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Impôts d’un auto-entrepreneur en Algérie : ce qu’il faut payer en 2026

En 2026, un auto-entrepreneur en Algérie relevant du régime ordinaire du statut paie principalement deux choses : un IFU de 0,5 % du chiffre d’affaires, avec un minimum annuel de 10 000 DA, et une cotisation CASNOS distincte. Le décret relatif à la sécurité sociale permet à l’auto-entrepreneur de choisir une cotisation annuelle de 24 000 DA ou le montant calculé selon le régime ordinaire de la CASNOS. L’IFU ne se calcule pas sur le bénéfice : vos achats, logiciels, déplacements ou commissions ne réduisent pas directement sa base. En revanche, un auto-entrepreneur sous IFU ne paie pas séparément la TVA ni un second IRG sur le même chiffre d’affaires professionnel, puisque l’IFU regroupe notamment TVA et IRG.

Guide vérifié le 4 août 2026

Les montants et échéances ci-dessous ont été recoupés avec la DGI, la CASNOS, l’ANAE et les textes publiés au Journal officiel. Une mesure exceptionnelle est à connaître cette année : le délai de la déclaration prévisionnelle G12 2026 a été prorogé au 30 septembre 2026. Cette prorogation ne doit toutefois pas être interprétée automatiquement comme un déplacement de toutes les échéances du paiement fractionné.

ObligationRègle 2026À retenir
IFU0,5 % du CA, minimum 10 000 DACalcul sur les recettes, pas sur le bénéfice net
CASNOSOption spéciale de 24 000 DA/an ou régime ordinaireCotisation sociale distincte de l’impôt
TVAPas de TVA séparée pour le contribuable IFUFacturation TTC selon la DGI
Plafond du statut5 000 000 DA de CA annuelÀ ne pas confondre avec le seuil général IFU de 8 M DA
Déclaration fiscale initialeDans les 30 jours suivant l’obtention de la carteG8 et NIF
Affiliation CASNOSDans les 10 jours du début d’activitéLa carte d’auto-entrepreneur sert de justificatif

La question qui crée le plus de confusion

Le 0,5 % n’est pas la totalité de votre coût annuel : il faut ajouter la sécurité sociale et vos frais professionnels. Mais il ne faut pas non plus lui ajouter artificiellement un « impôt sur le bénéfice » de société. L’auto-entrepreneur est une personne physique, et l’activité couverte par l’IFU est imposée selon ce régime tant qu’il reste applicable.

Combien d’impôts paie un auto-entrepreneur en Algérie en 2026 ?

La formule fiscale est simple : chiffre d’affaires annuel × 0,5 %. Mais le résultat ne peut pas descendre sous le minimum spécifique de 10 000 DA. Autrement dit, le taux facial de 0,5 % ne devient réellement proportionnel qu’à partir de 2 millions de dinars de chiffre d’affaires.

Calcul de base

IFU = 0,5 % du chiffre d’affaires annuel, avec un minimum de 10 000 DA

Le tableau suivant ajoute, à titre de budget, l’option CASNOS de 24 000 DA prévue pour l’auto-entrepreneur. Il ne comprend ni frais bancaires, ni assurance, ni abonnement professionnel, ni achat de matériel. La cotisation CASNOS de 24 000 DA est une option spéciale prévue par le décret : l’auto-entrepreneur peut aussi choisir le calcul selon le régime ordinaire.

CA annuel0,5 % du CAIFU dûIFU + CASNOS 24 000 DA
0 DA0 DA10 000 DA si l’activité reste ouverte et le minimum s’applique34 000 DA
500 000 DA2 500 DA10 000 DA34 000 DA
1 000 000 DA5 000 DA10 000 DA34 000 DA
2 000 000 DA10 000 DA10 000 DA34 000 DA
3 000 000 DA15 000 DA15 000 DA39 000 DA
5 000 000 DA25 000 DA25 000 DA49 000 DA

Ce tableau fait apparaître un détail essentiel pour les petites activités : à 500 000 DA de chiffre d’affaires, le taux économique réel de l’IFU n’est pas 0,5 %, car le minimum de 10 000 DA s’applique. Le taux effectif de l’IFU est alors de 2 %. À mesure que le chiffre d’affaires augmente, le minimum cesse d’avoir un effet.

