Qui est Vladimir Petković, le sélectionneur de l’équipe d’Algérie
- Dzaïr Zoom / 1 mois
- 29 décembre 2025

Tacticien expérimenté, polyglotte et habitué aux grandes compétitions internationales, Vladimir Petković a relancé l’équipe d’Algérie en la qualifiant pour le deuxième tour de la CAN 2025 au Maroc, notamment grâce à une victoire saluée contre le Burkina Faso. Mais qui est réellement le sélectionneur des Fennecs ? Parcours, philosophie de jeu, choix tactiques, ambitions et enjeux : portrait complet d’un entraîneur au profil international.
Depuis sa prise de fonctions à la tête de l’équipe nationale algérienne, Vladimir Petković n’a cessé d’attirer l’attention. Successeur de Djamel Belmadi dans un contexte délicat, le technicien bosno-suisse avait pour mission de reconstruire, stabiliser et redonner confiance aux Fennecs. À la CAN 2025, organisée au Maroc, ses choix tactiques et sa gestion des matchs ont été largement salués, notamment après la qualification pour le deuxième tour obtenue face au Burkina Faso.
Mais au-delà de l’actualité brûlante, qui est Vladimir Petković, le sélectionneur de l’Algérie ? Quel est son parcours, sa vision du football et ce qu’il veut bâtir avec les Verts ?
Le 28 décembre 2025, Vladimir Petkovic a réussi ce qu’aucun sélectionneur de l’Algérie n’avait accompli depuis 2019 : qualifier les Fennecs pour les huitièmes de finale de la CAN. Sa victoire tactique face au Burkina Faso (1-0) au Maroc a mis en lumière un technicien hors du commun, passé par les bancs de la Lazio Rome, de la sélection suisse et des Girondins de Bordeaux. Portrait complet d’un homme qui a fui la guerre, travaillé pour Caritas, éliminé la France de Mbappé à l’Euro, et qui rêve désormais de conquérir l’Afrique puis le monde avec l’Algérie.
Sommaire
- Fiche d’identité : Vladimir Petkovic en bref
- De Sarajevo à la Suisse : un parcours forgé par l’exil
- Carrière de joueur : un milieu de terrain anonyme
- Les années Caritas : l’entraîneur qui a aidé les chômeurs
- Carrière d’entraîneur : de Bellinzone à la Lazio
- L’exploit de l’Euro 2020 : la France de Mbappé éliminée
- Le fiasco bordelais : 25 matchs et un procès à 16 millions
- L’arrivée en Algérie : succéder à Belmadi
- CAN 2025 : le coaching tactique qui a tout changé
- Style de jeu et philosophie : « Il Dottore » décrypté
- Objectifs : la Coupe du monde 2026 avec l’Argentine en ligne de mire
- Conclusion
- FAQ – Questions fréquentes
Qui est Vladimir Petković ? Fiche d’identité en bref
| Nom complet | Vladimir Petković |
| Date de naissance | 15 août 1963 (62 ans) |
| Lieu de naissance | Sarajevo, Yougoslavie (aujourd’hui Bosnie-Herzégovine) |
| Nationalités | Suisse, Croate, Bosniaque |
| Surnoms | « Il Dottore » (Le Docteur), « Mister », « Vlado », « Petko » |
| Langues parlées | Croate, italien, anglais, allemand, russe, français |
| Poste de joueur | Milieu de terrain |
| Formation tactique préférée | 4-2-3-1 / 4-1-4-1 / 5-3-2 (adaptable) |
| Équipe actuelle | Équipe nationale d’Algérie (depuis février 2024) |
| Palmarès entraîneur | Coupe d’Italie 2013 (Lazio), quarts de finale Euro 2020 (Suisse) |
De Sarajevo à la Suisse : un parcours forgé par l’exil
Vladimir Petkovic naît le 15 août 1963 à Sarajevo, alors en Yougoslavie. Il est d’origine croate de Bosnie, une identité complexe dans une région qui connaîtra les horreurs de la guerre quelques décennies plus tard. Ses parents travaillent tous deux dans l’éducation : son père est directeur de jardin d’enfants, sa mère enseignante. Cette culture familiale du savoir marquera profondément le futur entraîneur.
