Qui est Reza Pahlavi ? Le prince héritier qui rêve de renverser la République islamique d’Iran
- Dzaïr Zoom / 1 mois
- 12 janvier 2026

Alors que l’Iran s’embrase dans les manifestations les plus importantes depuis 1979, un homme de 65 ans appelle depuis son exil américain à « prendre les centres-villes ». Reza Pahlavi, fils du dernier Shah, rêve de voir s’effondrer la République islamique. Mais qui est vraiment cet héritier d’une dynastie déchue, controversé pour ses liens avec Israël, et peut-il réellement incarner l’avenir de l’Iran ?
SOMMAIRE
FICHE D’IDENTITÉ
| Nom complet | Reza Cyrus Pahlavi |
| Date de naissance | 31 octobre 1960 (65 ans) |
| Lieu de naissance | Téhéran, Iran |
| Titre revendiqué | Shah d’Iran (depuis 1980) |
| Épouse | Yasmine Etemad-Amini (mariés en 1986) |
| Enfants | 3 filles : Noor, Iman, Farah |
| Résidence | Région de Washington D.C., États-Unis |
| Formation | Pilote de chasse (USAF), Sciences politiques (USC) |
En janvier 2026, alors que des centaines de milliers d’Iraniens descendent dans les rues pour protester contre l’effondrement économique et la répression du régime des mollahs, un visage revient sans cesse sur les pancartes et dans les slogans : celui de Reza Pahlavi. « Vive le Shah ! », scandent les manifestants dans les rues de Téhéran, Mashhad et Isfahan.
Mais de quel Shah parlent-ils ? De Mohammad Reza Pahlavi, le monarque autocrate renversé en 1979 ? Ou de son fils aîné, cet homme de 65 ans qui n’a plus foulé le sol iranien depuis près d’un demi-siècle ? Pour comprendre qui est Reza Pahlavi et pourquoi son nom ressurgit à chaque crise iranienne, il faut remonter le fil d’une histoire familiale aussi tragique que romanesque.
1. Une enfance dorée dans les palais de Téhéran
Le 31 octobre 1960, la naissance de Reza Pahlavi à l’hôpital de maternité de la rue Molavi à Téhéran est un événement national. Son père, le Shah Mohammad Reza Pahlavi, a enfin un héritier mâle après deux mariages infructueux. Pour célébrer l’événement, le souverain gracie 98 prisonniers politiques et décrète une réduction de 20% de l’impôt sur le revenu.
Le petit prince grandit dans un monde de privilèges absolus. Dès l’âge de six ans, il dispose de son propre palais au sein du complexe royal de Niavaran, dans le nord de Téhéran. Son emploi du temps quotidien alterne entre l’apprentissage des langues (persan, français, anglais), l’étude de l’histoire et des coutumes de la cour, et la pratique sportive.
👑 Le saviez-vous ? Reza Pahlavi a effectué son premier vol solo à bord d’un avion à l’âge de 11 ans et obtenu sa licence de pilote à 12 ans. En 1977, à 16 ans, il pilotait déjà un chasseur F-5 à la base aérienne de Dezful.
Le 26 octobre 1967, lors de la fastueuse cérémonie de couronnement de son père (retardée de 26 ans), le jeune Reza, alors âgé de 7 ans, est officiellement proclamé prince héritier d’Iran. Il étudie à l’école privée « Reza Pahlavi », établissement situé dans l’enceinte du palais royal et réservé à la famille impériale et aux proches de la cour.
Passionné de football, le jeune prince est un fervent supporter du club Taj (aujourd’hui Esteghlal), l’équipe phare de la capitale. Ses apparitions au stade sont même retransmises par la télévision nationale iranienne.
Un père admiré mais distant
Mohammad Reza Shah Pahlavi incarne pour son fils aîné un modèle de modernisation. Sous son règne, l’Iran connaît une croissance économique spectaculaire, portée par les revenus pétroliers. La « Révolution blanche » lancée en 1963 apporte des réformes majeures : réforme agraire, droit de vote des femmes, alphabétisation massive.
Mais le Shah est aussi un autocrate impitoyable. Sa police secrète, la redoutée SAVAK, torture et assassine les opposants. Cette dualité — modernisateur d’un côté, tyran de l’autre — marquera profondément l’héritage que Reza devra porter toute sa vie.

2. 1979 : l’exil et la chute d’un empire
En 1978, le jeune Reza, 17 ans, quitte l’Iran pour suivre une formation de pilote de chasse à la base aérienne de Reese Air Force Base à Lubbock, au Texas. Il ne sait pas encore qu’il ne reverra jamais sa patrie.