IFU de l’auto-entrepreneur : pourquoi le taux est de 0,5 % ?

La Direction générale des impôts classe les personnes physiques exerçant sous le statut d’auto-entrepreneur dans le champ de l’impôt forfaitaire unique lorsque leur chiffre d’affaires annuel n’excède pas 5 millions de dinars. Le taux spécifique est de 0,5 %.

L’IFU est un régime fiscal simplifié qui regroupe la taxe locale de solidarité, la TVA et l’IRG. Pour comprendre toutes les règles du régime — G12, G12 bis, paiement fractionné, activités exclues, passage au réel — consultez notre guide complet de l’IFU en Algérie. Ici, nous restons volontairement centrés sur la situation de l’auto-entrepreneur.

Les dépenses ne réduisent pas l’IFU

Un graphiste qui facture 3 millions DA et dépense 800 000 DA en matériel, logiciels et sous-traitance ne calcule pas 0,5 % sur 2,2 millions. La base demeure le chiffre d’affaires ou les recettes à déclarer. Les dépenses doivent être suivies pour connaître la rentabilité réelle de l’activité, mais elles ne fonctionnent pas comme des charges déductibles du régime réel.

C’est une différence fondamentale avec un régime fiscal fondé sur le bénéfice. Si vos dépenses absorbent une part très importante de vos ventes, le faible taux de 0,5 % ne suffit pas à conclure que le statut reste économiquement optimal. Notre comparatif régime réel ou IFU en Algérie explique cette logique.

Pourquoi un auto-entrepreneur peut payer 10 000 DA même avec très peu de revenus

Depuis la loi de finances pour 2025, le minimum d’IFU applicable aux activités exercées sous le statut d’auto-entrepreneur est fixé à 10 000 DA. La DGI précise également que les contribuables n’ayant pas exercé pendant douze mois complets, notamment les nouveaux contribuables, restent soumis au minimum d’imposition.

Le seuil mathématique est facile à retenir : 2 000 000 DA × 0,5 % = 10 000 DA. En dessous de 2 millions DA de CA, le minimum domine donc le calcul. Au-dessus, le taux de 0,5 % produit un montant supérieur.

Ne laissez pas une carte inactive pendant des années sans vérifier vos obligations

La loi sur l’auto-entrepreneur prévoit notamment la radiation en cas de non-déclaration du chiffre d’affaires ou de déclaration d’un chiffre d’affaires néant pendant trois années suivant l’inscription. Une activité sans recettes ne signifie donc pas « aucun dossier à gérer ».

CASNOS de l’auto-entrepreneur : faut-il vraiment ajouter 24 000 DA ?

Oui, la sécurité sociale est distincte de l’IFU. La loi portant statut de l’auto-entrepreneur impose l’affiliation à l’organisme de sécurité sociale des non-salariés. Le site officiel de la CASNOS cite explicitement l’auto-entrepreneur parmi les personnes tenues à ses obligations.

Le décret exécutif n° 24-49 du 13 janvier 2024 a introduit une disposition très précise : à titre exceptionnel et pour encourager l’auto-entrepreneuriat, l’auto-entrepreneur peut choisir de verser 24 000 DA comme cotisation annuelle, ou le montant de cotisation calculé conformément au régime ordinaire de la sécurité sociale des non-salariés.

Le chiffre de 24 000 DA est donc bien fondé sur un texte officiel, mais il ne faut pas le présenter comme l’unique formule possible. Le texte offre un choix. Avant de retenir l’option la plus basse, demandez à la CASNOS de vous expliquer l’effet du choix sur les droits validés, la carrière et la future pension.