Son enfance est nomade. La famille déménage fréquemment : d’abord à Vrelo Bosne, puis à Hadžići à partir de ses cinq ans. Cette instabilité géographique forge son caractère adaptatif, qualité qui deviendra sa marque de fabrique sur les bancs de touche.
En 1987, quatre ans avant l’éclatement de la guerre de Yougoslavie, Petkovic émigre en Suisse grâce à Zlatko Dupovac, un ami de son père qui évolue alors au FC Wettingen. Ce départ anticipé lui évitera le pire. En 1992, la famille Petkovic se trouve à Sarajevo lors du début du siège. Vladimir réussit à convaincre ses proches de le rejoindre en Suisse. Plusieurs de ses amis d’enfance perdront la vie dans le conflit.
« Même aujourd’hui, il n’y a pas de solution. Tout ce que je pourrais dire sur ce qui s’est passé en ex-Yougoslavie serait interprété et pourrait être utilisé contre moi », confiera-t-il plus tard. Ce trauma explique sa discrétion légendaire sur les questions politiques.
Carrière de joueur : un milieu de terrain anonyme
Contrairement à de nombreux grands entraîneurs, Vladimir Petkovic n’a pas eu une carrière de joueur glorieuse. Milieu de terrain techniquement correct, il intègre les équipes de jeunes du FK Sarajevo à 15 ans. Mais le club possède alors un effectif relevé, notamment avec la star yougoslave Safet Sušić, et Petkovic peine à s’imposer.
Son départ pour la Suisse en 1987 ne change pas fondamentalement la donne. Après un essai non concluant au FC Saint-Gall (à l’époque, les clubs suisses ne pouvaient aligner que deux étrangers), il rejoint le FC Coire 97 en deuxième division. S’ensuivent des passages au FC Sion (6 matchs seulement), au FC Martigny-Sports, à l’AC Bellinzone et au FC Locarno.
Il termine sa carrière au SC Buochs en 1999, après une dernière saison comme entraîneur-joueur à Bellinzone. Bilan : un titre de champion de Yougoslavie avec Sarajevo dans les années 80, et le statut de joueur honnête de deuxième division suisse.
Les années Caritas : l’entraîneur qui a aidé les chômeurs
C’est sans doute l’aspect le plus méconnu et le plus touchant du parcours de Vladimir Petkovic. Dans les années 1990, alors que sa carrière de joueur s’essouffle, il se retrouve au chômage. Loin des projecteurs, le futur sélectionneur de l’Algérie connaît les fins de mois difficiles.
Lors d’un cours de recherche d’emploi, ses formateurs remarquent ses qualités humaines et pédagogiques. Ils lui proposent un poste de formateur d’adultes pour chômeurs. Petkovic accepte et exerce cette fonction pendant deux ans. Mais l’institut est fermé par la justice : il trempait dans le blanchiment d’argent. Retour à la case chômage.
Il rebondit alors chez Caritas du Tessin, l’organisation caritative suisse. Pendant cinq ans, il travaille à plein temps auprès de chômeurs et de personnes en difficulté, notamment celles « empêtrées dans l’alcool et la drogue », selon ses propres mots.
« Ces expériences sont précieuses dans l’apprentissage de la gestion d’un groupe et des individualités. Elles m’ont montré que chaque individu a sa personnalité, ses soucis, et qu’il faut accorder de l’importance à ses spécificités. »
Son collaborateur Vincent Cavin témoigne : « Il est à fond dans le relationnel. Il a l’air sérieux et il en impose physiquement. Mais à tous les jeunes joueurs qu’il impressionne et qui n’osent pas l’aborder, je dis : ‘Si tu as un problème, tu peux l’appeler au milieu de la nuit et il sautera dans sa voiture !’ »
Carrière d’entraîneur : de Bellinzone à la Lazio
Les débuts en Suisse (1997-2012)
Petkovic débute sa carrière d’entraîneur en 1997 à l’AC Bellinzone, d’abord comme entraîneur-joueur. Il prend ensuite les rênes du FC Malcantone Agno en 1999, qu’il mène de la 1re ligue à la Challenge League. Le club fusionne en 2004 avec le FC Lugano.
