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Houari Sghir

 
 

Pionnier du Raï Medahate

Houari Sghir

El-Houari Sghir • Voix du Raï Medahate • Né en 1986

Figure incontournable du raï medahate masculin, Houari Sghir perpétue l’héritage des meddahates oranaises dans un style moderne et festif qui enflamme les cabarets d’Oran.

🎤 Raï Medahate
🎵 Oran
📍 France-Algérie

♪ Carte d’Identité
📅
Naissance
1986
Saint-Dizier, France
🌍
Origine
Algérienne
Oranie
🎵
Genre
Raï Medahate
Style osé
🎤
Scènes
Corniche Oran
Cabarets mythiques
💿
Succès
Nombreux
Albums à succès

Houari Sghir (également connu sous le nom d’El-Houari Sghir) est un chanteur algérien de raï né en 1986 à Saint-Dizier en France, d’origine algérienne. Pionnier du raï medahate masculin, il fait partie de la nouvelle génération d’artistes qui perpétuent l’héritage des meddahates oranaises dans un style moderne et festif.

🌅
Origines et parcours

Houari Sghir naît en 1986 à Saint-Dizier, une ville du département de la Haute-Marne dans le nord-est de la France. D’origine algérienne, il grandit bercé par les sonorités du raï et de la musique oranaise qui résonnent dans sa famille.

🇫🇷 Une naissance en France, des racines algériennes

Comme de nombreux artistes de la diaspora, Houari Sghir développe sa passion pour la musique dans un environnement biculturel. Ses racines oranaises l’orientent naturellement vers le raï, cette musique populaire née dans l’Ouest algérien qui a conquis le monde dans les années 1990.

Très tôt attiré par un style particulier du raï, Houari Sghir se distingue par son choix d’embrasser le raï medahate, un genre osé qui puise dans le répertoire ancestral des meddahates, ces ensembles vocaux féminins traditionnels de l’Oranie.

🎭
Le raï medahate : un héritage féminin

Pour comprendre l’art de Houari Sghir, il faut remonter aux origines des meddahates (ou medahates), ces ensembles vocaux féminins qui constituent l’un des fondements du raï.

🎵 Les Meddahates : origines ancestrales

Les meddahates sont apparues dans l’Ouest algérien, probablement au XVIe siècle, dans la région de Mostaganem où les zaouïas sont nombreuses. Le terme vient de l’arabe madh signifiant « chants de louange ». Ces femmes animaient les mariages, baptêmes et veillées religieuses en Oranie, se produisant devant un auditoire exclusivement féminin.

À l’origine, les meddahates chantaient des louanges à Dieu et aux saints patrons des villes. Mais leur répertoire comprenait aussi des textes plus irrévérencieux : elles chantaient la liberté d’aimer, le désir, les plaisirs de la chair, et les interdits qu’elles enfreignaient. Ce ton féministe et direct constitue l’ADN du raï medahate.

👨‍🎤 L’irruption des hommes : Cheb Abdou, le précurseur

À l’origine, aucun homme ne se prêtait au jeu des meddahates car les Cheikhattes ne chantaient qu’entre femmes. C’est Cheb Abdou qui ouvre la voie à la fin des années 1990, lorsqu’il reprend les classiques du répertoire medahate pour en faire des tubes. Il avait grandi parmi les femmes et les suivait dès l’âge de 12 ans dans les fêtes et mariages.

Depuis cette révolution initiée par Cheb Abdou, il n’est plus rare de voir à Oran des hommes chanter ce style de musique. Houari Sghir fait partie de ce mouvement masculin actuel, aux côtés de figures comme Houari Manar et feu Cheb Madona.

🎤
Carrière et style musical

Houari Sghir s’impose comme un pionnier du raï medahate masculin. Son style se caractérise par une fidélité au tempo circulaire des meddahates traditionnelles, enrichi d’arrangements modernes utilisant percussions, synthétiseurs et parfois trompette.

🎵 Caractéristiques du style Houari Sghir
Percussions traditionnelles
Derbouka, bendir, tbila • Rythmes circulaires des meddahates
Textes osés
Héritage irrévérencieux • Thèmes de l’amour et du désir
Arrangements modernes
Synthétiseurs • Boîtes à rythmes • Production contemporaine

Les albums de Houari Sghir connaissent un grand succès auprès du public algérien et de la diaspora. Sa musique, profondément ancrée dans la tradition oranaise, séduit par son authenticité et son énergie festive. Il représente l’évolution du registre irrévérencieux du raï, ce style né dans les souks et tavernes où danseuses et musiciens ambulants parlaient de l’alcool et des plaisirs de la chair.

🎭 Un genre osé

Le raï medahate que pratique Houari Sghir est qualifié de « genre osé ». Les textes, souvent inspirés de la poésie populaire oranaise, abordent sans détour les thèmes de l’amour, du désir et des relations humaines. Cette liberté de ton, héritée directement des meddahates, constitue la marque de fabrique de ce courant musical.

