#Musique

Mohamed Allaoua

 

ⵣ L’Étoile de la Jeunesse Amazighe

Mohamed Allaoua

Né le 25 août 1980 • Le Barde Moderne • Entre Alger et Paris

Porte-voix d’une génération fière de son identité, Mohamed Allaoua a su marier l’héritage des montagnes au rythme de son époque. Du quartier du Ruisseau aux scènes internationales, il incarne le renouveau solaire de la musique kabyle.

📜 Fiche de l’Héritier d’Idir
🎂
Naissance
25/08/1980
Alger, Algérie
🎓
École
El-Maoussilia
Musique Andalouse
Passion
JS Kabylie
Baba Chikh
💿
Début
16 ans
Premier Album
👑
Statut
Exilé à Paris
Depuis 2011

Mohamed Allaoua est l’incarnation de la persévérance. Né dans le quartier du Ruisseau à la ville d’Alger, d’un père kabyle et d’une mère algéroise, il a fait de son identité amazighe le moteur de sa vie. S’il a baigné dans la musique chaâbi et andalouse durant sa formation, c’est vers la chanson kabyle rythmée qu’il s’est tourné par conviction. Héritier spirituel d’Idir et de Lounis Aït Menguellet, il a su moderniser le folklore pour en faire un langage universel, remplissant les Zéniths tout en restant le supporter numéro 1 de la JS Kabylie.

🏡
Alger et le Ruisseau : Les racines biculturelles

Né le 25 août 1980, Mohamed Allaoua grandit à Alger. Sa mère est une pure Algéroise, tandis que son père est originaire du cœur de la Kabylie (Azeffoun et Aït Yenni). À la maison, l’arabe algérois est la langue du quotidien, mais le petit Mohamed a la musique dans la peau. Il s’imprègne très tôt des voix de Matoub Lounès et d’Idir, apprenant le kabyle par amour pour ces textes qui résonnent avec ses racines paternelles.

À 10 ans, il intègre la prestigieuse école El-Maoussilia à Alger. Il y étudie la musique andalouse, socle du chaâbi. Cette formation académique rigoureuse lui donne une maîtrise vocale et instrumentale (notamment la guitare classique) qui le distinguera des autres chanteurs de sa génération.

🎤
Le choix de l’identité : Préférer le Kabyle au Raï

À 16 ans, alors qu’il est encore étudiant, il sort son premier album. C’est un échec commercial, mais il refuse d’abandonner. Son entourage le pousse vers le Raï, genre alors dominant, ou vers la chanson en arabe. Sa réponse est sans appel : « Je ne me suis jamais imaginé chanter en arabe. Je voulais défendre mon identité. »

Avec l’album Tameɣra n uɣilas en 2000, le succès arrive enfin. Grand amateur de football et supporter de la Jeunesse Sportive de Kabylie, il compose le titre Baba Chikh (Baba ccix). Cette chanson dédiée au club phare de la ville de Tizi Ouzou devient un carton absolu et lui ouvre les portes d’une carrière professionnelle riche en contrats.

🤝 Une collaboration de choc

Allaoua gagne en réputation grâce à ses duos marquants, notamment sa collaboration avec Lotfi Double Kanon, prouvant que la musique kabyle peut dialoguer avec le rap et la culture urbaine.


Censure et engagement : La plume face au système

Derrière son style festif se cache un artiste engagé. En s’inspirant de la sagesse de Slimane Azem, Allaoua écrit Khalouta, une chanson qui dépeint la détresse d’une jeunesse sans avenir. Ce titre lui vaut d’être banni de la télévision d’État et des salles gérées par le ministère de la culture.

Depuis 2011, il vit à Paris, mais son cœur bat au rythme de l’Algérie. Lors du soulèvement populaire du Hirak, il publie le titre L3issaba (La bande) sur son album Mi Amor (2020), dénonçant la corruption et la morosité du quotidien. Il reste, comme il le dit, un « héritier » qui veut exporter et moderniser la chanson kabyle pour coller à son époque.

🏟️
1, 2, 3 Kabylie : Le triomphe de Bercy

Le 12 janvier 2019, Mohamed Allaoua vit son plus grand moment artistique. Il partage l’affiche avec ses idoles Idir et Aït Menguellet pour le concert événement « 1, 2, 3 Kabylie » à l’AccorHotels Arena (Bercy) pour fêter Yennayer 2969. C’est la consécration pour celui qui ne parlait pas bien kabyle dans son enfance et qui est devenu le troisième pilier de ce monument musical.

💿
Discographie Chronologique

2000 : Tameɣra n uɣilas (Dounia)
2001 : JSK Baba ccix (Dounia)
2002 : On s’en va (Dounia)
2004 : Arrac n la Kabylie (Dounia)
2008 : Ad ruḥeɣ ɣer Tizi (Dyla Music)
2011 : Ssel-iyi (Dyla Music)
2015 : Cirta (Dyla Music)
2020 : Mi amor (Futuryal)

Derniers Singles : Tilelli (2019), Mi Amor (2020), Isem (2023), Ad tteddu (2023), Tanumi (2025).


Questions fréquentes

Est-il le fils d’un grand chanteur ?

Non, Mohamed Allaoua est un autodidacte issu d’une famille non musicienne, même s’il se considère comme le fils spirituel d’Idir.

Dans quelle langue chante-t-il vraiment ?

Il écrit et chante en kabyle et en arabe algérois, reflétant son héritage biculturel d’Alger et de Kabylie.

« La modernité est le seul vêtement qui permet à nos racines de rester au chaud tout en courant vers le monde. »

— À la gloire de Mohamed Allaoua, l’astre de la Kabylie

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