Retour à Bellinzone en 2005 : il conduit l’équipe jusqu’en finale de la Coupe de Suisse (perdue 4-1 contre Bâle) et obtient la promotion en première division en 2008. Les Young Boys de Berne le recrutent alors.
Avec les YB (2008-2011), Petkovic impose un système tactique innovant en 3-4-3. L’équipe termine trois fois vice-championne, sans jamais décrocher le titre. Après une tentative ratée en Turquie (Samsunspor, six mois), il revient au FC Sion en mai 2012 pour sauver le club de la relégation en quelques semaines. Mission accomplie.
La Lazio Rome et la Coupe d’Italie (2012-2014)
En juin 2012, Igli Tare, directeur sportif de la Lazio Rome, présente ce « véritable inconnu » au président Claudio Lotito. Le pari est audacieux : Petkovic n’a jamais entraîné dans un des cinq grands championnats européens.
Première saison : 7e place en Serie A, quarts de finale d’Europa League, et surtout la Coupe d’Italie remportée face à l’AS Roma grâce à un but de Senad Lulić. C’est le premier trophée majeur de sa carrière. Le surnom « Il Dottore » (Le Docteur) naît alors, hommage à son approche méthodique et son charisme.
Mais la deuxième saison est plus compliquée. Lorsqu’il annonce avoir signé avec la Fédération suisse avant la fin de son contrat, Lotito le limoge immédiatement. Après six ans de procès, Petkovic obtiendra gain de cause et la Lazio devra régler l’intégralité de son salaire, intérêts compris.
L’exploit de l’Euro 2020 : la France de Mbappé éliminée
Nommé sélectionneur de la Suisse en août 2014, Petkovic réalise un travail de fond remarquable. Il qualifie la Nati pour trois grands tournois consécutifs : Euro 2016, Coupe du monde 2018, Euro 2020 (disputé en 2021).
Avec 78 matchs à la tête de la sélection, il bat le record de Karl Rappan. Bilan : 42 victoires, 14 nuls, 22 défaites. Une moyenne de 1,79 point par match, la meilleure de l’histoire de la Nati.
28 juin 2021 : la soirée de Bucarest
Le huitième de finale de l’Euro 2020 contre la France reste le sommet de sa carrière. Face aux champions du monde de Mbappé, Benzema, Griezmann et Pogba, la Suisse réalise un exploit retentissant.
Menée 1-0 à la mi-temps (but de Seferović), la France renverse tout : Hugo Lloris arrête un penalty de Rodriguez, puis Benzema signe un doublé en deux minutes (57e, 59e), avant un missile de Pogba (75e). 3-1 pour les Bleus à dix minutes de la fin.
Mais Petkovic refuse d’abdiquer. Ses remplacements offensifs (Vargas, Fassnacht) relancent la Nati. Seferović réduit le score (81e), puis Gavranović égalise à la 90e minute. Après une prolongation irrespirable, place aux tirs au but.
Les cinq tireurs suisses convertissent. Côté français, Pogba, Giroud, Kimpembe et Thuram réussissent les leurs. Le dernier tireur français : Kylian Mbappé. Yann Sommer plonge et repousse le tir. 5-4. La Suisse est en quarts de finale, une première depuis 1954.
« Ce n’était peut-être pas le match le plus important de ma carrière, mais c’était un huitième de finale de l’Euro et on voulait se qualifier. Je ne pouvais plus parler, j’étais épuisé, je n’avais plus de voix », témoignera Petkovic.
La course de Granit Xhaka vers son entraîneur pour l’étreindre restera une image iconique du football européen.
Le fiasco bordelais : 25 matchs et un procès à 16 millions
Après cet exploit, Gérard Lopez, nouveau propriétaire des Girondins de Bordeaux, recrute Petkovic en juillet 2021 pour un contrat de trois ans. L’arrivée de l’homme qui a éliminé la France suscite l’enthousiasme.
La réalité sera cruelle. En 25 matchs, Petkovic n’obtient que 5 victoires, 8 nuls et 12 défaites, soit une moyenne de 0,92 point par match – parmi les pires de l’histoire du club. Son incapacité à motiver les joueurs est pointée du doigt. Il est mis à pied en février 2022.