🌙
Les cabarets de la corniche d’Oran

Houari Sghir se produit sur les scènes mythiques de la corniche oranaise, véritable épicentre de la vie nocturne de la capitale du raï. C’est là que se concentrent les principaux cabarets et night-clubs qui font vibrer Oran depuis des décennies.

🌃 Les temples du raï medahate

Les artistes du raï medahate se représentent dans les cabarets légendaires de la corniche d’Oran : Djawhara, Sun House, Manara… Ces lieux mythiques de la nuit oranaise ont vu défiler des générations de chanteurs de raï et continuent d’être le creuset où s’invente la musique populaire algérienne.

Depuis la dernière décennie, la mode est au medahate en Algérie et particulièrement dans la wilaya d’Oran. Le raï, propulsé depuis l’Oranie, est devenu une « épidémie musicale mondiale » selon les observateurs, et le style medahate représente l’une de ses évolutions les plus récentes et les plus vivaces.

🏆
Héritage et influence

Houari Sghir s’inscrit dans une lignée d’artistes qui ont contribué à faire du raï un patrimoine culturel reconnu mondialement. Le 1er décembre 2022, le raï algérien est entré au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, consacrant ainsi des décennies de création artistique.

🎖️ Le raï medahate : reconnaissance patrimoniale

Le Centre national de recherches préhistoriques, anthropologiques et historiques (CNRPAH) algérien a œuvré pour classer le raï comme « forme d’expression musicale et poétique féminine » à l’UNESCO. Cette démarche reconnaît l’importance des medahates dans la genèse du genre, un héritage que des artistes comme Cheb Abdou et Houari Sghir perpétuent.

🎤 Les figures du raï medahate masculin
Cheb Abdou – Précurseur (années 90)
Houari Manar – (1981-2019)
Cheb Madona – Figure marquante
Houari Sghir – Mouvement actuel

Le répertoire des meddahates a été l’une des sources principales du raï moderne. Des artistes comme Cheb Khaled, Chaba Fadela et Zahouania sont issus de ce creuset. Houari Sghir poursuit cette tradition en maintenant vivant le style medahate pour les nouvelles générations.


Questions fréquentes

Qui est Houari Sghir ?

Houari Sghir (El-Houari Sghir) est un chanteur algérien de raï né en 1986 à Saint-Dizier en France, d’origine algérienne. Pionnier du raï medahate masculin, il perpétue l’héritage des meddahates oranaises dans un style moderne et festif très apprécié dans les cabarets d’Oran et auprès de la diaspora.

Qu’est-ce que le raï medahate ?

Le raï medahate est un style musical dérivé du répertoire des meddahates, ensembles vocaux féminins traditionnels qui animaient les fêtes familiales en Oranie depuis le XVIe siècle. Des artistes masculins comme Cheb Abdou (précurseur dans les années 90), Houari Manar et Houari Sghir ont adapté ce répertoire avec des arrangements modernes tout en conservant les percussions caractéristiques et les thèmes osés.

Quelle est la place de Houari Sghir dans le raï algérien ?

Houari Sghir fait partie du mouvement masculin actuel du raï medahate, aux côtés de Cheb Abdou (le précurseur) et feu Houari Manar. Il se produit dans les cabarets mythiques de la corniche d’Oran comme le Djawhara, Sun House et Manara. Ses albums connaissent un grand succès et il contribue à maintenir vivant ce style particulier du raï.

Quelles sont les origines du raï medahate ?

Le raï medahate tire ses origines des meddahates, ensembles vocaux féminins apparus dans l’Ouest algérien, probablement au XVIe siècle, dans la région de Mostaganem. Ces femmes chantaient des louanges à Dieu et aux saints, mais aussi des textes irrévérencieux sur l’amour et la liberté. Cheb Abdou a popularisé ce style chez les hommes à la fin des années 90, ouvrant la voie à des artistes comme Houari Sghir.

Où se produit Houari Sghir ?

Houari Sghir se produit principalement dans les cabarets et night-clubs de la corniche d’Oran, le lieu mythique de la nuit oranaise. Les établissements comme le Djawhara, Sun House et Manara sont les temples du raï medahate où les artistes de ce genre se produisent régulièrement devant un public passionné.

Le raï medahate est-il reconnu par l’UNESCO ?

Le raï algérien dans son ensemble a été inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO le 1er décembre 2022. Le dossier de candidature, déposé par le CNRPAH algérien, soulignait l’importance du raï comme « forme d’expression musicale et poétique féminine », reconnaissant ainsi l’héritage des meddahates que perpétuent des artistes comme Houari Sghir.

« Le raï medahate perpétue l’héritage des femmes qui ont osé chanter l’amour et la liberté »

— L’esprit des Meddahates

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