Quand faut-il s’affilier et payer ?

La CASNOS demande une déclaration d’activité dans les 10 jours suivant le début d’exercice. Elle indique par ailleurs que la cotisation annuelle est exigible à compter du 1er janvier et payable avant le 1er juillet de la même année, hors régime agricole. Pour un début d’activité en cours d’année, demandez à l’antenne ou via DAMANCOM le traitement exact de votre première échéance.

Le défaut de déclaration d’activité peut entraîner une pénalité de 5 000 DA majorée de 20 % par mois de retard. Il est donc risqué de considérer la CASNOS comme une formalité à régler uniquement à la fin de l’année.

Après avoir obtenu la carte d’auto-entrepreneur : quelles démarches fiscales faire ?

La carte ANAE n’ouvre pas automatiquement tous les dossiers fiscaux et sociaux. La loi organise plusieurs obligations qui doivent être enchaînées rapidement.

  1. Déclaration d’existence fiscale : dans les 30 jours suivant l’obtention de la carte d’auto-entrepreneur.
  2. Obtention du NIF : indispensable à l’identification fiscale de l’activité.
  3. Affiliation CASNOS : dans les 10 jours suivant le début d’exercice selon la CASNOS.
  4. Organisation du registre : recettes et dépenses doivent être suivies de façon continue.
  5. Déclarations annuelles : G12 et G12 bis selon que vous êtes déjà en activité ou nouveau contribuable.
  6. Certificat de chiffre d’affaires : la loi prévoit sa transmission annuelle à l’établissement gestionnaire du registre de l’auto-entrepreneur.

Pour le NIF, notre guide explique comment obtenir et vérifier un numéro fiscal algérien. Si votre vraie question porte sur le choix entre auto-entrepreneur, EURL et SARL, utilisez plutôt notre comparatif des statuts en Algérie : le présent article ne cherche pas à refaire cette comparaison.

G12 et G12 bis : que doit déclarer l’auto-entrepreneur ?

G12 : le chiffre d’affaires prévisionnel

Un contribuable déjà soumis à l’IFU déclare normalement son chiffre d’affaires ou ses recettes prévisionnelles sur la G12. Le délai permanent est le 30 juin, mais la DGI a exceptionnellement prorogé l’échéance de la G12 2026 jusqu’au 30 septembre 2026.

G12 bis : le chiffre d’affaires réellement réalisé

La déclaration définitive permet de rapprocher le prévisionnel du chiffre d’affaires réel. Lorsqu’un complément d’IFU est dû, il doit être régularisé avec la déclaration définitive. Le calendrier de référence fixe la G12 bis au 20 janvier de l’année suivante, sous réserve d’une prorogation annoncée ultérieurement.

Vous avez créé votre activité en 2026 ?

La règle est différente pour un nouveau contribuable : la DGI indique qu’il souscrit uniquement la déclaration définitive G12 bis, au plus tard le 20 janvier de l’année suivant le début de son activité, et paie spontanément l’IFU correspondant. Ainsi, un auto-entrepreneur qui démarre réellement en 2026 doit surtout sécuriser sa G8/NIF au départ, puis préparer sa G12 bis 2026 pour janvier 2027, sauf nouvelle prorogation officielle.

Calendrier 2026 de l’auto-entrepreneur : les dates à retenir

ÉchéanceActionPoint de vigilance 2026
Dans les 10 jours du débutAffiliation CASNOSNe pas attendre la première facture
Dans les 30 jours après la carteDéclaration d’existence G8 / NIFAmende fiscale possible en cas de retard
Avant le 1er juilletCotisation CASNOS annuelleConfirmer la première échéance si activité commencée en cours d’année
30 septembre 2026G12 2026 — délai exceptionnelLe délai normal est le 30 juin
1er–15 septembre2e tranche de 25 % si paiement fractionnéLe calendrier DGI l’affiche toujours malgré la prorogation G12 : demandez confirmation avant d’attendre
1er–15 décembreDernière tranche de 25 % si fractionnement applicableConserver la preuve de paiement
20 janvier N+1G12 bis définitivePour 2026 : 20 janvier 2027, sauf future prorogation