Le conflit se poursuit devant les tribunaux. Avec un salaire de 3,5 millions d’euros par an et un contrat courant jusqu’en 2024, les sommes en jeu sont considérables : environ 16 millions d’euros bruts. Comme à la Lazio, Petkovic choisit la voie judiciaire pour obtenir son dû.
L’arrivée en Algérie : succéder à Belmadi
Le 29 février 2024, la Fédération algérienne de football (FAF) officialise la nomination de Vladimir Petkovic comme sélectionneur des Fennecs. Il succède à Djamel Belmadi, démissionnaire après deux éliminations précoces en CAN (2021, 2023).
Son contrat de deux ans fixe des objectifs clairs : demi-finale de la CAN 2025 au Maroc et qualification pour la Coupe du monde 2026. Les moyens sont conséquents, la pression immense : l’Algérie, championne d’Afrique 2019, n’a plus gagné un match de CAN depuis cette victoire.
Le technicien impose immédiatement sa méthode. Il fait confiance aux cadres (Riyad Mahrez, Ismaël Bennacer) tout en intégrant de jeunes talents comme Ibrahim Maza (Hertha Berlin, 18 ans) ou Luca Zidane (Grenade, fils de Zinedine). Les éliminatoires de la CAN sont un succès : 5 victoires, 1 nul, 16 buts marqués, dont un 5-1 contre le Libéria.
En octobre 2025, il accomplit l’objectif numéro un : qualifier l’Algérie pour la Coupe du monde 2026 après une victoire contre la Somalie à Oran. Première participation depuis le Brésil 2014.
CAN 2025 : le coaching tactique qui a tout changé
Algérie-Soudan (3-0) : entrée en lice réussie
Le 25 décembre 2025, l’Algérie entame sa CAN face au Soudan à Rabat. Petkovic surprend en titularisant Luca Zidane dans les buts, sous les yeux de son père Zinedine présent dans les tribunes. Riyad Mahrez signe un doublé, Ibrahim Maza inscrit le troisième. Le Soudan est réduit à dix. Victoire 3-0.
« Le départ a été conforme à nos attentes. Nous n’avons pas été parfaits, mais nous devrons élever notre niveau lors du prochain match », analyse Petkovic.
Algérie-Burkina Faso (1-0) : la masterclass tactique
Le 28 décembre, le Burkina Faso représente un tout autre défi. Le match est « presque décisif » selon Petkovic. Sa composition de départ surprend : cinq défenseurs (Hadjam, Aït-Nouri, Bensebaïni, Mandi, Chergui), trois milieux, deux attaquants.
À la 23e minute, un penalty est obtenu par Aït-Nouri. Riyad Mahrez le transforme : 1-0. Mais les ennuis s’accumulent. Hadjam sort blessé dès la 14e minute, remplacé par Bounedjah. Le Burkina Faso pousse et Kaboré touche le poteau de la tête juste avant la pause.
À l’heure de jeu, alors que Chergui doit également sortir pour blessure, Petkovic prend une décision inattendue : il sort Mahrez, son capitaine et buteur du soir, pour faire entrer Zinedine Belaïd, un défenseur central. Le message semble clair : fermer la boutique.
En réalité, la lecture est plus subtile. Cette réorganisation permet aux milieux Boudaoui et Maza de se projeter en contre-attaque. Le binôme est tout proche d’aggraver le score à trois reprises. « La vocation était offensive même si l’intention semblait défensive », analyse La Gazette du Fennec.
Luca Zidane réalise un deuxième clean sheet, impeccable malgré une erreur de relance en début de match. Score final : 1-0. L’Algérie prend la tête du groupe E et valide sa qualification pour les huitièmes de finale, une première depuis la CAN 2019.
« Les joueurs ont livré un match solide. Nous avons rencontré des difficultés, mais nous avons su les surmonter. L’essentiel est d’avoir assuré la qualification », résume Petkovic en conférence de presse, avant de préciser : « Nous jouons pour remporter le titre africain. »
Style de jeu et philosophie : « Il Dottore » décrypté
Un tacticien adaptable
Vladimir Petkovic n’est pas dogmatique. S’il privilégie un système en 4-1-4-1 ou 4-2-3-1 avec un seul attaquant de pointe, il sait faire évoluer son dispositif selon l’adversaire. Contre le Burkina Faso, il a opté pour un 5-3-2, preuve de sa flexibilité.
