#Musique

Naïma Ababsa

 

La Voix des Veillées Algéroises

Naïma Ababsa

1963 – 2021 • L’Âme de l’ambiance • L’Héritière de Biskra

Ambassadrice d’un répertoire dédié aux femmes et gardienne des traditions citadines, Naïma Ababsa a marqué l’histoire par son énergie scénique et son attachement viscéral à son identité. De la Casbah aux scènes de Montréal, elle demeure l’icône du renouveau algérois.

🎵 Chaâbi • Hawzi • Naili
📍 Alger • Biskra
🎹 Pianiste de formation

🕌 Fiche d’Identité de la Diva
🎂
Naissance
16/08/1963
Alger, Algérie
🏔️
Origines
Sahara Algérien
🎹
Instruments
Piano & Voix
Dès l’âge de 4 ans
🕊️
Décès
18/04/2021
Alger (58 ans)

Naïma Ababsa fut bien plus qu’une interprète ; elle fut le cœur battant de la convivialité algérienne. Benjamine d’une illustre fratrie d’artistes originaires de la ville de Biskra, elle a su faire fructifier l’héritage monumental de son père, le grand Abdelhamid Ababsa. De la ville d’Alger où elle a vu le jour aux festivals internationaux, elle a imposé un style où la rigueur de la musique andalouse s’unissait à la joie du Hawzi. Icône des fêtes féminines, elle a ravivé le patrimoine algérien avec une énergie et une élégance qui ont traversé les frontières.

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La Dynastie Ababsa : Un héritage sacré

Naïma Ababsa est issue de l’une des familles les plus respectées du paysage culturel algérien. Son père, Abdelhamid Ababsa, fut le chantre du style bédouin et sahraoui, célèbre pour son interprétation immortelle de Hiziya. Sa mère, Fatima Zohra, était membre d’un orchestre algérois populaire et sœur de la célèbre chanteuse Leïla Djazaïria. Sa sœur, Fella Ababsa, est également une star majeure de la chanson algérienne et orientale.

Imprégnée de cet univers dès le berceau, Naïma commence le piano à seulement 4 ans. En 1977, à l’âge de 14 ans, elle intègre officiellement l’orchestre de sa mère en tant qu’instrumentaliste. C’est son père qui, décelant sa voix mélodieuse et sa présence scénique, l’encouragera à passer au devant de la scène.

🎻
Un répertoire varié au service du patrimoine

Naïma Ababsa a bâti sa légende en réinvestissant des genres souvent dominés par les hommes. Icône du musique chaâbi algérois et du musique haouzi, elle a su enrichir ces styles à son goût, y apportant une touche de modernité sans jamais en dénaturer l’essence. Elle est reconnue pour avoir chanté les maux et les joies des femmes algériennes avec une sincérité désarmante.

🌍 Rayonnement International

Dès 1999, elle séduit le public européen par ses concerts en France. En 2018, elle participe au Festival Orientalys à Montréal, où elle surprend en adaptant un style moderne proche de la musique techno, prouvant sa capacité à évoluer avec son temps.


Engagements et Hommages

Naïma était une artiste de cœur. En 2000, elle rend un hommage vibrant à Matoub Lounès à Bercy, en interprétant le répertoire chaoui, montrant ainsi son attachement à toutes les facettes de l’identité algérienne. En 2008, elle participe à l’hommage de la chanteuse Seloua au Théâtre Mahieddine Bachtarzi d’Alger.

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Une Discographie de Référence

Longtemps réticente à s’enfermer dans un studio, préférant le contact direct avec le public, c’est en 1998, pour des raisons de santé, qu’elle commence à enregistrer ses œuvres. Elle laisse une discographie riche de plus de 100 chansons.

1998 : La Star du Chaoui
1999 : Sahara (7 titres)
2001 : Chants de l’Est
2001 : Passionnément
2003 : Hawzi Spécial Mariages
2004 : Ya Dzayer (12 titres)
2010 : Ya khti
2013 : Chants d’Algérie (Haouzi)
2015 : Chyoukh Bladna
2017 : Hizia (Naili, Assimi, Sahraoui)


Questions fréquentes sur Naïma Ababsa

Est-elle la sœur de Fella Ababsa ?

Oui, Naïma est la benjamine d’une fratrie d’artistes dont fait partie Fella Ababsa. Elles sont les filles d’Abdelhamid Ababsa.

Quel était son style musical dominant ?

Elle excellait dans le Hawzi et la variété citadine algéroise, mais elle a également magnifié le style Naili et les chants de l’Est algérien dans ses derniers albums.

Où est enterrée Naïma Ababsa ?

Elle repose au cimetière de Garidi à Kouba (Alger), rejoignant ainsi la terre qu’elle a tant chantée.

« La musique est un pont entre l’ombre et la lumière. Ma voix est une offrande à la terre qui m’a vu naître. »

— À la mémoire de Naïma Ababsa (1963 – 2021)

ⵏⴰⵄⵉⵎⴰ ⴰⴱⴰⴱⵙⴰ — L’étoile éternelle d’Alger

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