Prorogation G12 2026 : ne déduisez pas ce que le communiqué ne dit pas

Le communiqué reporte le dépôt de la G12 au 30 septembre. Le calendrier permanent de la DGI continue toutefois d’indiquer la deuxième tranche du paiement fractionné du 1er au 15 septembre. Comme le texte de prorogation ne précise pas explicitement le sort de cette tranche, un auto-entrepreneur qui veut fractionner devrait obtenir la confirmation de son CPI, inspection ou receveur avant le 15 septembre.

Autre nouveauté pratique de 2026 : la télédéclaration est devenue obligatoire pour certains contribuables au réel et au réel simplifié relevant de services équipés de Jibayatic, mais la DGI précise qu’elle reste facultative pour les contribuables à l’IFU. Si votre dossier est intégré au système, le portail peut néanmoins faciliter déclaration et paiement. Notre tutoriel pour payer ses impôts en ligne avec Jibayatic détaille le parcours.

TVA, IRG, IBS : faut-il payer d’autres impôts en plus des 0,5 % ?

Pour l’activité couverte par l’IFU de l’auto-entrepreneur, la réponse générale est non pour une deuxième taxation identique du même chiffre d’affaires. La DGI définit l’IFU comme un impôt regroupant notamment la TVA et l’IRG.

  • TVA : la DGI indique que les contribuables IFU ne sont pas concernés séparément par la TVA et facturent TTC.
  • IRG : sa composante relative à l’activité couverte est intégrée à l’IFU ; il ne faut pas ajouter mécaniquement un second impôt sur le même CA professionnel.
  • IBS : c’est l’impôt sur les bénéfices des sociétés. Un auto-entrepreneur est une personne physique, pas une EURL ou une SARL.
  • CASNOS : ce n’est pas un impôt mais une cotisation sociale ; elle reste due séparément.

Cette réponse ne signifie pas qu’une personne ne peut jamais avoir d’autres obligations fiscales. Des revenus locatifs, salaires, plus-values ou activités exercées hors du périmètre de la carte peuvent avoir leur propre traitement. De même, employer des salariés fait naître des obligations déclaratives qui ne disparaissent pas avec l’IFU.

Quelle comptabilité doit tenir un auto-entrepreneur en Algérie ?

« Comptabilité simplifiée » ne veut pas dire absence de preuves. La loi portant statut de l’auto-entrepreneur prévoit un registre retraçant les recettes et les dépenses liées à l’activité. La DGI impose en outre des obligations de tenue et de conservation adaptées aux contribuables IFU.

Pour une activité de services, l’objectif pratique est de pouvoir relier chaque recette à un document. Conservez au minimum :

  • numéro et date de la facture ;
  • identité du client ;
  • nature de la prestation ;
  • montant facturé et montant encaissé ;
  • date d’encaissement et moyen de paiement ;
  • relevés bancaires et justificatifs de plateforme ;
  • contrats, devis, bons de commande et preuves de livraison ;
  • dépenses professionnelles, même si elles ne réduisent pas directement l’IFU.

La DGI indique que les pièces et documents pouvant faire l’objet du contrôle doivent être conservés pendant 10 ans. Évitez donc un système où les seules preuves vivent dans une boîte WhatsApp ou dans un compte de plateforme susceptible d’être fermé.

Que se passe-t-il si l’auto-entrepreneur dépasse 5 millions de dinars ?

Le seuil propre au statut est de 5 000 000 DA de chiffre d’affaires annuel. La loi sur l’auto-entrepreneur prévoit qu’un dépassement durant trois années consécutives oblige l’intéressé à s’inscrire au registre du commerce s’il veut poursuivre son activité.

