 20 années précédentes reste par exemple dans le champ pendant une période minimale de trois ans après son départ. La période augmente progressivement selon le nombre d’années de résidence accumulées.
Cette « tail » est essentielle dans un cas diaspora : un parent peut être retourné vivre définitivement en Algérie avant son décès tout en restant encore long-term UK resident au sens de l’IHT pendant plusieurs années.
Qui paie l’Inheritance Tax : la succession d’abord, l’héritier seulement dans certains cas
Même lorsqu’une succession entre dans le champ de l’IHT britannique, le bénéficiaire ne reçoit normalement pas une facture personnelle calculée sur ce qu’il hérite. GOV.UK rappelle que l’Inheritance Tax est un impôt sur l’estate du défunt et que les fonds de la succession servent normalement à le payer avant la distribution.
La responsabilité pratique incombe au personal representative — executor lorsqu’il existe un testament, administrator dans d’autres situations. C’est lui qui valorise les actifs, déclare la succession lorsque nécessaire et règle l’IHT avant de remettre le solde aux héritiers.
Un héritier peut néanmoins devenir personnellement concerné dans certaines situations particulières : par exemple si l’administrateur n’a pas payé l’impôt avant de distribuer l’actif, si une donation reçue du défunt dans les sept années précédant le décès est taxée, ou si un trust est impliqué et ne peut régler la charge.
Lorsque l’IHT est dû, l’échéance générale de paiement se situe à la fin du sixième mois suivant le décès. Pour une succession internationale, cette contrainte de calendrier peut être difficile si les comptes algériens sont encore bloqués ou si les titres de propriété ne sont pas régularisés. Le fait que les actifs soient difficiles à liquider en Algérie ne suspend pas automatiquement les échéances britanniques.
Seuils 2026 : nil-rate band, residence nil-rate band et taux de 40 %
Lorsque la succession entre réellement dans le champ britannique, il faut ensuite appliquer les exonérations, abattements et taux.
| Élément 2026-2027 | Montant / taux |
|---|---|
| Nil-rate band | 325 000 £ |
| Residence nil-rate band maximal | 175 000 £, sous conditions |
| Taux standard de l’IHT sur la tranche taxable de la succession | 40 % |
| Début du taper du residence nil-rate band | Succession nette supérieure à 2 millions £ |
Ces chiffres ne permettent pas de calculer une succession à eux seuls. Exonération entre époux ou partenaires civils, abattements transférables, dettes, donations antérieures, business relief et autres règles peuvent modifier fortement le montant final.
Une maison située en Algérie peut-elle bénéficier du residence nil-rate band ?
Oui, potentiellement, ce qui est un point souvent oublié. HMRC précise que lorsque le défunt était long-term UK resident et donc soumis à l’IHT sur son patrimoine mondial, la résidence transmise aux descendants directs n’a pas besoin d’être située au Royaume-Uni pour entrer dans l’analyse du residence nil-rate band.
Une maison familiale située en Algérie peut donc être pertinente si elle répond aux autres conditions : il doit notamment s’agir d’une résidence qualifiante du défunt et elle doit être transmise aux descendants directs selon les règles applicables.
À l’inverse, si le défunt n’était pas long-term UK resident et que sa résidence algérienne était hors du champ de l’IHT britannique, cette maison étrangère ne crée pas par elle-même un residence nil-rate band britannique à utiliser contre une succession qui n’est pas taxée au Royaume-Uni.
La convention Royaume-Uni–Algérie ne couvre pas l’Inheritance Tax
La convention fiscale Royaume-Uni–Algérie signée en 2015 et entrée en vigueur en 2016 est une convention concernant les impôts sur le revenu et sur le capital. Elle encadre notamment l’imposition des loyers, dividendes, intérêts, pensions et gains en capital.
Elle n’est pas l’une des conventions britanniques dédiées aux successions et donations. HMRC publie une liste spécifique des accords couvrant l’Inheritance Tax : l’Algérie n’y figure pas.
Il serait donc incorrect d’écrire qu’un impôt successoral payé en Algérie ouvre automatiquement un crédit au Royaume-Uni « grâce à la convention Royaume-Uni–Algérie ». Le mécanisme à étudier est différent.
Double imposition successorale : quand le unilateral relief britannique peut intervenir
Lorsqu’un même actif supporte une charge britannique d’Inheritance Tax et un impôt étranger comparable dans un pays avec lequel le Royaume-Uni n’a pas de convention IHT, HMRC prévoit un mécanisme de Unilateral Relief.