« On ne peut pas s’adapter à chaque adversaire tous les trois jours. Il faut avoir ses propres principes de jeu et d’organisation, toujours dans le respect de l’adversaire », explique-t-il.
L’entraîneur algérien Amine Ghimouz salue son travail : « Sa signature tactique est indéniable. Il a su mieux utiliser Maza et Boudaoui que son prédécesseur. »
Le relationnel avant tout
Ses années chez Caritas ont forgé sa philosophie de gestion humaine. Réputé pour sa personnalité calme et posée, même sous pression, il maintient de bonnes relations avec ses joueurs tout en conservant son autorité. Du haut de son 1m90 et ses yeux verts, il dégage un charisme naturel.
Yacine Adli, qui l’a connu à Bordeaux, témoigne : « Vladimir Petkovic se concentre beaucoup sur l’aspect tactique. Il demande beaucoup d’efforts. Il veut voir son équipe avancer dans le jeu. Il parle aussi bien le français, l’a appris rapidement et s’exprime bien. »
Six langues et une discrétion légendaire
Petkovic parle six langues : croate (langue maternelle), italien, anglais, allemand, russe et français. Cette polyglossie lui permet de communiquer directement avec ses joueurs, quelle que soit leur origine.
En revanche, il reste très secret sur sa vie privée et sur les questions liées à l’ex-Yougoslavie. Cette discrétion lui a parfois valu des critiques en Suisse, où le public lui reprochait sa froideur et son manque de communication.
Objectifs : la Coupe du monde 2026 avec l’Argentine en ligne de mire
CAN 2025 : « Passer au deuxième tour, puis aller le plus loin possible »
Fidèle à son approche pragmatique, Petkovic refuse les promesses tapageuses. « Le principal objectif à la CAN est de passer au deuxième tour, avec bien sûr l’idée d’aller le plus loin possible », affirme-t-il. Mission accomplie après deux matchs.
Le dernier match de groupe contre la Guinée équatoriale permettra à l’Algérie de peaufiner ses automatismes avant les huitièmes de finale. Les blessures de Hadjam et Chergui sont surveillées de près.
Coupe du monde 2026 : un groupe relevé
Le tirage au sort de décembre 2025 a placé l’Algérie dans le groupe de l’Argentine, championne du monde en titre. L’Autriche et la Jordanie complètent la poule.
« L’Argentine part avec l’avantage de son statut de championne du monde. Ce sera un match compliqué, mais c’est aussi une occasion de progresser et de tirer des leçons », analyse Petkovic. « Nous allons tout donner pour aller aussi loin que possible. »
Avec une qualification africaine réussie (8 victoires, 1 nul, 1 défaite) et une génération mêlant expérience (Mahrez, Bennacer, Mandi) et jeunesse (Maza, Amoura, Luca Zidane), les Fennecs ont les atouts pour marquer leur retour sur la scène mondiale.
Conclusion
Vladimir Petkovic n’est pas un entraîneur ordinaire. Son parcours, marqué par l’exil, le chômage et le bénévolat, lui a donné une profondeur humaine rare dans le football de haut niveau. L’homme qui a travaillé chez Caritas auprès des plus fragiles dirige aujourd’hui l’une des sélections les plus suivies d’Afrique.
Sa capacité à éliminer la France de Mbappé à l’Euro 2020 a prouvé qu’il savait renverser les pronostics. Son coaching tactique contre le Burkina Faso, avec cette sortie surprenante de Mahrez qui a en réalité libéré son milieu de terrain, montre qu’il n’a rien perdu de sa lucidité.
À 62 ans, « Il Dottore » a déjà accompli une partie de sa mission : qualifier l’Algérie pour la Coupe du monde 2026 et la sortir des poules de la CAN 2025 après six ans de disette. Reste désormais à aller chercher ce titre continental que les Fennecs n’ont plus conquis depuis 2019.
Pour un homme qui a fui Sarajevo en guerre, survécu au chômage et construit sa carrière brique par brique, rien ne semble impossible.