Pendant son absence, l’Iran s’embrase. Des manifestations monstres secouent le pays, unissant dans une coalition improbable islamistes, communistes, libéraux et nationalistes. Tous réclament le départ du Shah. Le 16 janvier 1979, Mohammad Reza Pahlavi et l’impératrice Farah quittent l’Iran pour un « voyage médical » dont ils ne reviendront jamais.
1er février 1979
L’ayatollah Ruhollah Khomeini rentre triomphalement à Téhéran après 15 ans d’exil. En quelques semaines, la monarchie millénaire perse est abolie par référendum. La République islamique d’Iran est proclamée le 1er avril 1979.
Commence alors pour la famille Pahlavi une longue errance d’exil en exil. L’Égypte d’Anouar el-Sadate accueille le Shah mourant, atteint d’un cancer. Le Maroc, les Bahamas, le Mexique… Partout, la pression de Téhéran et la crise des otages américains (les étudiants iraniens retiennent 52 diplomates américains pendant 444 jours) compliquent leur séjour.
La mort du Shah et la proclamation
Le 27 juillet 1980, Mohammad Reza Shah Pahlavi meurt au Caire, isolé et abandonné par ses anciens alliés occidentaux. Il n’a que 60 ans. L’impératrice Farah se proclame régente en attendant la majorité de son fils.
Le 31 octobre 1980, jour de son 20e anniversaire, Reza Pahlavi se déclare « Reza Shah II », nouveau Shah d’Iran et successeur légitime de la dynastie Pahlavi. Une proclamation symbolique : il n’a ni territoire, ni armée, ni reconnaissance internationale. Mais il refuse d’abandonner.
« Comme des millions de jeunes Iraniens, j’ai été profondément troublé par tous les maux tombés sur ma patrie bien-aimée. »
— Reza Pahlavi
3. Une vie reconstruite en Amérique
Après avoir achevé sa formation de pilote de chasse dans l’US Air Force, Reza Pahlavi reprend des études. Il obtient en 1985 une licence (Bachelor of Science) en sciences politiques à l’Université de Californie du Sud (USC), par correspondance. Il parle couramment le persan, l’anglais et le français.
Pendant la guerre Iran-Irak (1980-1988), le prince en exil propose ses services comme pilote de chasse à l’armée de l’air iranienne pour défendre son pays. Le régime des mollahs refuse évidemment sa candidature.
Mariage et famille
Le 12 juin 1986, à Greenwich dans le Connecticut, Reza Pahlavi épouse Yasmine Etemad-Amini, une Irano-Américaine de 17 ans (il en a 25). Issue d’une famille aisée, Yasmine poursuivra des études de droit à l’Université George Washington et exercera pendant dix ans comme avocate spécialisée dans la défense des droits des enfants.
Le couple aura trois filles :
- Noor (née le 3 avril 1992)
- Iman (née le 12 septembre 1993)
- Farah (née le 17 janvier 2004)
💡 Rupture avec la tradition Contrairement à la tradition monarchique qui privilégie les héritiers mâles, Reza Pahlavi a déclaré que ses trois filles étaient, successivement, ses héritières légitimes. Une position féministe qui tranche avec l’image de la monarchie Pahlavi.
Depuis son mariage, Reza Pahlavi vit dans la banlieue de Washington D.C., d’où il mène son activité politique. Yasmine a cofondé en 1991 la Foundation for the Children of Iran, une ONG qui fournit des soins médicaux gratuits aux enfants iraniens défavorisés.
Auteur et conférencier
Au fil des décennies, Reza Pahlavi a publié trois ouvrages sur la situation en Iran :
- Gozashteh va Ayandeh (Passé et Avenir) – Kayhan Publishing, 2000
- Winds of Change: The Future of Democracy in Iran – Regnery, 2002
- IRAN : L’Heure du Choix – Éditions Denoël, 2009
Il parcourt le monde pour rencontrer des chefs d’État, des parlementaires, des think tanks et des groupes étudiants, plaidant pour une transition démocratique en Iran.
4. La tragédie familiale : deux suicides qui hantent les Pahlavi
L’exil n’a pas seulement privé les Pahlavi de leur trône. Il a détruit plusieurs membres de la famille, incapables de surmonter la perte de leur identité et de leur patrie.