Le crédit britannique est en principe limité à l’IHT britannique attribuable à l’actif concerné. La nature exacte de la charge algérienne doit donc être examinée : tous les droits d’enregistrement, frais de notaire ou taxes attachées à une succession ne deviennent pas automatiquement un « foreign inheritance tax » créditable au Royaume-Uni.
Recevoir l’héritage n’est pas la même chose que recevoir un revenu
Dans un héritage étranger au Royaume-Uni, un capital hérité n’est pas traité comme un salaire ou un loyer simplement parce qu’il arrive sur votre compte britannique. Si vous recevez 80 000 £ provenant de la liquidation du compte de votre père en Algérie, la somme doit d’abord être qualifiée comme capital successoral.
En revanche, si le capital produit ensuite des intérêts, des dividendes ou des loyers, ces nouveaux revenus relèvent des règles britanniques sur les revenus étrangers pour un résident UK.
Cette distinction est aussi importante pour la preuve bancaire : frédha, acte de décès, attestation bancaire, acte de partage et preuve du virement permettent de montrer que le transfert correspond à une succession et non à un revenu professionnel inexpliqué.
Revenus produits pendant le règlement de la succession : ne les confondez pas avec le capital
Une succession peut durer plusieurs mois ou plusieurs années. Pendant cette période, les actifs continuent parfois à produire des loyers, intérêts ou dividendes avant leur distribution définitive aux héritiers.
HMRC distingue le capital de l’héritage de l’estate income qui peut être attribué aux bénéficiaires. Les pages SA107 de la Self Assessment sont notamment utilisées pour déclarer certains revenus provenant d’une succession ou d’un trust.
Pour une succession étrangère, le traitement est plus technique que pour une succession britannique. HMRC indique lui-même que les demandes concernant le revenu provenant d’une foreign estate peuvent nécessiter un examen spécialisé. Si le notaire ou l’administrateur algérien vous verse une somme globale comprenant à la fois capital successoral et revenus générés après le décès, demandez une ventilation.
Un virement unique peut contenir deux natures fiscales. La part correspondant au patrimoine du défunt n’est pas nécessairement traitée comme la part correspondant aux loyers ou intérêts accumulés pendant l’administration de la succession.
Transférer l’argent hérité d’Algérie au Royaume-Uni : ce qui est taxable et ce qui ne l’est pas
Le transfert d’un héritage étranger au Royaume-Uni n’entraîne pas, à lui seul, une nouvelle Income Tax lorsque la somme transférée correspond réellement au capital successoral.
La situation devient plus délicate lorsqu’un compte mélange le capital successoral et des revenus ou gains étrangers. HMRC donne depuis longtemps l’exemple d’un héritage placé sur un compte étranger rémunéré : le capital hérité peut rester non taxable lors du transfert, tandis que les intérêts accumulés peuvent avoir leur propre traitement fiscal.
Pour les anciens utilisateurs de la remittance basis, les revenus et gains étrangers antérieurs au 6 avril 2025 peuvent encore nécessiter une analyse spécifique des fonds mixtes et, éventuellement, de la Temporary Repatriation Facility. Ne transposez donc pas automatiquement une règle 2026 à un compte hérité détenu depuis de nombreuses années.
Nouveau résident au Royaume-Uni : comment le régime FIG peut devenir pertinent après l’héritage
Le régime FIG ne sert pas à exonérer « l’héritage » en tant que tel. Son intérêt apparaît sur les foreign income and gains générés par les actifs après leur transmission.
Si vous êtes un qualifying new resident dans vos quatre premières années de résidence UK après au moins dix années fiscales consécutives de non-résidence, vous pouvez, sous conditions, réclamer le FIG sur certains revenus et gains étrangers.
Un appartement algérien hérité puis loué, un compte rémunéré ou certains gains futurs peuvent donc interagir avec ce régime. Le dossier sur le régime FIG au Royaume-Uni pour les revenus d’Algérie détaille les quatre années, la Self Assessment et le coût d’une demande FIG.
Compte bancaire algérien hérité : les intérêts futurs peuvent devenir imposables
Hériter d’un compte bancaire en Algérie n’est pas fiscalement équivalent à hériter d’un compte vide. Une fois le compte transmis, les intérêts ou autres revenus qui s’y accumulent appartiennent au bénéficiaire et doivent être analysés selon les règles britanniques applicables aux revenus étrangers.