FAQ – Questions fréquentes à propos de Vladimir Petkovic
Qui est Vladimir Petkovic ?
Vladimir Petkovic est le sélectionneur de l’équipe d’Algérie depuis février 2024. Né en 1963 à Sarajevo, ce technicien de triple nationalité (suisse, croate, bosniaque) est connu pour avoir éliminé la France de l’Euro 2020 avec la Suisse et remporté la Coupe d’Italie avec la Lazio en 2013.
Quel est l’âge de Vladimir Petkovic ?
Vladimir Petkovic a 62 ans (né le 15 août 1963).
Depuis quand Petkovic entraîne-t-il l’Algérie ?
Il a été nommé sélectionneur des Fennecs le 29 février 2024, succédant à Djamel Belmadi.
Pourquoi Petkovic est-il surnommé « Il Dottore » ?
Le surnom « Il Dottore » (Le Docteur en italien) lui a été donné lors de son passage à la Lazio Rome (2012-2014) pour son approche méthodique, son calme et son charisme. Il ne possède pas de diplôme médical.
Quel est le palmarès de Vladimir Petkovic ?
En club : Coupe d’Italie 2013 (Lazio Rome). En sélection : quarts de finale de l’Euro 2020 avec la Suisse (après avoir éliminé la France), qualification de l’Algérie à la Coupe du monde 2026.
Combien de langues parle Vladimir Petkovic ?
Il parle six langues : croate (langue maternelle), italien, anglais, allemand, russe et français.
Pourquoi Petkovic a-t-il travaillé chez Caritas ?
Dans les années 1990, au chômage après la fin de sa carrière de joueur, Petkovic a travaillé pendant cinq ans chez Caritas du Tessin comme formateur auprès de chômeurs et de personnes en difficulté. Cette expérience a façonné sa philosophie de gestion humaine.
Comment l’Algérie s’est-elle qualifiée pour les huitièmes de la CAN 2025 ?
L’Algérie a remporté ses deux premiers matchs de groupe : 3-0 contre le Soudan et 1-0 contre le Burkina Faso. Le penalty de Riyad Mahrez et le coaching tactique de Petkovic ont été décisifs.
Quels sont les objectifs de Petkovic avec l’Algérie ?
Aller le plus loin possible à la CAN 2025 (objectif minimal : dépasser le premier tour, accompli), puis performer à la Coupe du monde 2026 où l’Algérie affrontera l’Argentine, l’Autriche et la Jordanie.
Quelle est la formation tactique préférée de Petkovic ?
Il privilégie un 4-2-3-1 ou 4-1-4-1, mais s’adapte à l’adversaire. Contre le Burkina Faso, il a opté pour un 5-3-2 puis a effectué des changements tactiques décisifs en cours de match.









































































































































































































































































































































































































































































































































































