Leila : la princesse brisée
Le 10 juin 2001, Leila Pahlavi, la plus jeune sœur de Reza, est retrouvée morte dans sa chambre d’hôtel à Londres. Elle avait 31 ans. L’autopsie révèle une overdose de barbituriques (plus de 270 comprimés de somnifères) mélangés à de la cocaïne. Leila souffrait d’anorexie et de dépression depuis des années.
« J’ai vécu presque toute ma vie à l’étranger, mais je suis restée aussi Iranienne que si je n’avais jamais quitté mon pays. »
— Leila Pahlavi, quelques mois avant sa mort
Ali-Reza : le prince mélancolique
Dix ans plus tard, le 4 janvier 2011, c’est au tour d’Ali-Reza Pahlavi, le frère cadet de Reza, de mettre fin à ses jours. À 44 ans, il se tire une balle dans la tête dans son appartement de Boston. Brillant intellectuel, diplômé de Princeton et Columbia, doctorant à Harvard en études iraniennes anciennes, Ali-Reza n’avait jamais surmonté la mort de sa sœur ni celle de son père.
La malédiction des Pahlavi
L’impératrice Farah Pahlavi, aujourd’hui âgée de 86 ans, a perdu son mari, son fils et sa fille cadette. Des proches évoquent une famille « habituée au luxe, au pouvoir, et qui a violemment et brutalement perdu cette vie ». L’historien Abbas Milani parle d’une « mélancolie embryonnaire » héritée du Shah lui-même, décrit comme une figure « hamlet-ienne », indécise et rongée par le chagrin.
Reza Pahlavi est aujourd’hui le seul fils survivant du Shah. Sa sœur Farahnaz, 62 ans, vit retirée et souffre également de dépression selon des proches. Contrairement à ses cadets, Reza a trouvé un ancrage : sa femme, ses filles, son combat politique. « Ces liens sont des connexions positives à la vie », analyse Abbas Milani. « Quand ces connexions manquent, une vie devient énormément fragile. »
5. 45 ans de combat politique depuis l’exil
Depuis 1980, Reza Pahlavi n’a jamais cessé de militer pour un changement de régime en Iran. Mais sa stratégie a évolué au fil des décennies.
De la restauration monarchique à la démocratie
Dans les premières années, le prince en exil rêvait de remonter sur le trône de son père. Mais face à l’hostilité de nombreux Iraniens envers la monarchie — y compris parmi les opposants au régime islamique —, il a progressivement modéré son discours.
Aujourd’hui, Reza Pahlavi affirme ne pas chercher nécessairement la restauration de la monarchie. Sa position officielle :
- Une transition pacifique vers un régime démocratique et laïc
- Un référendum populaire pour que les Iraniens choisissent leur système politique (monarchie constitutionnelle ou république)
- Le soutien aux forces armées et aux fonctionnaires qui rejoindraient le camp du peuple
- Un plan de transition de 100 jours pour installer un gouvernement provisoire
Sa philosophie « Mon objectif est le renversement du régime actuel, suivi d’un référendum dans lequel les Iraniens pourront librement déterminer leur futur système politique. »
Les mouvements de protestation : un soutien constant
À chaque vague de protestations en Iran, Reza Pahlavi se positionne comme porte-voix de l’opposition :
- 2009 — Mouvement vert : après la réélection contestée d’Ahmadinejad, des millions d’Iraniens descendent dans la rue. Reza Pahlavi appelle à l’unité.
- 2017-2018 : des manifestations économiques éclatent dans plus de 140 villes. Les slogans changent : « Réformiste, conservateur, le jeu est terminé ! »
- 2019 : les « protestations de novembre » contre la hausse des prix du carburant font des centaines de morts.
- 2022 — Mahsa Amini : après la mort d’une jeune femme arrêtée pour « voile mal porté », le mouvement « Femme, Vie, Liberté » secoue le pays pendant des mois.
- 2025-2026 : l’effondrement économique déclenche les plus grandes manifestations depuis 1979.
Une légitimité contestée
Le problème de Reza Pahlavi reste sa légitimité. Il n’a pas vécu en Iran depuis 47 ans. La jeune génération iranienne, née après la révolution, ne connaît la monarchie que par les récits de leurs grands-parents — souvent négatifs, évoquant la répression de la SAVAK.
De plus, l’opposition iranienne est profondément divisée. Les républicains laïcs refusent toute restauration monarchique. Les fédéralistes kurdes et baloutches réclament l’autonomie. Les réformateurs veulent changer le système de l’intérieur. Cette fragmentation empêche l’émergence d’une alternative crédible au régime.