Si vous êtes résident UK, HMRC indique qu’un foreign investment income — notamment des intérêts étrangers — est normalement imposable au Royaume-Uni, sauf relief spécifique tel qu’une réclamation FIG pour un qualifying new resident.
Conservez donc le solde au moment de la transmission et les relevés postérieurs : ils permettent de séparer le capital hérité du rendement produit après l’héritage.
Appartement hérité en Algérie : loyer futur et plus-value à la revente
Un appartement hérité peut créer deux catégories fiscales nouvelles après le décès : le revenu locatif si vous le louez et la plus-value si vous le vendez plus tard.
Un résident britannique est normalement imposable sur ses revenus étrangers et, sous les règles de Capital Gains Tax, sur les gains réalisés sur un bien immobilier situé à l’étranger, sous réserve des reliefs et du FIG lorsqu’il est disponible.
La convention Royaume-Uni–Algérie retrouve ici son importance : contrairement à l’IHT, elle couvre les impôts sur le revenu et les gains en capital et peut organiser les droits d’imposition et le crédit d’impôt lorsque les deux pays taxent le même revenu ou gain.
Valeur au jour du décès : la pièce qui peut déterminer votre future plus-value britannique
Pour la Capital Gains Tax britannique, les actifs transmis au décès sont généralement réputés acquis à leur market value à la date du décès. Cette valeur devient donc une donnée essentielle plusieurs années plus tard lorsque l’héritier vend le bien.
Pour un appartement en Algérie, faites conserver ou établir une évaluation défendable : expertise immobilière, références de marché, acte, localisation précise, état du logement et quote-part héritée.
Si le titre de propriété lui-même est incomplet, le dossier consacré à l’héritage d’un bien sans acte en Algérie explique les démarches de régularisation qui peuvent être nécessaires avant une vente future.
IHT400, IHT417, IHT401a et SA107 : quels formulaires peuvent apparaître
Il n’existe pas de formulaire universel à déposer pour tout héritage étranger au Royaume-Uni, contrairement à l’image que peut donner le Form 3520 américain. Les formulaires britanniques apparaissent en fonction de la succession et des revenus concernés.
| Formulaire | Quand il peut devenir pertinent |
|---|---|
| IHT400 | Compte principal d’Inheritance Tax lorsque la succession doit être déclarée à HMRC selon les règles applicables. |
| IHT417 | Détails des actifs étrangers d’une succession entrant dans le compte IHT. |
| IHT401a | Utilisé avec IHT400 lorsqu’il est soutenu que le défunt n’était pas long-term UK resident. |
| SA107 | Pages Self Assessment pour certains revenus reçus d’un trust ou de la succession d’une personne décédée. |
Pour une succession purement algérienne d’un parent qui n’était pas long-term UK resident et ne détenait aucun actif UK, le bénéficiaire britannique n’a donc pas à partir du principe qu’il doit obligatoirement remplir un IHT400 ou un formulaire de déclaration d’héritage.
Les documents à réunir en Algérie avant de transférer ou conserver les actifs
- Acte de décès.
- Frédha et document établissant votre qualité d’héritier.
- Acte de partage ou acte notarié lorsque la succession est répartie.
- Liste des actifs du défunt et leur localisation.
- Historique de résidence fiscale britannique du défunt, s’il a vécu au Royaume-Uni.
- Évaluation des biens immobiliers à la date du décès.
- Solde des comptes bancaires à la date du décès.
- Ventilation entre capital de succession et revenus générés pendant l’administration.
- Quittances de taxes et droits payés en Algérie.
- Preuves de virements et conversion DZD/EUR vers GBP.
- Relevés postérieurs à la succession si vous conservez le compte ou les placements.
Si vous devez agir en Algérie depuis le Royaume-Uni, la page sur la procuration pour une succession en Algérie depuis l’étranger détaille le mandat donné à un proche ou à un professionnel pour les démarches locales.
Cinq situations concrètes entre l’Algérie et le Royaume-Uni
1. Père resté toute sa vie en Algérie
Amine vit à Londres. Son père décède à Alger après avoir toujours vécu en Algérie et ne possède aucun actif britannique. Amine hérite de l’équivalent de 120 000 £. Sa résidence britannique ne suffit pas à faire entrer cette succession algérienne dans l’IHT britannique. Il doit en revanche documenter l’origine du capital et déclarer les revenus futurs produits par les actifs qu’il conserve.