Il serait toutefois dangereux de transformer cette règle en « droit de dépasser 5 millions pendant trois ans à 0,5 % ». La DGI précise qu’elle peut dénoncer l’application de l’IFU lorsque les informations dont elle dispose conduisent à un chiffre d’affaires rectifié dépassant le seuil applicable à l’auto-entrepreneur. Un contribuable régularisé peut alors être reversé vers le régime fiscal approprié.

Le bon réflexe dès 4 à 4,5 millions DA

Projetez votre chiffre d’affaires jusqu’au 31 décembre, puis préparez le statut et la comptabilité de l’étape suivante. Ne reportez pas artificiellement une facture, ne fractionnez pas l’activité entre plusieurs cartes et n’utilisez pas la carte d’un proche pour rester sous le seuil.

Micro-importation : attention, tous les auto-entrepreneurs n’ont pas le même calendrier fiscal

Depuis les nouvelles règles encadrant la micro-importation, un auto-entrepreneur exerçant cette activité relève d’un traitement particulier. La DGI précise que le micro-importateur n’est pas concerné par la G12 ni la G12 bis et que l’impôt est acquitté auprès des services des douanes au moment de la mise à la consommation des marchandises.

Cette exception est importante car plusieurs guides mélangent désormais deux profils : le développeur, consultant ou créateur de contenu sous carte d’auto-entrepreneur, et le micro-importateur sous le même statut administratif. Le présent calendrier G12/G12 bis vise l’auto-entrepreneur ordinaire soumis à l’IFU, pas le régime spécial de micro-importation.

Retards, erreurs et pénalités : ce qui peut coûter plus cher que l’impôt

Le faible taux de l’IFU peut donner l’impression que les enjeux sont mineurs. En réalité, les pénalités fixes et majorations deviennent vite significatives par rapport à un impôt annuel de quelques dizaines de milliers de dinars.

ErreurConséquence publiéePrévention
G8 hors délaiAmende fiscale de 30 000 DATraiter le dossier dès réception de la carte
G12/G12 bis tardiveMajoration de 10 %, 20 % ou 25 % selon le retardRappels à J-30 et J-7
Paiement IFU tardif10 %, puis 3 % par mois ou fraction, plafond de 25 %Payer avant l’échéance et archiver la quittance
Affiliation CASNOS tardive5 000 DA + 20 % par mois de retardDéclarer dans les 10 jours
Registres manquantsSanctions fiscales possibles selon l’obligation concernéeTenue mensuelle et sauvegarde des pièces

Une autre erreur fréquente consiste à copier une information d’un groupe Facebook ou d’une vidéo sans distinguer l’année fiscale concernée. Le statut a déjà connu plusieurs ajustements : taux de 0,5 %, minimum de 10 000 DA, régime social spécifique, micro-importation et nouvelles modalités de télédéclaration. Pour une décision importante, partez toujours du texte ou de la page officielle à jour.

Checklist annuelle de l’auto-entrepreneur

  1. Additionner le chiffre d’affaires depuis le 1er janvier et surveiller le plafond de 5 M DA.
  2. Vérifier que chaque encaissement correspond à une facture et à une preuve.
  3. Mettre à jour le registre des recettes et dépenses.
  4. Contrôler la situation CASNOS et la cotisation choisie.
  5. Préparer G12 ou G12 bis selon l’ancienneté du dossier.
  6. Conserver les quittances fiscales et sociales.
  7. Faire le rapprochement entre CA déclaré à la DGI et certificat transmis à l’ANAE.
  8. Anticiper un changement de statut si l’activité approche du plafond ou devient plus risquée.

Questions fréquentes sur les impôts de l’auto-entrepreneur en Algérie

Quel est le taux d’impôt de l’auto-entrepreneur en Algérie en 2026 ?

Le taux IFU spécifique est de 0,5 % du chiffre d’affaires, avec un minimum annuel de 10 000 DA.

Faut-il payer la CASNOS en plus des 0,5 % ?