6. La visite controversée en Israël
Le 17 avril 2023, Reza Pahlavi effectue une visite officielle en Israël qui fait l’effet d’une bombe. C’est la première fois qu’une personnalité iranienne de ce rang se rend publiquement dans l’État hébreu depuis la révolution de 1979.
Un programme chargé de symboles
Accompagné par la ministre israélienne du Renseignement Gila Gamliel, Reza Pahlavi :
- Participe à la cérémonie de Yom HaShoah (Journée de commémoration de la Shoah) au mémorial Yad Vashem
- Prie au Mur des Lamentations
- Rencontre le président Isaac Herzog et le Premier ministre Benjamin Netanyahu
- Rend visite à la famille Dee, endeuillée après un attentat terroriste
Fait notable : il ne visite pas la mosquée Al-Aqsa ni ne rencontre de dirigeants palestiniens.
⚠️ Réaction du régime iranien
Le général Hossein Kanaani Moghadam, haut responsable des Gardiens de la Révolution, déclare : « La visite de Pahlavi en Israël est le dernier clou dans son cercueil. » Le régime qualifie le prince de « traître » et d’« agent sioniste ».
Une opposition divisée
La visite provoque également des remous au sein de l’opposition iranienne elle-même. Plusieurs figures de l’opposition, y compris des prisonniers politiques détenus en Iran, qualifient Pahlavi de « traître » pour son rapprochement avec Netanyahu.
La controverse s’intensifie après la guerre de Douze Jours entre Israël et l’Iran en juin 2025. Alors que des frappes israéliennes et américaines visent des installations nucléaires iraniennes et font plus de 1 000 morts iraniens, Reza Pahlavi ne condamne pas l’attaque. Au contraire, il publie une vidéo affirmant que le régime islamique « a commencé sa chute ».
« Ma priorité est de libérer l’Iran, et je trouverai tous les moyens possibles, sans compromettre les intérêts nationaux, avec quiconque est prêt à nous aider, que ce soient les États-Unis, les Saoudiens, les Israéliens ou qui que ce soit. »
— Reza Pahlavi, 2017
Pour ses partisans, cette position est pragmatique : l’ennemi de mon ennemi est mon ami. Pour ses détracteurs, elle confirme qu’un éventuel retour de Pahlavi se ferait sous tutelle étrangère, comme le coup d’État de 1953 qui avait restauré son père grâce à la CIA et au MI6 britannique.
7. Janvier 2026 : l’heure de vérité ?
Les manifestations qui secouent l’Iran depuis le 28 décembre 2025 sont les plus importantes depuis la révolution de 1979. Parties du Grand Bazar de Téhéran en réaction à l’effondrement du rial (la monnaie iranienne a perdu 40% de sa valeur en un an), elles se sont rapidement étendues aux 31 provinces du pays.
L’appel de Pahlavi
Le 7 janvier 2026, Reza Pahlavi publie une vidéo appelant les Iraniens à manifester massivement à 20h00 les 8 et 9 janvier, que ce soit dans la rue ou depuis leurs fenêtres. L’appel est relayé par les chaînes satellitaires en persan comme Iran International.
Le résultat dépasse les attentes. À 20h00 précises, des clameurs « Mort au dictateur ! » et « Vive le Shah ! » retentissent dans tout Téhéran. Les images, captées via Starlink malgré le blackout internet imposé par le régime, font le tour du monde.
Bilan au 11 janvier 2026
- ~500 manifestants tués (selon HRANA)
- 109 membres des forces de sécurité tués (selon médias iraniens)
- +10 000 arrestations
- 185 villes touchées dans les 31 provinces
- Blackout internet total depuis le 8 janvier
Un retour en Iran ?
Le 9 janvier, Reza Pahlavi franchit un cap symbolique en déclarant qu’il se « prépare à retourner dans sa patrie » pour être aux côtés du peuple iranien « au moment de la victoire de notre révolution nationale ». Une annonce spectaculaire, mais dont la faisabilité reste douteuse tant que le régime tient.
De son côté, le président américain Donald Trump, tout en menaçant de frappes militaires si le régime tue des manifestants, se montre prudent sur Pahlavi. « Je ne suis pas sûr qu’il serait approprié de le rencontrer », déclare-t-il, suggérant qu’il attend de voir comment la crise évolue avant de soutenir un leader de l’opposition.
Peut-il vraiment incarner l’avenir de l’Iran ?