2. Parent retourné en Algérie après quinze années au Royaume-Uni
Nadia hérite d’un parent qui avait vécu quinze années fiscales au Royaume-Uni puis était retourné en Algérie peu avant son décès. Il faut vérifier la période de maintien du statut de long-term UK resident : le simple fait qu’il soit mort résident d’Algérie ne suffit pas à sortir immédiatement ses actifs mondiaux de l’IHT.
3. Appartement à Oran hérité puis loué
Sofiane reçoit un appartement sans IHT britannique sur la succession de son père non-long-term resident. Deux mois plus tard, il le loue. Le capital transmis et les loyers sont deux réalités fiscales distinctes : les loyers étrangers peuvent devenir imposables au Royaume-Uni, sous réserve des règles FIG si Sofiane est un qualifying new resident.
4. Compte algérien hérité et laissé rémunéré pendant trois ans
Leïla hérite d’un compte contenant 70 000 £ et laisse l’argent en Algérie. Trois ans plus tard, le solde inclut des intérêts. Si elle transfère tout vers le Royaume-Uni, elle doit pouvoir distinguer le capital successoral des intérêts accumulés et vérifier le traitement de ces intérêts selon sa résidence fiscale et son éventuelle éligibilité au FIG.
5. Succession algérienne qui continue à encaisser des loyers avant partage
Karim reçoit finalement 50 000 £ d’une succession, mais une partie de la somme correspond aux loyers encaissés par l’indivision pendant les dix-huit mois suivant le décès. Il ne suppose pas que l’intégralité du virement est du capital : il demande au notaire et aux gestionnaires une ventilation de la distribution.
Les erreurs qui faussent le plus souvent l’analyse fiscale
- Penser que la résidence britannique de l’héritier suffit à rendre l’héritage taxable à l’IHT.
- Utiliser encore la règle de deemed domicile « 15 années sur 20 » pour un décès postérieur au 5 avril 2025.
- Ignorer les années de résidence britannique du défunt.
- Supposer qu’un retour en Algérie fait disparaître immédiatement le statut long-term UK resident.
- Croire que la convention Royaume-Uni–Algérie couvre l’Inheritance Tax.
- Considérer tous les frais ou droits algériens comme créditables contre l’IHT.
- Traiter un virement successoral comme un revenu imposable simplement parce qu’il arrive sur un compte UK.
- Traiter comme capital les intérêts ou loyers générés pendant l’administration de la succession.
- Oublier les revenus futurs du compte ou de l’appartement hérité.
- Appliquer le régime FIG au capital successoral lui-même.
- Ne pas faire évaluer le bien immobilier à la date du décès.
- Attendre la vente pour reconstituer la valeur historique du bien.
- Mélanger patrimoine du défunt, revenus de la succession et revenus personnels de l’héritier.
- Déposer des formulaires IHT par réflexe sans vérifier si la succession entre réellement dans le champ britannique.
- Conserver un dossier algérien incomplet après le transfert des fonds.
Glossaire : les termes britanniques à connaître
| Terme | Définition pratique |
|---|---|
| Inheritance Tax (IHT) | Impôt britannique pouvant s’appliquer à une succession ou certains transferts. |
| Long-term UK resident | Personne ayant généralement été résidente fiscale UK au moins 10 des 20 années fiscales précédentes. |
| Excluded property | Bien exclu du champ de l’IHT dans certaines situations, notamment certains actifs étrangers d’une personne non-long-term resident. |
| Nil-rate band | Seuil général de l’IHT avant application du taux, actuellement 325 000 £. |
| Residence nil-rate band | Abattement supplémentaire pouvant s’appliquer à une résidence transmise aux descendants directs sous conditions. |
| Unilateral Relief | Crédit britannique pouvant réduire une double imposition successorale lorsqu’il n’existe pas de convention IHT avec le pays concerné. |
| Estate income | Revenu généré par les actifs de la succession pendant sa période d’administration. |
| Market value at death | Valeur de marché au jour du décès, souvent utilisée comme coût d’acquisition pour la future CGT de l’héritier. |
| FIG | Foreign Income and Gains regime applicable à certains nouveaux résidents pendant leurs quatre premières années fiscales UK. |
Questions fréquentes sur un héritage reçu d’Algérie au Royaume-Uni
Je vis au Royaume-Uni : dois-je payer l’Inheritance Tax sur l’héritage de mon père en Algérie ?