Oui. La CASNOS est une cotisation sociale distincte. Le décret permet à l’auto-entrepreneur de choisir une cotisation annuelle de 24 000 DA ou le calcul selon le régime ordinaire.

Un auto-entrepreneur qui ne gagne rien doit-il payer 10 000 DA ?

La DGI indique que le minimum de 10 000 DA s’applique aux activités sous statut d’auto-entrepreneur et que les nouveaux contribuables restent soumis au minimum. Si l’activité a cessé, il faut régulariser la cessation et la radiation au lieu de laisser le dossier ouvert sans clarification.

L’auto-entrepreneur paie-t-il la TVA ?

La DGI indique que les contribuables soumis à l’IFU ne sont pas concernés séparément par la TVA et facturent TTC.

Doit-il payer un impôt sur le bénéfice en plus de l’IFU ?

Pour l’activité professionnelle couverte par l’IFU, on ne rajoute pas mécaniquement un impôt de société sur le bénéfice. L’auto-entrepreneur est une personne physique et l’IFU intègre notamment l’IRG lié à l’activité. D’autres revenus personnels ou activités peuvent toutefois avoir leur propre fiscalité.

Quelle est la date de la G12 en 2026 ?

Exceptionnellement, la DGI a prorogé le délai de dépôt de la G12 2026 au 30 septembre 2026. Le calendrier du paiement fractionné doit être vérifié séparément, car la deuxième tranche reste affichée du 1er au 15 septembre.

Je viens de créer mon activité : dois-je déposer une G12 immédiatement ?

La DGI indique que les nouveaux contribuables souscrivent uniquement la G12 bis au plus tard le 20 janvier de l’année suivant le début d’activité. En revanche, la déclaration d’existence et le NIF doivent être traités dès le démarrage.

La télédéclaration Jibayatic est-elle obligatoire pour l’auto-entrepreneur ?

En 2026, la DGI précise que la télédéclaration reste facultative pour les contribuables relevant de l’IFU. Vérifiez néanmoins si votre dossier est intégré au système de votre service fiscal.

Quel est le plafond de chiffre d’affaires de l’auto-entrepreneur ?

Le seuil fiscal publié par la DGI pour les activités sous statut d’auto-entrepreneur est de 5 000 000 DA de chiffre d’affaires annuel.

Les freelances avec des clients étrangers ont-ils les mêmes impôts ?

Le taux du statut ne change pas uniquement parce que le client est étranger, mais la facturation, les devises, le rapatriement et les justificatifs bancaires ajoutent des règles spécifiques. Consultez notre guide du freelance en Algérie avec des clients étrangers.

À retenir

Pour un auto-entrepreneur algérien ordinaire sous IFU, le cadre 2026 est relativement léger mais doit être suivi avec précision : 0,5 % du chiffre d’affaires, minimum 10 000 DA, CASNOS distincte, plafond de 5 millions DA et déclarations fiscales régulières. L’intérêt du statut ne vient pas uniquement du faible taux ; il vient aussi d’une administration simplifiée. Cette simplicité disparaît rapidement si les déclarations, le registre, les justificatifs ou la sécurité sociale sont négligés.

Si votre activité grossit, la bonne question n’est plus « comment rester à 0,5 % ? », mais quel cadre devient cohérent avec mon chiffre d’affaires, mes charges, mes clients et mes risques. C’est à ce moment que la comparaison entre IFU, régime réel, EURL et SARL devient utile.

Sources officielles consultées

Ce guide fournit une information générale à partir des textes et pages officielles accessibles à la date de vérification. Une situation comportant plusieurs activités, des revenus étrangers, des salariés, une cessation, un dépassement de seuil ou un contrôle fiscal peut nécessiter une confirmation individualisée auprès de la DGI, de la CASNOS ou d’un professionnel qualifié.

Impôts d’un auto-entrepreneur en Algérie : ce qu’il faut payer en 2026

Régime réel ou IFU en Algérie :