La question reste ouverte. Les slogans pro-monarchiques dans les manifestations sont réels, mais ils ne représentent qu’une partie des protestataires. Beaucoup scandent simplement « Mort au dictateur » sans forcément vouloir un retour des Pahlavi.
De plus, près de 50 ans d’exil ont creusé un fossé entre le prince et son peuple. Peut-on diriger un pays qu’on n’a pas foulé depuis l’adolescence ? Les Iraniens veulent-ils échanger une théocratie pour une monarchie imposée de l’extérieur avec le soutien d’Israël et des États-Unis ?
L’histoire de l’Iran est jalonnée de révolutions et de contre-révolutions. Celle de 2026 n’en est peut-être qu’à ses débuts. Et Reza Pahlavi, à 65 ans, joue peut-être sa dernière carte.
Héritier d’une dynastie controversée, figure de l’opposition en exil, allié d’Israël ou espoir d’un peuple opprimé ?
Reza Pahlavi reste une énigme. Seuls les Iraniens, s’ils obtiennent un jour le droit de choisir librement leur destin, pourront trancher.
8. FAQ : Tout savoir sur Reza Pahlavi
Qui est Reza Pahlavi ?
Reza Pahlavi est le fils aîné du Shah Mohammad Reza Pahlavi, dernier monarque d’Iran renversé en 1979. Né en 1960 à Téhéran, il vit en exil aux États-Unis depuis 1978 et se considère comme l’héritier légitime du trône iranien. Il milite pour un changement de régime démocratique en Iran.
Quel âge a Reza Pahlavi ?
Reza Pahlavi est né le 31 octobre 1960. Il a donc 65 ans en janvier 2026.
Où vit Reza Pahlavi aujourd’hui ?
Reza Pahlavi vit dans la région de Washington D.C., aux États-Unis, avec son épouse Yasmine et leurs trois filles. Il y réside depuis son mariage en 1986.
Reza Pahlavi veut-il restaurer la monarchie en Iran ?
Officiellement, Reza Pahlavi ne réclame pas la restauration automatique de la monarchie. Il prône un référendum populaire après la chute du régime islamique, dans lequel les Iraniens choisiraient librement entre monarchie constitutionnelle et république. Cependant, ses détracteurs estiment qu’il cherche bel et bien à remonter sur le trône.
Pourquoi Reza Pahlavi est-il controversé ?
Plusieurs raisons alimentent la controverse : 1) L’héritage de son père, un monarque autocrate dont la police secrète (SAVAK) torturait les opposants. 2) Sa visite en Israël en 2023 et son soutien implicite aux frappes israéliennes contre l’Iran en 2025. 3) Son éloignement de l’Iran depuis 47 ans, qui questionne sa légitimité à parler au nom du peuple iranien.
Qui sont les enfants de Reza Pahlavi ?
Reza Pahlavi a trois filles avec son épouse Yasmine : Noor (née en 1992), Iman (née en 1993) et Farah (née en 2004). Contrairement à la tradition monarchique, il a déclaré que ses filles étaient ses héritières légitimes.
Que sont devenus les frères et sœurs de Reza Pahlavi ?
Reza Pahlavi avait trois frères et sœurs de même père et mère : Farahnaz (née en 1963, toujours en vie), Ali-Reza (1966-2011, suicide) et Leila (1970-2001, suicide). Il a également une demi-sœur, Shahnaz (née en 1940), issue du premier mariage de son père.
L’impératrice Farah Pahlavi est-elle toujours en vie ?
Oui, l’impératrice Farah Pahlavi (née Farah Diba) est toujours en vie. Née le 14 octobre 1938, elle a 87 ans en 2026. Elle vit entre Paris et les États-Unis.
Quel est le rôle de Reza Pahlavi dans les manifestations de 2026 ?
Reza Pahlavi a appelé les Iraniens à manifester massivement les 8 et 9 janvier 2026 à 20h00. Son appel, relayé par les médias en persan, a été suivi par des milliers de personnes qui ont scandé des slogans anti-régime et pro-monarchie. Il a également annoncé se « préparer à retourner en Iran » pour le moment de la « victoire ».
Reza Pahlavi peut-il revenir au pouvoir en Iran ?
C’est très incertain. Bien que certains manifestants scandent « Vive le Shah », l’opposition iranienne est profondément divisée et beaucoup rejettent l’idée d’une restauration monarchique. De plus, son rapprochement avec Israël est perçu négativement par une partie de la population. Si le régime islamique venait à tomber, un référendum populaire déterminerait l’avenir politique du pays — et rien ne garantit que les Iraniens choisiraient la monarchie.
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