Pas automatiquement. Pour un héritage étranger au Royaume-Uni, il faut surtout examiner le statut du défunt. S’il n’était pas long-term UK resident et que les actifs hérités sont étrangers, ils peuvent rester hors du champ britannique de l’IHT.
Combien d’années faut-il avoir vécu au Royaume-Uni pour que les actifs mondiaux entrent dans l’IHT ?
Depuis le 6 avril 2025, le test général vise une résidence fiscale UK pendant au moins 10 des 20 années fiscales précédant l’événement taxable, avec des règles particulières après un départ du Royaume-Uni.
Un parent retourné vivre en Algérie reste-t-il parfois soumis à l’IHT britannique ?
Oui. Un ancien long-term UK resident peut rester dans le champ pendant une période comprise entre trois et dix années fiscales selon son historique de résidence.
La convention fiscale Royaume-Uni–Algérie évite-t-elle une double Inheritance Tax ?
Non, cette convention porte sur les impôts sur le revenu et le capital. L’Algérie n’est pas dans la liste HMRC des conventions spécifiques à l’Inheritance Tax. Un unilateral relief britannique peut toutefois être à examiner en cas de charge étrangère comparable sur le même actif.
Puis-je transférer au Royaume-Uni l’argent hérité en Algérie sans Income Tax ?
Le simple transfert d’un capital réellement hérité n’est pas, à lui seul, un revenu imposable. Il faut toutefois séparer le capital des intérêts, gains ou revenus accumulés sur les actifs avant ou après la distribution.
Le régime FIG exonère-t-il mon héritage algérien ?
Le capital hérité n’est pas l’objet du FIG. En revanche, certains revenus et gains étrangers produits ensuite par les actifs hérités peuvent bénéficier du régime si vous êtes un qualifying new resident et remplissez ses conditions.
Dois-je déclarer les loyers d’un appartement hérité en Algérie ?
Si vous êtes résident fiscal britannique, les revenus locatifs étrangers sont normalement imposables au Royaume-Uni, sous réserve des règles FIG et du crédit d’impôt étranger lorsqu’ils sont applicables.
Quelle valeur retenir pour un appartement hérité si je le revends plus tard ?
La Capital Gains Tax britannique utilise généralement la valeur de marché au jour du décès comme coût d’acquisition de l’héritier. Conservez une évaluation sérieuse établie à cette date.
Existe-t-il un formulaire britannique obligatoire pour tout héritage étranger ?
Il n’existe pas un formulaire universel comparable au Form 3520 américain. IHT400, IHT417, IHT401a ou SA107 ne deviennent pertinents que selon la situation de la succession ou la nature des revenus reçus.
Que faire si le compte bancaire du défunt est bloqué en Algérie ?
La difficulté est d’abord successorale côté algérien : frédha, identification des héritiers et documents bancaires doivent être finalisés. Conservez en parallèle les pièces qui permettront ensuite de justifier au Royaume-Uni l’origine successorale des fonds.
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Sources officielles consultées
- GOV.UK — Inheritance Tax: overview, rates and who pays
- GOV.UK — Tax on property, money and shares you inherit
- GOV.UK — Paying Inheritance Tax
- HMRC — Inheritance Tax if you’re a long-term UK resident
- HMRC — IHTM47020, Long-term UK residence test
- HMRC — IHTM27212, foreign unsettled property
- GOV.UK — Inheritance Tax when someone living outside the UK dies
- HMRC — Inheritance Tax thresholds and rates
- HMRC — IHTM46032, residence outside the UK and residence nil-rate band
- HMRC — Inheritance Tax: Double Taxation Relief
- HMRC — Algeria: tax treaties
- GOV.UK — Tax on foreign income
- HMRC — SA107, Trusts etc.
- GOV.UK — Capital Gains Tax: market value of inherited assets
- HMRC — CG31140, acquisition value of inherited assets
- HMRC — IHT417, foreign assets
- HMRC — IHT401a, long-term UK residence
Important : ce dossier vise principalement une succession familiale algérienne reçue par un résident britannique. Un trust, une société, un défunt possédant des actifs UK importants, une ancienne remittance basis ou une succession déjà exposée à plusieurs systèmes fiscaux peut nécessiter un conseil spécialisé.



























































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































